Un haut fonctionnaire israélien et sa femme ont volé des objets ayant appartenu à des victimes à Auschwitz

Motti Posloszny et sa femme, tous deux Israéliens, ont été arrêtés à l’aéroport de Cracovie en possession de divers objets ayant appartenu à des victimes de la destruction des juifs d’Europe par les nazis, au camp d’extermination d’AuschwitzBirkenau.

Le couple avait volé au musée du camp non moins de neuf objets – canifs, couteaux, cuillers et bouchons de bouteille en porcelaine – exposés comme témoignages du martyre de centaines de milliers de juifs en ce lieu qui est devenu, entre tous, le symbole de la tragédie du génocide commis par les nazis. Et aussi, hélas, un élément central de son exploitation éhontée par les sionistes contre les Palestiniens.

Motti Posloszny n’est pas n’importe qui, en Israël. C’est un fonctionnaire. Et même un fonctionnaire de haut rang à la municipalité de Herzilya, une banlieue chic de Tel Aviv où résident les élites israéliennes et les diplomates étrangers, qui est parfois aussi qualifiée de « Silicon Valley israélienne » car un certain nombre d’entreprises de haute technologie (guerrière en général) y ont leur siège.

Motti Posloszny y est le patron – ou plutôt était le patron, car il vient de démissionner –  des départements de l’environnement et du contrôle de gestion. Autrement dit, le plus important des départements de l’administration de la ville, précise le maire, cité par Haaretz.

Motti Posloszny est aussi fils d’un survivant de l’extermination des juifs d’Europe. Au maire de sa ville, en lui présentant sa démission, il a expliqué qu’il a fait « une erreur« .  Sans préciser, pour autant que l’on sache, si l’erreur réside dans le vol ou dans le fait de s’être fait prendre…

Une erreur en tous cas vis-à-vis de laquelle la Justice polonaise n’a pas fait preuve  d’une excessive sévérité : Posloszny et sa femme ont écopé d’une peine de deux ans de prison avec sursis et d’une amende, et ils sont rentrés aussitôt en Israël.

Un ancien néo-nazi suédois, qui en 2009 avait organisé le vol de la célèbre enseigne en fer forgé « Arbeit macht frei » qui surmontait l’entrée du camp avait eu moins de chance : il a été condamné à 2 ans et huit mois « ferme » aux termes d’un accord négocié avec le procureur. Deux de ses complices polonais avaient récolté respectivement des peines de 2 ans et de 2 ans et 4 mois de prison. La différence tient sans doute à la taille des objets dérobés ?

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