«Sumoud» : L’histoire d’une famille palestinienne dans les prisons israéliennes

La famille Abu Salah, y compris les 2 prisonniers (au mur) - Adriana Zega

« Sumoud » est un mot arabe qui peut être traduit par détermination mais, en Palestine, c’est plutôt un concept par lequel on accentue la capacité de persévérance et la force de la population. Les exemples de « sumoud » sont légion parmi les prisonniers ou anciens détenus et leurs familles, comme l’illustre l’histoire de la famille Abu Salah, dans la bande de Gaza.

La famille Abu Salah, y compris les 2 prisonniers (au mur) - Adriana Zega
La famille Abu Salah, y compris les 2 prisonniers (au mur) – Adriana Zega

Vieilli de quarante ans en quatre ans à peine

C’est avec une expression de surprise sur le visage que la petite silhouette trapue d’Um Fehmi[1] paraît dans l’embrasure de la porte de sa maison chaulée de blanc, sur le chemin de terre de Beit Hanoun, un village dans le nord de la bande de Gaza. « Ahleen ! » Traduit littéralement, cela signifie « deux bienvenues », une expression très souvent utilisée pour bien montrer à quel point un invité est le bienvenu. Trois chaises en plastiques attendent d’être occupées. Le motif orange ondulé sur les murs et la pile de fins matelas semblent montrer que la pièce d’accueil sert en même temps de chambre pour les enfants.

« Voilà déjà 25 ans que je suis mariée. J’ai treize enfants, dix garçons et trois filles, mais la première des filles est morte trois jours après sa naissance, Dieu garde son âme. » C’est ainsi qu’Um Fehmi entame la conversation. Devant moi se tient une femme de 44 ans, vêtue d’un jilbaab de velours beige avec des piqûres rouges qui constituent les motifs à fleurs de sa tenue. Son foulard rayé brun et noir scintille des motifs brillants qui y sont brodés et les sandales de plastic d’un rose vif qui prolongent sa tenue lui donnent un air pathétique. Mais ses yeux sont sombres et quelques peu enfoncés dans leurs orbites. Elle exprime la fatigue : « Ces quatre années écoulées, j’ai vieilli de quarante ans. »

Près d’elle est assis son mari de 48 ans, Assad, ou Abu Fehmi. Ses cheveux gris sont en partie couverts par une tarija blanche crochetée, alors que sa barbe repose sur une djellaba d’un blanc éclatant. Ses yeux rieurs pétillent et semblent chaque fois commander un large sourire sur ses lèvres.

En octobre 2011, après trois ans et demi de détention, Assad a été libéré d’une prison israélienne. Pas moins de 1027 prisonniers politiques palestiniens ont alors été échangés contre le soldat israélien Gilad Shalit qui était tenu prisonnier à Gaza depuis 2007. Ses deux fils, son frère et deux de ses neveux sont toujours en prison.

Une maison, un jardin, une famille

Abu Fehmi se jette à l’eau : « Nous étions une famille normale, nous ne faisions pas de politique, nous étions simplement des Palestiniens. Notre maison se trouvait dans la région frontalière, à environ 300 mètres des Juifs, à l’écart du reste du village. Mon frère et sa famille habitaient près de chez nous ; plus loin, il n’y avait personne dans un rayon d’un kilomètre. »

« Nous avions un simple maison, que nous avons construite de nos propres mains. Les oliviers et les amandiers, c’est ma femme et moi qui les avons planté au début de notre mariage, lorsque nous travaillions à notre avenir, en rêvant. Nous avons donné aux arbres les noms des enfants que nous n’allions pas tarder à avoir.

Je passais mes matinées au travail et, tôt dans l’après-midi, je rentrais à la maison. Nous cultivions des légumes dans le champ près de la maison et nous passions les soirées ensemble avec l’argila (la pipe à eau), en bavardant et dans la bonne humeur. Nous étions heureux de notre vie simple, de nos rêves simples.

Nos enfants avaient les mêmes rêves simples que nous. Je me rappelle que les enfants avaient établi ensemble une petite liste de souhaits. Je revenais justement de la banque où j’étais allé chercher mon salaire. Je craignais que tout mon salaire ne fût dépensé dans leurs désirs enfantins, mais ils demandaient de menues choses. Ils ne voulaient pas de jouets, pas de vélos ou de choses de ce genre ; non, ils demandaient un shekel (20 eurocents) pour acheter un morceau de chocolat et de nouvelles sandales pour remplacer les vieilles qui étaient usées.

Nos rêves simples allaient en même temps que notre vie, mais Israël en a détruit beaucoup. »

La prison pour toute la famille :
11 personnes arrêtées en deux heures

« 17 mars 2008. Ce jour, ainsi que celui de ma libération, sont gravés dans ma mémoire. » Assad rêvasse une seconde ou deux et respire profondément pour se plonger dans ses souvenirs. « Il faisait déjà nuit, certains des enfants étaient déjà partis dormir quand, brusquement, mon nom a retenir très fort dans la maison. « Assad Abu Salah ! » Une voix dans un haut-parleur m’ordonnait de sortir de la maison et de me rendre. J’avais peur. Je pensais aux histoires qui circulaient sur des gens qui disparaissaient dans le néant et dont on retrouvait parfois certains, plus tard, assassinés. Toutes ces disparitions et ces meurtres non élucidés. Je n’ai pas pensé tout de suite à l’armée sioniste. Angoissé, je suis sorti. Il n’y avait personne dans le jardin. Quelques secondes plus tard, j’ai vu que tous les 10 centimètres, sur le mur du jardin, était posé un canon de fusil. Et la même voix dans le haut-parleur. J’ai dû sortir par la porte, les bras en l’air. Cela grouillait de soldats, environ 200, ai-je estimé. Avec des chiens. ‘Appelle tes enfants ! Appelle ton frère ! Tout le monde doit sortir de la maison !’ Des chars arrivaient aussi, dans l’intervalle. Et on nous a menottés. »

Assad lève les yeux et dit doucement : « Ça a duré deux heures, toute l’opération, mais cela me prendrait plus de deux jours pour tout te raconter, tellement ces deux heures ont été longues. »

« Finalement, ils ont arrêté 11 membres de la famille : mes deux fils, moi-même, mon frère et ses sept fils. Nous avons été emmenés de nuit dans les chars, de l’autre côté de la frontière, après que la maison eut été mise sens dessus dessous et que tous les biens personnels eurent été détruits. Peu après, six neveux ont été libérés à nouveau, mais le reste d’entre nous est resté en détention, y compris notre fils Salah, qui avait à peine 17 ans. »

Les cris de mes fils torturés

Assad, libéré, parle à sa petite-fille de son père (Adriana Zega)
Assad, libéré, parle à sa petite-fille de son père (Adriana Zega)

« En 1970, j’ai rendu visite à mon père, à la prison de Nafha. C’était la première fois que je voyais l’intérieur d’une prison. La même prison a désormais gardé en ses murs trois générations déjà d’Abu Salah.

« Je n’ai vraiment cru les histoires de mon père à propos de sa détention que lorsque moi-même j’ai été emprisonné la première fois, en 1993. Pendant les interrogatoires, mes mains étaient menottées dans mon dos à l’aide d’une corde avec laquelle ils me suspendaient au plafond, tandis que j’avais les pieds qui pendouillaient à 5 centimètres du sol. Plus tard, j’ai été lié 10 jours durant à une sorte de chaise d’enfant penchée vers l’avant et qui est fixée au sol[2]. Une autre fois, j’ai été attaché à une simple chaise alors que l’homme qui m’interrogeait m’attrapait avec violence par les épaules et me secouait en tous sens pendant 10 à 20 secondes. Je le jure par Dieu, à ce moment, je sentais mon âme quitter mon corps et je pensais que je vivais ma propre mort. »

Assad a survécu, mais d’autres ont eu moins de chance : Abdel Samed Hreizat, 30 ans, est décédé en 1995 dans une prison israélienne suite à une commotion cérébrale après avoir été secoué en tous sens de la même façon par l’homme qui l’interrogeait.

« Les tortures que mon père a subies étaient encore plus atroces. On lui a arraché les ongles de ses doigts et il a été enchaîné dans un fût d’eau avec de la glace. Mon père est mort peu de temps après sa sortie de prison. Je pense que quelque chose s’est brisé en lui durant sa détention. Voilà la démocratie dont Israël est si fier.

« Leurs méthodes de torture étaient encore différentes en 2008, plus indirectes, avec moins de séquelles physiques décelables. J’ai perdu près de la moitié de mon poids de corps. Avant, je pesais entre 70 et 75 kg, mais ne pesais plus que 40 kg à peine à l’issue de mes deux premières années de prison. J’ai été affamé et éreinté physiquement : il n’y avait rien à manger et aucune possibilité de dormir. Les quinze premiers jours, j’ai dû me tenir debout sans interruption, sans fermer les yeux. Et, toutes les quatre heures, un nouveau type venait m’interroger, en me posant les mêmes questions. Ou ils me crachaient du jus de fruit dans le visage pendant que j’étais enchaîné. Je jure par Dieu que tout cela est vrai », crie-t-il, pris d’une agitation soudaine au souvenir des humiliations qu’il a dû endurer.

« Leurs questions se concentraient sur la résistance armée. Qui tirait des roquettes ? Qui !?! Ils font tout pour extorquer la moindre information des gens et c’est ainsi que certains, sous la torture ou le chantage, sont forcés de collaborer. Je présume que nous nous sommes tous retrouvés en prison suite aux ‘aveux’ faits par d’autres Palestiniens durant leurs interrogatoires. Jamais nous n’avons été impliqués dans les activités des groupes de résistance, mais c’est quand même pour cela que nous étions retenus en prison. »

Les yeux d’Assad deviennent plus ternes. Um Fehmi le regarde avec des yeux tristes pendant qu’elle essuie les larmes de ses joues, comme si elle sait déjà ce que son mari va dire. « Le plus grave, ç’a été les cris de mes fils. Je savais qu’ils étaient tout près, mais je ne pouvais les voir et, plus grave encore, je ne pouvais rien faire. C’étaient surtout les cris de Salah, qui avait à peine 17 ans, qui étaient les plus horribles. » Assad s’arrête un instant et semble ravaler sa douleur. « J’entends chaque fois leurs cris résonner à nouveau comme un écho dans ma tête. »

À la maison, sans chez soi, sans maison

« Cela a duré trois mois. Trois mois entiers avant de recevoir pour la première fois des nouvelles de la prison. Ç’a été une lettre. Jusqu’à ce jour, les communications sont extrêmement rares. Tous les quatre ou cinq mois, je reçois une lettre. La Croix-Rouge internationale ne travaille pas assez fort pour défendre nos droits. La Croix-Rouge ne peut plus se retrancher derrière la détention de Gilad Shalit et, pourtant, rien n’a changé. Les visites sont exclues, les entretiens téléphoniques ne fonctionnent pas et les lettres sont rares », raconte Um Fehmi tout agitée.

La petite Mona vient se promener dans la pièce, elle doit avoir environ quatre ans. Dans ses mains, elle tient fermement un album de photos. « Elle avait 40 jours quand son père, Fehmi, a été arrêté. Elle ne le connaît que par ces photos », dit sa grand-mère. « Récemment, je l’ai entendue qui parlait à la photo de Fehmi : ‘Je t’aime beaucoup, papa. Si tu m’aimais aussi, tu serais ici tout près de moi, mais tu restes toujours parti.’ J’ai essayé de lui expliquer que son papa était fou d’elle, mais qu’il ne peut pas s’en aller de là où il, car un soldat avec un fusil a caché la clef de la porte de papa. (Elle fait une pause) Quelques jours plus tard, elle a demandé à son grand-père qu’il lui dessine un fusil, de façon à pouvoir abattre le soldat et libérer ainsi son papa. »

Um Fehmi feuillette l’album de photos en compagnie de sa petite-fille. Ses fils et son mari posent ensemble devant l’appareil, depuis la prison. Elle pleure doucement en voyant la photo de Fehmi et de sa sœur Lin. La photo est jaunie et usée, elle date de 1989 et c’était un des rares biens d’Assad durant sa détention cette année-là. Il avait été alors emprisonné en détention administrative pendant six mois. La photo suivante est également jaunie et déchirée sur les bords : ce sont Fehmi et Salah, les deux fils qui sont toujours détenus. « Mes fils étaient en prison avant même d’avoir été arrêtés », rigole Assad, avec son rire juvénile et contagieux et ses yeux qui scintillent.

Um Fehmi poursuit l’entretien : « Je suis restée ici et je suis devenue tout d’un coup chef de famille, responsable de 13 personnes. Il y avait mes dix enfants, la femme de Fehmi et leur bébé Mona, et la mère malade d’Assad. Et nous n’avions pas d’argent. Depuis peu, Assad travaillait au ministère de l’Enseignement, où il gagnait 280 euros par mois. C’est vraiment peu, mais nous avons l’habitude de mener une existence simple. Après son arrestation, il n’y a plus rien eu, toutefois, nous sommes tombés absolument sans revenu. Il a fallu attendre six mois avant de toucher une indemnité. Ç’a été très dur.

« Par comble de malheur, notre maison a été détruite par l’armée israélienne. La mère d’Assad est morte peu de temps après. Dans son état de maladie, c’en a été beaucoup trop, pour elle.

« Pendant trois mois, nous avons vécu dans une école de l’UNWRA du fait que nous ne trouvions pas de maison, La peur et l’incertitude se multipliaient. Par la suite, il s’est avéré totalement exclu que nous reconstruisions notre maison : elle se trouvait à 300 mètres de la frontière, juste contre la zone que l’armée à proclamée zone interdite.

« Nous avons même peur de visiter l’endroit, à plus belle raison d’y vivre. La facture de l’occupation est trop lourde, surtout avec nos fils en prison. Je leur demande de rester forts, alors que je rêve du moment où je les reverrai et pourrai les serrer dans mes bras. Ma belle-mère est morte alors que ses fils et ses petits-fils étaient en prison. C’est ma plus grande crainte, que la même chose ne m’arrive. (Elle se tait un instant) mais qu’on-ils donc fait de nous ?

Dans un silence tendu, Um Fehmi regarde fixement devant elle. « Je remercie Dieu pour la force qu’Il me donne de cheminer à travers cela, mais je me sens souvent comme tout écartelée, comme si mon âme avait quitté mon corps. »

La déshumanisation du sioniste au fil des générations

« Pendant mon interrogatoire, ils m’ont menacé de la destruction de notre maison. « Nous allons détruire tous tes souvenirs et, de ta maison, il ne restera que du gravier. Nous pourrons t’en faire remettre un débris, si tu veux ? » Nous n’avions aucun contact avec la maison, même pas entre nous en prison, donc je ne savais absolument pas ce qu’il advenait d’eux.

« La destruction des maisons des prisonniers ou des anciens prisonniers est toutefois fréquente. En 1970, la maison de mes parents a été détruite après la libération de mon père. Notre maison à ma femme et moi a été détruite une première fois en 2001. Chaque coin de notre maison, de notre jardin était un endroit occupé par des souvenirs et empli de signification. » Il arrête un instant et s’écrie avec virulence : « Qu’en est-il de notre humanité ? Où sont nos droits de l’homme ? »

« Nous, les Palestiniens, n’avons pas de problèmes avec les Juifs », dit Assad, redevenu plus calme. « Nous avons toutefois un problème avec l’occupation juive de notre pays. En 1948, pendant la Nakba, la maison de mes grands-parents a été détruite et toute la famille s’est enfuie vers Gaza. Nous sommes des réfugiés de Dimra et, depuis 1948, nous avons déjà été chassés à trois reprises et par la violence de nos terres, et ce, par le sioniste ! Est-ce cela, de la démocratie ? »

« Pendant un an et demi, je n’ai eu absolument aucune nouvelle de mes fils. Il s’est avéré en fait que nous étions tous détenus dans des prisons différentes. J’ai vu mes fils la première fois dans la salle d’audience, menottés par les mains et par les pieds. Salah et moi nous sommes vus d’abord et nous avons voulu coûte que coûte nous approcher l’un de l’autre, mais une vingtaine de soldats nous en ont empêchés. Au tribunal même, on n’est accompagné que par un seul soldat et c’est à ce moment que nous avons pu nous toucher. Nous voulions nous embrasser et nous prendre dans les bras l’un de l’autre, mais nous étions toujours menottés. Par conséquent, il m’a donné de petites tapes et moi de même, tout simplement pour pouvoir nous sentir. J’ai mordu fermement dans sa chemise et lui dans la mienne. Nous volions chaque moment pour nous embrasser et pouvoir nous toucher. Un peu plus tard, Fehmi est entré et nous avons recommencé la même chose. Les juges nous ont ordonné de nous taire et de ne pas troubler l’ordre, mais j’ai vu comment l’une des juges, tout émue, essuyait les larmes de son visage. Ce moment était indescriptible, pouvoir enfin se voir après un an et demi d’isolement vis-à-vis de la famille.

« Peu de temps après, il a finalement été donné suite à notre requête de pouvoir être transférés dans la même cellule de prison. »

Un bonheur incomplet

« Le 18 octobre, j’ai été libéré, en compagnie de centaines d’autres prisonniers. Nous sommes arrivés à Rafah. Ce fut une journée intense, avec des larmes de joie, mais notre bonheur était incomplet. Nous avions été arrêtés à cinq et je revenais tout seul. Si j’avais pu choisir, je serais resté près de mes fils en prison », dit Assad avec une voix qui se brise pendant que les larmes inondent ses yeux.

« Saleh a été condamné à 15 ans d’emprisonnement. Fehmi attend encore un prononcé. Mon frère doit encore tirer 3 ans et demi et son fils, 12 ans. 

« Malgré tout cela, je sens une paix à l’intérieur de moi. Ma foie en Dieu, le fait de savoir que nous luttons pour une cause juste et l’amour que j’éprouve pour mes enfants me donnent de la force. Mais ma principale force, c’est ma femme, qui est particulièrement forte et patiente.

Um Fehmi lui adresse un regard plein d’amour et dit : « Je t’aime vraiment très fort », après quoi Assad marmonne timidement « Merci ! ». « Il est mon père, ma mère, mon frère, ma sœur, mon refuge », dit-elle et il l’approuve avec une sorte d’éclair dans les yeux et un large rire : « Nous avons un lien exceptionnellement solide. »


[1] Les parents sont traditionnellement nommés d’après leur fils premier né. Si Fehmi est le premier né, la mère sera appelée Um Fehmi (mère de F.) et le père Abu Fehmi (père de F.).
[2] D’après l’organisation palestinienne des droits de l’homme Addameer, cette forme de torture est connue sous le nom de « shabeh ». Elle provoque dès douleurs sous la moelle épinière, une perte de sensation dans les poignets et les jambes et des déchirures musculaires aux épaules et dans le dos.

Inge Neefs séjourne pour quatre mois dans la bande de Gaza où elle travaille à un livre sur Gaza qui paraîtra au printemps 2012 aux éditions EPO.
Une contribution financière pour le projet du livre (en néerlandais) serait particulièrement bienvenue sur le compte BE96 9730 4907 9105.

Traduction de l’article pour ce site : JM Flémal

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