Révélations du Jerusalem Post

Le quotidien israélien de droite « Jerusalem Post » vient d’avoir une révélation : «Selon le droit international, l’utilisation de phosphore blanc [dans des projectiles d’artillerie] est interdite à proximité de civils».

La révélation est même double :

  1. le droit international existe, le Jerusalem Post l’a rencontré (mais tout récemment seulement. Au moment de l’agression de l’armée israélienne contre la population civile de Gaza, cela va bientôt faire deux ans, ce n’était pas encore le cas). Espérons que le souvenir de cette rencontre ne s’estompe pas trop vite.
  2. il y a des limites à ce qu’on peut faire subir à la population civile. Là encore, c’est une conviction toute fraîchement acquise, dont on peut douter qu’elle durera jusqu’après le déclenchement de la prochaine agression israélienne  (on ne sait ni quand ni où, mais peu de gens doutent que cela arrivera).

Comment cela s’explique-t-il ?

C’est parce qu’Israël accuse l’organisation des « Brigades de Salah » d’avoir utilisé du phosphore blanc dans quatre obus de mortier ont été tirés le week-end dernier depuis la bande de Gaza et qui sont tombés sans faire ni victimes ni dégâts non loin de la ville d’Ashkelon. Ces tirs constituaient une riposte à des “assassinats ciblés” commis par Israël dans la bande de Gaza.

Du coup, Israël introduit une plainte auprès du Secrétaire Général de l’O.N.U., sans apparemment réaliser que les exécutions extra-judiciaires commises par ses services secrets et son armée sont également des crimes de guerre (qui s’ajoutent à ces centaines d’autres).

Le parlementaire palestinien Ismaïl al-Ashqar a qualifié les accusations israéliennes à propos de l’usage de phosphore blanc de “sans fondements et absurdes”. Et puisque l’O.N.U. va être saisie, il l’invite à poursuivre les criminels de guerre israéliens.

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