Netanyahou à Bruxelles le 11 décembre pour participer à un sommet de l’U.E.

Selon le site “The Times of Israel”, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sera à Bruxelles le 11 décembre prochain afin de participer à un sommet de l’Union Européenne «pour marquer les efforts renouvelés pour relancer les relations tendues entre Jérusalem et le bloc de pays européens 1)L’expression “bloc de pays européens” procède d’une forme d’humour involontaire, chacun pouvant constater jour après jour que “les 28” ne sont d’accord sur à peu près rien (sauf peut-être la complaisance envers Israël, pour des raisons différentes selon les pays), et que les principaux dirigeants moulinent à l’infini un discours sans prise sur le réel à base de “refondation”, de “rénovation”, de “redynamisation”, de “reconquête de l’opinion”, etc… ».

Ce sera la première fois en 22 ans qu’un chef d’État israélien participera à une réunion de l’Union européenne”, précise The Times of Israel, oubliant au passage que Netanyahou n’est pas chef d’État 2)c’est actuellement le Président Reuven Rivlin mais seulement chef de gouvernement (si d’ici le 11 décembre il n’est pas en prison).

Avant de venir à Bruxelles, Netanyahou fera escale à Paris pour y rencontrer Emmanuel Macron. Il aura certai­nement l’occasion de fournir quelques explications sur les raisons pour lesquelles son gouvernement a refusé l’accès au territoires sous contrôle d’Israël à des personnalités politiques françaises.

En juillet, lors d’une visite en Hongrie, Netanyahu avait critiqué l’Union européenne dans des termes inhabitu­el­lement acerbes 3)« L’Union européenne est la seule association de pays au monde qui conditionne ses relations avec Israël, qui produit de la technologie dans tous les domaines, à des condition politiques. La seule ! Personne ne fait ça ! », avait déclaré Netanyahou, dont les propos avaient accidentellement été retransmis durant quelques minutes aux journalistes présents dans une salle voisine. «C’est de la folie, vraiment de la folie», avait-t-il ajouté au sujet de l’insistance de l’Union européenne à conditionner certains accords avec Israël à l’avancement du (pseudo-) “processus de paix” (dont il a déjà pour sa part prononcé l’oraison funèbre, cette fiction dont il a usé et abusé pendant des années n’étant plus d’aucune utilité). Netanyahou avait notamment évoqué l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël, qui n’a pas été renouvelé depuis l’an 2000. Nul doute qu’il en reparle à Bruxelles le mois prochain. – NDLR , au sujet du traitement qu’ils réservent à Israël 4)À savoir notamment une complaisance à toute épreuve quant à la violation permanente par Israël de l’accord d’association, une passivité quasi-totale face aux destructions répétées par l’armée d’occupation d’infrastructures financées par l’U.E. au bénéfice de la population occupée, et des dizaines de millions d’Euros de subventions pour des projets parfois aussi abjects de «Law train» – NDLR . Il avait exhorté les dirigeants des 4 pays d’Europe centrale à faire usage de leur influence dans l’organisation pour faciliter l’amélioration des relations bilatérales. « Je pense que l’Europe doit décider si elle veut vivre et prospérer ou si elle veut flétrir et disparaître », a-t-il dit dans un entretien à huis-clos qui a été accidentellement retransmis à des journalistes à l’extérieur.

Du côté européen, en revanche, les dirigeants sont tout miel et tout sucre quand il s’agit de s’adresser à Israël.

Print Friendly, PDF & Email

References   [ + ]

1. L’expression “bloc de pays européens” procède d’une forme d’humour involontaire, chacun pouvant constater jour après jour que “les 28” ne sont d’accord sur à peu près rien (sauf peut-être la complaisance envers Israël, pour des raisons différentes selon les pays), et que les principaux dirigeants moulinent à l’infini un discours sans prise sur le réel à base de “refondation”, de “rénovation”, de “redynamisation”, de “reconquête de l’opinion”, etc…
2. c’est actuellement le Président Reuven Rivlin
3. « L’Union européenne est la seule association de pays au monde qui conditionne ses relations avec Israël, qui produit de la technologie dans tous les domaines, à des condition politiques. La seule ! Personne ne fait ça ! », avait déclaré Netanyahou, dont les propos avaient accidentellement été retransmis durant quelques minutes aux journalistes présents dans une salle voisine. «C’est de la folie, vraiment de la folie», avait-t-il ajouté au sujet de l’insistance de l’Union européenne à conditionner certains accords avec Israël à l’avancement du (pseudo-) “processus de paix” (dont il a déjà pour sa part prononcé l’oraison funèbre, cette fiction dont il a usé et abusé pendant des années n’étant plus d’aucune utilité). Netanyahou avait notamment évoqué l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël, qui n’a pas été renouvelé depuis l’an 2000. Nul doute qu’il en reparle à Bruxelles le mois prochain. – NDLR
4. À savoir notamment une complaisance à toute épreuve quant à la violation permanente par Israël de l’accord d’association, une passivité quasi-totale face aux destructions répétées par l’armée d’occupation d’infrastructures financées par l’U.E. au bénéfice de la population occupée, et des dizaines de millions d’Euros de subventions pour des projets parfois aussi abjects de «Law train» – NDLR