Multiplication des incidents sanglants aux checkpoints israéliens en Palestine

Les soldats de l’armée d’occupation en Cisjordanie ont la gâchette de plus en plus rapide depuis quelques temps. Jeudi soir, ceux d’entre eux qui gardaient un “checkpoint volant” sur la route 60 (qui va du nord au sud de la Cisjordanie, et où la circulation est en permanence assez dense), au nord de Al-Khailil (Hébron) ont ouvert le feu sur un conducteur, qui a reçu une balle dans la tête.

Il s’agirait d’un citoyen israélien de la minorité arabe, Jalal Al-Masri (28 ans), qui selon l’armée d’occupation n’aurait pas obtempéré aux ordre des soldats. Plusieurs hypothèses sont avancées : soit cet automobiliste n’avait pas vu le barrage, soit il a tenté de blesser les soldats en leur fonçant dessus.

Quelques heures auparavant, selon l’agence palestinienne Ma’an, le checkpoint de Ya’bad Mevo Dotan a été fermé, et selon des témoins le corps d’un Palestinien gisait au sol, tandis que des militaires israéliens faisaient état d’un échange de coups de feu. Il s’agirait de Salem Omar As-Samudi, de Yamoun (région de Jénine).

Au cours des trois dernières semaines, trois autres Palestiniens ont été abattus à des checkpoints israéliens. Le 8 janvier, un autre habitant du village de Yamoun a été abattu au checkpoint de Hamra, à l’est de Naplouse. Il aurait bondi hors d’un taxi à l’approche du barrage, en brandissant « un object suspect« . Abattu sur place.

Le 1er janvier, au même checkpoint, un homme de 21 ans, Ahmad Maslamani, avait été tué pour s’être approché du barrage et des militaires armés jusqu’aux dents en portant – selon les versions contradictoire de l’armée – soit une bouteille soit une canette de Coca-Cola. A coup sûr une arme de destruction massive. Son corps a été criblé de balles. Comme dans le cas de Mohalled Dragma, l’armée d’occupation assure avec son cynisme coutumier que « la procédure a été respectée« .

La banalité de l’occupation israélienne…

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