Le probable futur conseiller à la sécurité israélien envisage deux possibilités pour les enfants palestiniens : morts ou en prison

TAV01:ISRAEL-GENERAL:TEL AVIV,10NOV98 - FILE PHOTO MAR98 - Israeli Major-General Yaacov Amidror, touched off a controversy over his panning of peace songs in the military. Amidror, the first Orthodox Jew to serve on the General Staff, took the stage at a military seminary last month on the 1973 Middle East war to blast the performance of two songs of peace by the Education Corps singing group. He suggested that such songs raised false hopes and had no place in the military. hl/Photo by Havakuk LevisonREUTERS

Les indices s’accumulent sans cesse de la conception que se font de leur mission les militaires israéliens de haut rang, et par conséquent de l’esprit dans lequel se fait la formation des conscrits de l’armée de l’ex- « seule démocratie du Moyen-Orient » (on ne rit pas !).

TAV01:ISRAEL-GENERAL:TEL AVIV,10NOV98 - FILE PHOTO MAR98 - Israeli Major-General Yaacov Amidror, touched off a controversy over his panning of peace songs in the military. Amidror, the first Orthodox Jew to serve on the General Staff, took the stage at a military seminary last month on the 1973 Middle East war to blast the performance of two songs of peace by the Education Corps singing group. He suggested that such songs raised false hopes and had no place in the military.  hl/Photo by Havakuk LevisonREUTERS

Ainsi, Haaretz rapporte que, lors d’une conférence, le Major Général Yaakov Amidror – qui n’est pas n’importe qui, vu qu’il est le favori en vue de la nomination d’un nouveau « conseiller à la sécurité nationale » – a déclaré que « les soldats israéliens doivent tuer toute personne qui les gêne dans l’accomplissement de leur mission« . A la question « même un enfant de 5 ans ? » (on se demande pourquoi son interlocuteur a pris un tel exemple, non ?), Amidror a fait une conces­sion : « il devrait être en prison« , a-t-il répondu.

Amidror pense aussi que « les soldats [israéliens] qui refusent d’attaquer doivent être abattus« .  D’une balle dans la tête, précisera-t-il.

Néanmoins, il faut lui reconnaître le mérite d’être clair, puisqu’il a aussi ajouté que « l’armée est une organisation conçue pour tuer. C’est toute une organisation qui dit aux gens « Vous allez tuer et être tués » ».

A un journaliste qui lui demandait quelle appréciation il porte sur les ordres qui – paraît-il – avaient été donnés aux troupes israéliennes durant la première invasion du Liban de « combattre avec prudence« , Amidror a répondu que ces ordres lui paraissent « totalement illégaux » : « ce qu’il faut leur dire, c’est de tuer le plus possible des salauds d’en face, et de gagner. Point« .

Amidror critique aussi l’existence d’un « code d’éthique » de l’armée israélienne (dont l’auteur trouve justifiée « dans certains cas » l’utilisation de « boucliers humains » civils par les troupes d’invasion israéliennes) : « Je dis que cela doit rester non-écrit, il ne doit rien y avoir d’écrit, et alors cela devient technique« .

Ce type a tout l’air d’être une réincarnation de Pétain (celui de 1917, qui fut considéré comme un héros national en France après avoir fait fusiller des centaines de « poilus » après des parodies de procès). Ou alors un fils naturel de John Wayne et de Charlton Heston ?

 

Print Friendly, PDF & Email