Le petit-fils de Mandela  : «Nous avons le devoir moral de soutenir BDS.»

Hier, à Londres, le député sud-africain et petit-fils de Nelson Mandela, Nkosi Zwelivelile Mandela, s’est adressé à la foule venue en masse à Palestine Expo en déclarant : « Nous avons le devoir moral de soutenir BDS et la lutte palestinienne. »

Légende photo : Londres, Royaume-Uni, 6 juillet 2019. Le député sud-africain Nkosi Zwelivelile Mandela s’adresse à la foule lors de Palestine Expo 2019. (Photo : Middle East Monitor)

Organisée par l’ONG britannique Friends of Al-Aqsa (FOA – Les Amis d’al-Aqsa) au célèbre Olympia Exhibition Centre à Londres, Palestine Expo a été qualifiée de « plus important événement palestinien en Europe ».

Dans son discours, Mandela a également parlé des efforts du groupe anti-palestinien UK Lawyers for Israel (UKLFI – Avocats du Royaume-Uni pour Israël) en vue de tenter d’annuler Palestine Expo, et a qualifié l’association de « défenseurs d’un crime contre l’humanité ».

La semaine dernière, une déclaration émanant de Nkosi Zwelivelile Mandela et de la Royal House of Mandela disait :

« Nous souhaitons exprimer notre indignation et notre dégoût suite à la tactique d’intimidation utilisée par l’UKLFI. Nous leur disons, à eux et à tous ceux qui cherchent à nous refuser nos droits humains fondamentaux, telle la liberté d’expression : Retirez vos mains de BDS, retirez vos mains de Palestine Expo ! »

Le texte suivant est le discours prononcé par Nkosi Zwelivelile Mandela lors de la conférence de Palestine Expo, le 6 juillet 2019 :

Puissent la paix et les bénédictions de Dieu tout-puissant être avec vous tous.

C’est avec un grand plaisir que je me retrouve parmi vous à Palestine Expo. Pour commencer, permettez-moi d’applaudir Friends of Al Aqsa pour cette réalisation surprenante, et ce, malgré d’énormes pressions ; cette accolade, ils la partagent avec toutes les organisations, institutions et individus qui ont eu le courage de leurs convictions pour s’associer à une cause que mon grand-père, le président Nelson Rolihlahla Mandela, décrivait comme « la plus grande question morale de notre époque » – la lutte pour la Palestine. Ce matin, j’aimerais réfléchir à cette question et la situer dans le contexte de l’exposition et celui plus large de la lutte actuelle pour la liberté d’expression dans le monde.  

Avant de le faire, permettez-moi de vous dire que c’est toujours une circonstance spéciale pour moi de me trouver à Londres afin de participer à des événements révolutionnaires tels que celui-ci, puisque je chéris nombre de beaux souvenirs que ma mère Nolusapho Mandela-Perry avait partagés dans sa jeunesse à Londres en participant à des manifestations de masse contre l’apartheid, à Trafalgar Square, au milieu des années 1980. Il est donc particulièrement réconfortant d’être parmi vous aujourd’hui pour hisser bien haut le drapeau palestinien au cours des deux journées à venir et bien au-delà encore.

Camarades et amis : Cet événement est une réussite étonnante et j’espère que nous dépasserons les 15 000 entrées enregistrées lors de la toute première Palestine Expo en 2017. Ce qui est remarquable à propos de cet événement, c’est qu’il ne s’agit pas uniquement d’un rassemblement politique ou d’une manifestation de masse. Dans notre propre combat pour la liberté, nous avons retenu une leçon : la lutte doit être menée sur des fronts multiples comme la culture, le monde académique, le commerce, la politique, la diplomatie, le sport, la communication mais, par-dessus tout, c’est une bataille des cœurs et une bataille de la perception. Cette approche aux aspects multiples nous a armés non seulement d’une plus grande diversité d’outils, mais elle nous a également donné la possibilité d’attirer un plus large public ou base de soutien susceptible de constituer la base d’une lutte populaire.

Palestine Expo doit être félicitée pour avoir créé une expérience unique qui met fièrement en valeur l’art, l’histoire et la culture de la Palestine, tout en favorisant la discussion et l’activisme au Royaume-Uni. Permettez-moi de dire brièvement pourquoi il s’agit d’un front si important dans la lutte pour une Palestine libre. Nous avons disposé d’une expérience de première main puisqu’une organisation se donnant le nom de UK Lawyers for Israel (UKLFI) a consacré tous ses efforts à noircir cet événement ou à minimiser le soutien au mouvement BDS. Permettez-moi de dire bien haut et clair pour que tout le monde l’entende : En second, tout de suite après le mouvement interne de protestation populaire mené face à tous leurs ennemis par les braves et courageux enfants, femmes et hommes de la Palestine occupée, BDS est l’épine la plus douloureuse dans le flanc de l’Israël de l’apartheid.

Ils ne peuvent pas digérer son appel et son succès populaire mondial et ils mettront tout leur pouvoir, toute leur puissance en œuvre pour bloquer, entraver ou saboter tout événement faisant la promotion des principes défendus par BDS. J’ai des nouvelles, pour eux. Vous ne pourrez rien faire pour arrêter le tsunami de l’histoire ; vous pouvez semer la frustration, pratiquer l’obstruction ou l’occultation mais, à la fin, la justice prévaudra. Dans les années 1970, 1980 et au début des années 1990, nous aussi, nous nous sommes engagés dans l’action politique pour la lutte de libération en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud de l’apartheid et ses alliés impérialistes eux aussi ont sous-estimé le pouvoir du peuple mais, aujourd’hui, nous nous tenons devant vous, libres de plusieurs siècles de colonisation et libres de nombreuses décennies de brutalité et de discrimination issues de l’apartheid. Aujourd’hui l’Afrique du Sud, demain la Palestine ! Ce rassemblement, ici même, nous rappelle notre rendez-vous avec l’histoire.

Mes frères et mes sœurs, Palestine Expo nous rappelle la réalité d’une nation qui, aujourd’hui, a derrière elle 71 années de résistance à la Nakba. Elle nous rappelle les maisons, les fermes et les villages qui jadis constituaient les foyers d’une communauté bien vivante, avec une histoire, une culture, une langue et une cuisine fières, d’une communauté qui a été dépouillée et occupée via une violation des plus grossières des lois internationales. Sept décennies d’une épuration ethnique et d’un génocide perpétrés au nom du mythe d’une terre sans peuple pour un peuple sans terre.

Palestine Expo hausse le niveau de connaissance et de conscience en combinant le recours à des formes traditionnelles d’éducation et des technologies de pointe afin d’affûter la conscience à propos de la Palestine. L’exposition rassemble les gens afin de célébrer la Palestine comme jamais encore auparavant. Elle maintient en vie la promesse et le rêve qu’un jour nous ferons la fête dans une Palestine libre ; qu’un jour nous ferons la fête dans une Jérusalem libre, Jérusalem, qui est la capitale éternelle de l’Etat palestinien.

Camarades et amis, on me demande souvent ce qui nous importe tant à nous, Sud-Africains, dans cette lutte palestinienne, à propos de laquelle Madiba 1)le nom de clan tribal de Nelson Mandela, NdT avait déclaré, lors de sa visite à Gaza en 1995, que « notre lutte sera toujours incomplète tant que le peuple palestinien n’aura pas conquis sa liberté ». Qu’est-ce que cela signifie ? Au cours des heures les plus sombres de notre lutte, quand nos dirigeants étaient incarcérés à Robben Island et dans d’autres prisons de l’Afrique du Sud de l’apartheid, quand nos cadres étaient poussés à l’exil et que notre rébellion interne se faisait écraser, c’étaient les images du brave et courageux jeune peuple de la Palestine, armé uniquement de pierres et de ses mains nues, qui nous inspiraient.

Alors qu’eux-mêmes étaient sous état de siège et subissaient des agressions, ce fut la direction de la lutte palestinienne qui fournit un toit, des entraînements et un soutien financier à notre lutte. Notre liberté est étroitement liée à celle du peuple palestinien parce que nous avons forgé notre relation mutuelle au plus chaud de la lutte et qu’eux ont été les avocats les plus fervents de notre liberté lors de chaque événement mondial au cours duquel ils ont hissé le drapeau de notre juste combat en même temps que celui de la lutte du peuple palestinien.

Une autre réalité se joue aujourd’hui qui lie nos luttes mutuelles par un cordon ombilical. Cette réalité est l’impérialisme ou le néo-impérialisme que l’on propose comme le Deal du siècle. Sans la moindre hésitation, je l’appelle par son vrai nom : le Canular du siècle. J’y reviendrai dans un instant mais, tout d’abord, permettez-moi de vous rappeler ce que Malcolm X avait dit voici un peu plus d’un demi-siècle dans un article intitulé « La logique sioniste » et publié dans The Egyptian Gazette le 17 septembre 1964, quelques mois à peine avant d’être assassiné. Dans cet article, Malcolm X faisait remarquer les parallèles entre la soumission des Palestiniens et celle des Africains. Il mettait en épingle la valeur stratégique d’Israël pour l’impérialisme mondial et il disait : « Les impérialistes européens qui ne cessent de comploter ont intelligemment placé Israël là où il pouvait diviser géographiquement le monde arabe, l’infiltrer et semer les graines de la dissension parmi les dirigeants africains tout en divisant les Africains et les Asiatiques. »

Vers la fin de l’article, il dit… Je cite : « Les sionistes israéliens sont convaincus d’avoir camouflé avec succès leur colonialisme d’un nouveau genre. Leur colonialisme semble plus ‘bienveillant’, plus ‘philanthropique’, c’est un système par lequel ils gouvernent tout simplement en amenant leurs victimes potentielles à accepter leurs offres d’‘aide’ économique et autres cadeaux tentants… » Malcolm X faisait allusion aux nations africaines nouvellement indépendantes, dont les économies connaissaient de grandes difficultés et qu’Israël manipulait afin de chercher une légitimité.

Ainsi donc, quand le « dirigeant du monde libre » s’amène par ici pour proposer des poignées de main en or apporter des cadeaux sous forme de « cartes Trump » que les nations arabes doivent payer pour en bénéficier, nous reconnaissons ce genre de comportement et sentons l’odeur du rat. Appelez cela comme vous voulez, mais le Deal du siècle n’en est pas un et ne vise qu’à consolider l’Israël de l’apartheid, à légitimer ses colonies illégales et à court-circuiter pour toujours le droit au retour de six millions de Palestiniens vivant en exil. Ce Canular du siècle a servi finalement à unir la voix du peuple palestinien contre lui, mais il nous faut être prudents vis-à-vis des astuces de l’impérialisme.

Le petit-fils de Mandela : un « modèle » sud-africain pour les Palestiniens

Mes frères et sœurs, nous sommes très clairs quant à la raison pour laquelle nous appelons cela le Canular du siècle. Il y a en effet ceux qui disent que nous devrions attendre et voir au moins le genre de deal qu’on met sur la table. La réalité nous regarde en face : Trump n’est pas un ami du peuple palestinien et il n’agira jamais au mieux de nos intérêts. Il n’est même pas un ami de l’Amérique et il n’agit pas non plus au mieux des intérêts de cette dernière. Depuis sa venue au pouvoir, il a pratiqué des coupes sombres dans l’aide au développement destinée aux réfugiés palestiniens et il a littéralement coupé le pipeline qui fournissait de l’espoir et des soins médicaux hautement nécessaires aux enfants, dont certains n’ont même pas deux ans. Il a défié les lois internationales et traité avec mépris les récriminations internationales contre l’annonce de son intention d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

Historiquement, les Etats-Unis ont prouvé qu’ils n’étaient pas un porteur de paix loyal et honnête, que ce soit en Palestine ou partout ailleurs. Par conséquent, ils n’agiront jamais contre les transgressions israéliennes. Cela équivaudrait à agir contre eux-mêmes. Pas plus que les Etats-Unis n’admettront jamais le point de vue disant que la cause du conflit remonte à 1948 avec la création d’Israël (plutôt que le point de vue d’Israël considérant 1967 comme la date cruciale et le retour des territoires occupés comme le point central des négociations de paix) et que le conflit a été un combat pour ramener chez eux les réfugiés dans un Etat palestinien.

A ceux qui vendent le Canular du siècle, il faudrait dire en termes non équivoques que la liberté du peuple palestinien n’est pas à vendre. Au cours de plusieurs décennies de lutte, les Palestiniens ont rejeté toute tentative en ce sens et ils ont persisté en affichant la position morale juste selon laquelle ils étaient les victimes d’un processus qu’ils n’avaient ni élaboré ni approuvé et qu’ils n’approuveraient d’ailleurs jamais. Même la bonne foi témoignée par les Palestiniens dans le processus de paix a été trahie par de continuelles saisies de terre, l’expansion permanente des colonies illégales et le rejet obstiné du droit au retour pour tous les réfugiés.

Camarades et amis, les Sud-Africains ont réclamé sans honte le droit à l’autodétermination et ont mis à genoux l’Etat d’apartheid et sa violence. Les Palestiniens ont gagné le droit à l’autodétermination conformément aux lois internationales et aux innombrables résolutions des Nations unies. C’est un droit que personne ne peut nous contester et j’ose dire que personne n’a le droit de refuser aux Palestiniens le droit à l’autodétermination.

L’histoire de l’Afrique du Sud depuis 1652 est une histoire de colonisation et de dépossession systématique. Le SA Natives Land Act (Loi sud-africaine sur la terre des autochtones) de 1913 a transformé du jour au lendemain les noirs en étrangers sur les terres où ils étaient nés et les ont forcés à s’installer sur 7 pour 100 seulement des terres. Cette superficie a été portée à 13 pour 100 en 1936. Des familles et des communautés traditionnelles entières ont été dépossédées de leurs foyers, fermes et terres. Leurs récoltes, bétail et biens ont été décimés, à moins qu’on ne les ait forcés à embarquer tout ce qu’ils pouvaient dans des wagons à bestiaux et à prendre le chemin des réserves qu’on leur avait accordées en guise de patrie.

On a créé des bantoustans afin d’y installer la majorité des noirs des centres urbains d’Afrique du Sud et, à la fin de l’apartheid, il y avait 10 bantoustans, 14 législatures, 151 départements et 650 000 agents de l’État, mais le tout ne disposait pas de la moindre légitimité. Dans le deal du siècle, nous reconnaissons exactement le même canular. Nous ne sommes pas tombés dans ce panneau sous l’Afrique du Sud de l’apartheid et les Palestiniens sont bien trop intelligents pour tomber dans le panneau de l’épuration ethnique, de la ségrégation et du développement séparé imposé par l’apartheid israélien. Nous nous sommes attelés à la réforme agraire et au processus de restitution depuis l’aube de la démocratie en 1994. Telle est la réalité que nous connaissons en tant que Sud-Africains.

Palestine Expo joue un rôle significatif dans la conscientisation accrue des réalités de la vie en Palestine occupée. L’événement fournit un précieux regard sur la culture et le discours politique palestiniens et il met sur pied une plate-forme au sein de laquelle des gens partageant les mêmes idées peuvent également partager une plate-forme commune afin de réfléchir sur la poursuite de l’occupation et sur l’expansion agressive des colonies illégales, sur la situation dramatique des six millions de réfugiés de la diaspora palestinienne, sur les milliers de prisonniers politiques – dont des femmes et des enfants – croupissant dans les geôles israéliennes de l’apartheid, sur la tentative impérialiste d’annexer Al-Quds, la capitale de toujours, et sur l’humiliation et l’indignité quotidiennes infligées aux Palestiniens aux carrefours frontaliers et aux check-points.

L’occupation est réelle et le monde doit connaître la nature de l’Etat israélien de l’apartheid. Dans un récent article publié dans Independent Newspapers, Azad Essa, d’Al Jazeeera, écrivait :

Israël dispose d’une cinquantaine de lois officialisant la discrimination à l’égard des musulmans et chrétiens palestiniens. Le pays se définit lui-même comme un « Etat du peuple juif », mais se vante d’être une démocratie. Depuis la création de l’Etat en 1948 jusqu’en 1966, les citoyens palestiniens d’Israël ont vécu sous une domination militaire très musclée ; ils étaient traités comme des ennemis de l’Etat, étaient soumis à des couvre-feux et n’avaient pas le droit de quitter leurs villes. Aujourd’hui, les Palestiniens subissent des discriminations en termes d’éducation, de soins de santé et de services juridiques. Par exemple, depuis 1948, quelque 600 nouvelles villes pour juifs ont été construites alors que pas une seule nouvelle ville palestinienne n’a été reconnue ou ne s’est développée. Les Palestiniens se voient refuser des permis de bâtir.   

Au cours des deux prochaines journées de Palestine Expo, nous entendrons des témoignages de première main de certains des plus brillants esprits, érudits et activistes qui ont dédié leur vie à la cause de la lutte palestinienne. Ils discuteront de sujets relatifs à la lutte pour la Palestine, dont « Un Etat : l’avenir », « La décolonisation de la Palestine », « Un changement pour la Palestine : une perspective internationale » et « Législation nationale : l’Etat israélien d’apartheid ».

L’une des réalisations les plus significatives de Palestine Expo est que l’événement nous a tous rassemblés, nous, des gens de contextes différents, pour participer à une expérience unique et en profiter. Lors de ma dernière visite à Londres, il y a quelques mois, j’avais lancé un appel clair à l’unité : l’unité dans l’action, l’unité dans la mobilisation, l’unité face à un agenda impérialiste sioniste qui ne veut s’arrêter en aucun cas avant le contrôle total de la Palestine occupée. Les voix qui ont semé la crainte et ont tenté d’empêcher Palestine Expo de fournir la moindre plate-forme à BDS font monter les enchères en faveur de l’Israël de l’apartheid, lequel a libéré d’énormes montants pour contrer le travail de BDS dans le moindre événement possible. Nous leur disons en termes non équivoques qu’ils ne réduiront pas nos voix au silence.  

Nous avons le devoir moral de soutenir et BDS, et la lutte palestinienne. Nous disons à UKLFI qu’ils défendent un crime contre l’humanité, un crime contre le peuple palestinien. Dans un récent article, 240 intellectuels israéliens et juifs écrivaient que « les trois principaux buts de BDS – mettre un terme à l’occupation, l’égalité totale pour les citoyens arabes d’Israël et le droit au retour des réfugiés palestiniens – sont en accord parfait avec les lois internationales ». Nous n’avons nullement besoin de cette affirmation mais nous la citons simplement pour démontrer la myopie et le désespoir des UKLFI et autres qui tentent de faire monter les enchères en faveur de l’apartheid israélien. Nous continuerons à nous exprimer contre ceux qui tentent de limiter ou de criminaliser notre droit à la libre expression.

Au nom de la Royal House of Mandela, nous souhaitons aux organisateurs de cette Palestine Expo tout le succès dans chaque aspect de cet événement. A BDS et au peuple palestinien, nous disons que nous sommes moralement tenus d’être avec vous en tant que camarades dans la lutte pour la justice, la liberté et la paix.  

En conclusion, je vous rappelle les paroles historiques de mon grand-père lors de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, en décembre 1997. Je cite : « La tentation dans notre situation est de parler en termes voilés d’un problème tel que le droit du peuple palestinien à avoir un Etat bien à lui. Nous pourrions facilement être tentés de croire que réconciliation et équité signifient parité entre justice et injustice. Après avoir obtenu notre liberté, nous pouvons tomber dans le piège de nous laver les mains des difficultés auxquelles les autres sont confrontés. Mais nous serions moins qu’humains si nous agissions de la sorte. Il convient à tous les Sud-Africains, eux-mêmes bénéficiaires jadis d’un généreux soutien international, de se lever et de figurer au nombre des gens qui contribuent activement à la cause de la liberté et de la justice. »

A tous ceux qui se sont levés pour faire partie du nombre et qui sont présents à Palestine Expo et le soutiennent, nous disons : Bien vu ! Puisse cet événement croître sans cesse en vigueur jusqu’au moment où notre mission sera accomplie et que nous pourrons l’accueillir dans une Palestine libre !!!

Je vous remercie.


Publié le 7/7/2019 sur MEMO Middle East Monitor
Traduction : Jean-Marie Flémal

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References   [ + ]

1. le nom de clan tribal de Nelson Mandela, NdT