La réponse de l’A.P. aux fuites de documents : une enquête policière

Que fait l’Autorité Palestinienne après la fuite de documents qui – même si d’aucuns sont d’avis qu’ils ne contiennent rien de tellement nouveau (voir l’avis d’Alain Gresh sur la question) l’embarrassent manifestement quand même beaucoup ?

A-t-elle entrepris quelque démarche politique pour tenter de regagner ou de préserver le peu de confiance de la population palestinienne dont elle pouvait se prévaloir avant ces révélations ?

Sa première réaction, en tous cas, est de nature policière : une enquête pour savoir d’où viennent les fuites. Des coupables, il leur faut des coupables. Entendez : d’autres coupables qu’eux même. En Palestine aussi, quand le doigt montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

Saeb Erekat a donc déclaré jeudi, selon l’agence Associated Press, qu’il a demandé aux États-Unis, à la France et à la Grande-Bretagne de l’aider à trouver un bouc émissaire (évidemment, il ne l’a pas dit de cette manière, vous l’avez compris : il demande à chacun de ces pays d’interroger un de ses ressortissants, qu’il suspecte d’avoir joué un rôle dans l’affaire, tout en se gardant de porter des accusations précises).

Le premier est un citoyen américain, Clayton Swisher, qui travaille actuellement comme reporter pour Al-Jazira, mais qui fut garde du corps au service du Département d’État sous l’administration [Bill] Clinton.

Le second est un Britannique, Alastair Crooke*, qui fut un agent important du service secret britannique MI6, et aussi conseiller du Haut Représentant européen pour les Affaires Étrangères et la Politique de sécurité, et qui serait aussi… proche du Hamas (on se doute que l’entourage de Javier Solana, de Miguel Angel Moratinos, de Catherine Ashton, et de tous les autres pontes européens est essentiellement composé de partisans acharnés du Hamas. Il suffit de voir quelle est leur ligne politique pour s’en convaincre).

Quant au troisième, de nationalité française, son nom n’est pas cité. Faisons des hypothèses : Bernard Kouchner (sa femme est journaliste, c’est suspect) ?  Bertrand Delanoë (en fait il voulait créer une « esplanade Khaled Méchaal » à Paris mais il n’a pas osé et l’a donc baptisée du nom de Ben Gourion pour écarter les soupçons) ? Arno Klarsfeld (proche de Sarkozy et ayant servi dans la police des frontières israélienne, il a pu mesurer l’ampleur de la compromission de certains dirigeants palestiniens) ?

Quel suspense !

L.D.            


* Crook, en anglais, veut dire « escroc ».

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