Israël refuse de payer les soins d’une américano-israélienne victime de la brutalité de sa police

La police israélienne des frontières, bien connue pour sa violence, avait lancé une grenade en plein visage d’Emily Henochowicz, jeune américaine étudiante à Jérusalem qui protestait contre le raid meurtrier de la Flotille de la Liberté, au checkpoint de Kalandia, le 31 mai dernier. Celle-ci a perdu un œil, et le gouvernement israélien refuse de payer la note de frais de l’hôpital où elle a été prise en charge.emily_oeil_perdu_manif_Israel

Un reporter du journal israélien Haaretz qui a assisté à la scène le 31 mai, lors de cette manifestation de protestation contre l’assassinat de passagers du Marmara, témoigne de la violence de la police israélienne.

La jeune femme, qui a la double nationalité, américaine et israélienne, étudiait à l’académie des arts de Bezalel, à Jérusalem. Elle a été transportée à l’hôpital Hadassah de Jérusalem.

Quand son père est arrivé des États-Unis, on lui a réclamé un montant de 14.000 shekels (±3.000 euros) pour la prise en charge hospitalière. Sur le conseil de son avocat Michael Sfard, il a demandé au ministre de la défense israélien d’assumer ces frais, ce qui lui a été refusé, rapporte Haaretz.

C’est le même gouvernement israélien qui vient d’annoncer réclamer la “restitution ou indemnisation des biens des juifs dans huit pays arabes”.

Une structure a été mise en place en Israël pour intenter des actions en justice dans de nombreux pays arabes dont l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, la Libye, l’Irak, le Yémen, le Liban et l’Iran, afin d’exiger de ces pays une “indemnisation pour l’atteinte aux biens fonciers et matériels des juifs, et exiger une remise en état des cimetières et lieux de cultes des juifs” (dans le droit fil de précédentes opérations d’extorsion, notamment vis-à-vis de l’Allemagne et les banques suisses, décrites notamment par Norman G. Finkelstein dans « L’industrie de l’Holocauste » – Ed. La Fabrique 2001).

Quand on sait dans quelles conditions la plupart de ces Juifs ont quitté les pays arabes, à la demande d’Israël, qui ne recula devant aucune fausse promesse, aucun moyen, y compris le terrorisme (en Irak notamment), pour les amener à immigrer en Israël, où ils sont largement méprisés, aujourd’hui encore par les Juifs d’origine ashkénaze, on est frappé par l’impudence d’une telle demande.

Israël a élevé le vol au rang d’une institution depuis sa création. Vol des terres, de l’eau des Palestiniens, mais aussi villages, mosquées, cimetières rasés, et annexion des biens palestiniens. Et cet  État continue à confisquer ou exploiter à son profit les ressources palestiniennes, à déraciner des oliviers palestiniens centenaires pour les replanter et se les approprier hors des territoires occupés. Le gouvernement israélien n’hésite pas non plus, comme on l’a vu encore récemment avec la flotille de la liberté, à voler du matériel apporté par les humanitaires à la population de Gaza, ainsi que les effets personnels des volontaires internationaux.


 

avec CAPJPO-EuroPalestine

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