Israël obtient la censure de Facebook… en pure perte

187824_168041503248100_1822044_n.1301324105Une gué-guerre virtuelle a eu lieu sur Facebook entre les auteurs d’un appel pour une « troisième Intifada » qui serait déclenchée le 15 mai, et une organisation sioniste d’extrême-droite, les « Zion Fighters« . Les premiers avaient réuni autour d’eux, depuis le début du mois de mars, 350.000 supporters virtuels, les seconds à peine 3.000.

Après avoir assuré que ce n’était pas dans ses intentions, Facebook a supprimé mardi dernier la page contenant l’appel à une nouvelle Intifada, pour la plus grande satisfaction des lobbies et des média sionistes, à commencer par l’américaine « Anti-defamation League« . Apparemment, ce sont des commentaires émis par des visiteurs de la page, dont certains auraient eu un caractère antisémite, qui a servi de prétexte à cette censure.

On notera cependant qu’avant cette décision de Facebook, le gouvernement israélien est directement intervenu, via son ministre « des Affaires diplomatiques et de la diaspora« , Yuli Edelstein pour faire pression sur la direction de Facebook.

Comme le notent nos amis du CAPJPO-Europalestine sur leur site web, « en janvier, Washington avait fait convoquer l’ambassadeur tunisien pour lui faire savoir que la censure de Facebook par la police de Ben Ali n’était pas tolérable« . Rien de pareil, évidemment, ne surviendra s’agissant d’Israël.

Reste qu’il est significatif et à tout prendre réconfortant de constater la peur panique qui a saisi les dirigeants israéliens devant la perspective d’une « insurrection » virtuelle. Ils savent que, quoiqu’il arrive, les jours de leur système d’oppression sont comptés.

C’est d’autant plus vrai que, bien entendu, aussitôt après la suppression de la page Facebook litigieuse d’autres ont été créées (avec jusqu’ici des nombres de sympathisants beaucoup plus modeste, vu notamment la multiplicité des initiatives).

L.D.

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