Israël de plus en plus isolé : de nombreux pays européens boudent la foire aux armes de Tel Aviv

Il ne se passe plus un jour, désormais, sans qu’Israël enregistre un – et même plusieurs – nouveaux camouflets sur la scène internationale, témoignant du discrédit total qui frappe désormais le pays et son gouvernement fascistoïde. Le Jerusalem Post rapporte même les propos d’officiels du ministère israélien des Affaires étrangères qui préviennent : Israël va devoir affront un « tsunami diplomatique« .

Une des dernières manifestations en date de cette défiance généralisée : plusieurs pays occidentaux, dont la France et la Grande-Bretagne, ont décidé de ne pas participer à la la septième édition de la foire internationale aux armements qui s’est ouverte à Tel Aviv cette semaine.

Il s’agit d’une vaste manifestation politico-commerciale où producteurs et marchands d’équipements guerriers destinés aux militaires, aux paramilitaires et aux polices – au total 250 firme appartenant à une vingtaine de pays – se retrouvent pour exhiber fièrement leurs dernières trouvailles et les proposer aux acheteurs potentiels. Le business est énorme, et Israël s’y est taillé une place considérable, à force de faire et de préparer en permanence la guerre contre ses voisins et une partie de sa propre population. Cette foire aux armements est aussi l’occasion pour les décideurs israéliens de faire leur marché. La foire attend 2000 visiteurs venant d’une centaine de pays.

Mais les industriels désireux de participer à cette manifestation commerciale doivent préalablement y être autorisés par leur gouvernement. Et cette autorisation a été refusée à un certain nombre d’entre eux, selon le Jerusalem Post, notamment par les gouvernements de Paris et de Londres, et ceux de pays scandinaves ausi que d’autres (non précisés). Un producteur espagnol a bien réservé un stand pour présenter sa quincaillerie, mais il a été obligé de ruser et de se présenter sous le nom d’une autre société, afin de ne pas mettre en danger ses relations commerciales avec d’autres pays.

Quelques uns des plus grands noms du marché international des armements ne seront donc pas représentés à Tel Aviv, ce qui – reconnaissant des officiels israéliens – est « significatif« . Non seulement certains gouvernements européens ne veulent pas que leurs industriels participent, mais même dans les pays où ils pourraient obtenir l’autorisation de leur gouvernement, certains industriels ne tiennent plus du tout à associer leur nom à celui d’Israël et à être perçus comme des fournisseurs d’armes à son gouvernement.

Comme on les comprend…

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