Gaza : le « plan Feiglin » en cours, prélude à la déportation de tous les Palestiniens ?

08.12.2008 - Likud Party internal primary election at Binianei hauma in Jerusalem to choose the candidates for the next Knesset. Photo:Ariel Jerozolimski

08.12.2008 - Likud Party internal primary election at Binianei hauma in Jerusalem to choose the candidates for the next Knesset. Photo:Ariel Jerozolimski

Moshe Feiglin n’est pas n’importe qui en Israël. Il est vice-président du parlement, la Knesset, mais surtout leader de « Manhigut Yehudit » (« Leadership juif »), la plus grande faction à l’intérieur du Comité central du Likoud, c’est-à-dire le parti de gouvernement.

Lors de l’élection pour la direction du Likoud en 2012, il a fait campagne contre Netanyahu, trop mou et trop faible à ses yeux, et il avait obtenu 23% des voix. Après les ignominieux « accords d’Oslo« , Feiglin avait mené une campagne de désobéissance civile qui lui avaient valu une condamnation à six mois de prison, promptement commuée en « travaux d’intérêt général » dans une colonie juive de Cisjordanie où il vit…

On ne peut en tout cas pas lui reprocher de cacher ses opinions. Dans un entretien au quotidien Haaretz, en 1995, Feiglin disait tout son admiration pour le nazisme :

« Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire, d’un système de justice adéquat et de l’ordre public. Hitler aimait la bonne musique. Il pouvait peindre. Les nazis n’étaient pas une bande de voyous. » (Voir: Likud Leader, Moshe Feiglin, Israel’s Emerging Hitler, to Join Parliament).

En 2008, les positions néo-nazie de Feiglin lui avaient valu d’être interdit de séjour sur le territoire britannique.

Il n’est donc pas étonnant qu’il ait salué « l’acte de résistance » que représente, selon lui, le meurtre par l’extrémiste juif Baruch Goldstein, en févier 1994, de vingt-trois fidèles musulmans qui priaient dans la mosquée de Hébron. Bien évidemment, il est favorable à l’annexion de tous les territoires palestiniens et prône l’expulsion de tous les Palestiniens, comme l’indique la devise de son site prônant de transformer la terre de la Palestine historique en « pays juif », exclusivement juif.

Comme le notait Manlio Dinucci dans le journal italien « Il Manifesto »,  « le secrétaire-général de l’ONU Ban Ki-moon, à l’ombre du secrétaire d’Etat USA John Kerry, dont il apprécie l’« engagement dynamique », est en train de chercher la façon de « mettre fin à la crise de Gaza », mais il semble cependant ignorer que quelqu’un l’a déjà trouvée.

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