DEXIA : courage, fuyons…

Il semble que la direction de DEXIA a décidé de poursuivre dans la lignée du refus d’affronter la réalité qui a été impulsé depuis 2009 par Jean-Luc Dehaene face aux accusations portant sur la collaboration du groupe bancaire avec l’occupation de la Palestine et à la colonisation de la Cisjordanie, qui constitue un crime de guerre.

La volonté de poursuivre la campagne « Palestine occupée – Dexia impliqué » lui a été clairement signifiée, puisque d’une part la vente de la filiale israélienne du groupe n’est toujours qu’une intention, et que d’autre part cette vente, quand elle sera concrétisée, ne mettra pas un point final aux responsabilités de DEXIA.

Samedi, un groupe de militants bruxellois de la « plate-forme Palestine occupée-Dexia impliqué » avait l’intention de montrer que la campagne de cessera pas aussi longtemps que le groupe n’aura pas accepté de faire face à toutes ses responsabilités, volontairement ou sous la contrainte.

La direction de Dexia a fait preuve en la circonstance d’une inventivité hors pair. Et cela s’avère médiatiquement très payant : DEXIA parvient une fois encore à donner l’image d’une bonne foi à toute épreuve, particulièrement rassurante pour ses clients, comme en témoignent par exemple Les images des sites de « La Libre Belgique » et de « 7sur7 » (groupe de Het Laatste Nieuws).

Après l’Assemblée des actionnaires, ce sont les mises en garde juridiques du Pr Eric David (voir ICI) qu’un porte-parole de DEXIA qualifiait de « caricaturales ». Apparemment, chez DEXIA on est orfèvres en matière de caricatures… Dommage que ce ne soit pas ce qu’on attend d’ordinaire d’une banque.

L.D.     

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