Des supermarchés israéliens boycottent les produits turcs

epa02507015 Thousands of Turkish protestors greets from harbour and boats the Mavi Marmara ship as it returns to Istanbul after Israel's deadly raid on an aid flotilla bound for Gaza Strip on 31 May, in Istanbul, Turkey on 26 December 2010. Israeli commandos on 31 May 2010 stormed six ships carrying hundreds of pro-Palestinian activists on an aid mission to the blockaded Gaza Strip, killing at least 10 people and wounding dozens after encountering unexpected resistance as the forces boarded the vessels. EPA/STRINGER TURKEY OUT

Dans la série “les Israéliens sont conte le principe du boycott sauf quand ils décident de la cible”, voici : les produits turcs dans les supermarchés d’Israël.

Haaretz annonce que plusieurs chaînes israéliennes de supermarchés ont décidé de retirer les produits importés de Turquie de leur assortiment, pour des raisons politiques.

« Les chaînes [de supermarchés] ont annoncé qu’elles cessent de travailler avec des fournisseurs turcs. Parmi les entreprises concernées se trouvent Blue Square, qui exploite les enseignes Mega, Mega in the city et Mega Bul, et importante distributrice de la farine et des pâtes alimentaires en provenance de Turquie, à travers sa propre marque». La société affirme avoir « écouté la voix du public ».

« Rami Lévy, propriétaire de la chaîne de supermarchés du même nom, a également décidé de couper les liens : “Pour des raisons d’idéologie et de conscience, il serait inacceptable pour nous de ne rien faire lorsque  le peuple turc se comportent de cette façon. C’est le minimum que nous pouvons faire” », ajoute Haaretz.

Les scrupules et les problèmes de conscience des patrons israéliens de la grande distribution ont cependant leurs limites : s’ils cessent immédiatement de s’approvisionner en Turquie pour les produits vendus sous leurs “marques de distributeurs”, en ce qui concerne les autres produits importés ils ont précisé qu’ils continueront à les vendre “jusqu’à épuisement des stocks”. On peut avoir des problèmes de conscience, on n’en est pas moins commerçant avant tout…

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