Conflit social chez Dexia-Israël

Le syndicat israélien Histadrut a déclenché un conflit social dans la filiale israélienne de DEXIA.

La banque n’emploie que 41 personnes, mais on sait qu’elle joue un rôle important dans l’économie israélienne, puisqu’elle gère les lignes de crédit de la plupart des villes israéliennes et contrôle à peu près 40% du marché des crédits aux pouvoirs locaux. La filiale israélienne de DEXIA joue aussi un rôle crucial dans le financement de la colonisation des territoires palestiniens, en accordant des crédits aux « implantations » illégales en Cisjordanie.

Le groupe DEXIA a décidé, comme on le sait, de vendre cette filiale qui lui rapporte plus de problèmes que d’argent, notamment en raison de la désapprobation massive de l’opinion publique et d’un certain nombre d’actionnaires à propos du financement de la colonisation.

Mais les employés de la banque s’insurgent, eux, contre le fait que le personnel n’est ni consulté ni informé à propos des pourparlers en cours en vue de conclure cette vente, et qu’aucune garantie ne lui est donnée à propos de l’emploi.

Plusieurs banques israéliennes, dont « Mizrahi Tefahot » et la « Bank of Jerusalem » ont fait des offres pour racheter la filiale israélienne de DEXIA. Lors de la dernière assemblée des actionnaires du groupe à Bruxelles, Jean-Luc DEHAENE, président du conseil d’administration, avait indiqué que la vente serait probablement conclue « avant l’été« .

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