BDS – Procès à Madrid

A l’occasion d’un procès contre BDS qui s’ouvre lundi à Madrid, ce ne sont pas 9 inculpés que devront juger les magistrats espagnols, mais 117 de plus, qui en tant que comparants volontaires ont demandé à être co-inculpés !

Le 8 octobre, de nombreux militants se sont  en effet rendus aux portes des tribunaux de la Plaza de Castilla pour s’auto-inculper dans le procès N° 998/10, pour avoir appelé au boycott d’Israël en juin dernier. Ce sont donc 117 “auto-inculpations” qui ont été présentées au tribunal, devant lequel une banderole a été dépliée sur laquelle on pouvait lire, « Israël assassine impunément ; boycott actif contre Israël ».

Pas moins de quatre fourgonnettes anti émeutes ont été déployées devant les tribunaux, tandis que les manifestants ont exigé d’avoir accès au premier étage, là où ils ont fait la queue pour déposer leurs documents, et remplir les formalités, jusqu’à ce que les 117 “auto-inculpations” aient été enregistrées.

Les faits pour lesquels ces 9 personnes sont accusées se rapportent  à la manifestation du 14 juin dernier devant le Circo Price de Madrid. C’est là, que se déroulaient plusieurs journées consacrées aux entreprises espagnoles, mais aussi à plusieurs firmes israéliennes venues promouvoir les collaborations hispano-israéliennes.

Plus de 60 militants déroulèrent des banderoles devant l’édifice en demandant que l’État espagnol applique la « Clause des droits humains » qui interdit d’entretenir des relations commerciales avec les pays qui les bafouent systématiquement, comme c’est le cas d’Israël, et en appelant au boycott des produits israéliens. Plusieurs militants s’enchaînèrent aux portes de l’établissement durant toute la manifestation.

La présentation collective d’auto-inculpations avait pour but, selon les propres auto-inculpés, « de dénoncer les procès individuels pour lesquels sont choisies arbitrairement neuf personnes sur un total de 60 pour qu’elles répondent de faits que nous tous assumons collectivement et publiquement ».

Ils soulignent également qu’ils ont le droit de manifester librement leurs idées, ce que la loi ne peut réprimer.

 

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