Approbation par le gouvernement israélien d’une “nouvelle colonie” en Cisjordanie

Israël ne cesse d’étendre et d’intensifier la colonisation de la Cisjordanie, et n’a pas cessé un instant de le faire depuis 1968, même pendant les prétendues périodes de “gel” à l’époque où le Président Obama faisait semblant de vouloir freiner la colonisation.  Il est donc paradoxal de voir et d’entendre aujourd’hui que le gouvernement Netanyahou a approuvé à l’unanimité la création d’une nouvelle colonie juive en Cisjordanie “pour la première fois depuis 20 ans”. Ce n’est là qu’une nouvelle manifestation du juridisme apparent dont l’occupant entoure ses actions dont chacune n’en constitue pas moins une violation flagrante et parfaitement consciente des bases mêmes du droit accepté par toutes les nations un tant soit peu civilisées.

Or donc, le “cabinet de sécurité”, où se retrouvent des politiciens israéliens qui se livrent une concurrence féroce pour savoir lequel sera le plus fasciste, a approuvé la création d’une “nouvelle colonie” destinée à reloger les colons qui ont été évacués d’une autre colonie – dite “illégale”, comme si elles ne l’étaient pas toutes et définitivement – nommée Amona. Si comme on peut s’y attendre la colonie d’Amona est, tôt ou tard, reconstituée (les maisons ont été évacuées mais tout le reste a été laissé sur place et les propriétaire palestiniens des lieux sont empêchés d’en reprendre possession, la zone étant toujours contrôlée par des colons juifs très agressifs) il y aura donc deux colonies au lieu d’une, mais les Israéliens auront fait mine de complaire aux pressions étatsuniennes visant prétendument à réduire la colonisation…

La nouvelle colonie sera installée à côté de celle de Shiloh, et la décision intervient au moment même où est annoncée l’entrée en fonction d’un bien étrange ambassadeur étatsunien.

Simultanément, Netanyahou a annoncé le déblocage du processus en vue de la construction de 2.000 logements supplémentaires dans des colonies juives existantes et la confiscation de 900 dunams, soit ±90 hectares, (qui sont déclarés “terres d’État”) à côté de la colonie de Eli, englobant les “avant postes” de Adei Ad et Givat Haro’eh.

En attendant que la construction “en dur” de la nouvelle colonie soit réalisée, des structures temporaires seront installées sur le site, l’essentiel étant de manifester concrètement au plus vite l’emprise juive sur la terre et le paysage.

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