Ehud Barak n’ose pas venir en France

Ehoud Barak

Le ministre israélien de la Défense guerre, Ehud Barak, devait se rendre lundi en France à l’occasion de l’inauguration du salon de l’armement “Eurosatory 2010”. Il ne viendra pas.

Pour se faire une idée de ce qu’est ce super-marché pour assassins payés par les États, voir ICI. Très instructif (et on voit que les industries israéliennes sont très présentes, elles).

Officiellement, il ne voulait pas quitter Israël avant la mise en place de la pseudo-commission d’enquête à propos de l’arraisonnement sanglant de la “flottille de la liberté” (une commission d’enquête dont la composition et le mandat sont décidés par les auteurs du crime, comme c’est pratique !).

En accord avec la résolution 1860 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui condamne le blocus israélien de GAZA, la “flottille de la liberté” tentait d’acheminer des produits et matériels de première nécessité pour la population civile.

La Justice française a compétence universelle pour connaître des crimes commis en haute mer, laquelle, n’appartenant à personne, doit être protégée par tous. Il suffit que l’auteur présumé des crimes se trouve sur le territoire français (article 689-1 du Code de Procédure Pénale) pour relever du Juge répressif français.

Ainsi, sur plainte avec constitution de partie civile d’une victime, de nationalité française ou non, la Justice française pourrait instruire le dossier, et prendre toutes mesures contraignantes à l’égard de tout individu ayant commandité ou exécuté les meurtres voire assassinats, enlèvements, séquestrations, détournements de navires ou s’en étant rendu complice.

Dans ce cas précis, le crime est revendiqué haut et fort par le gouvernement israélien en général et par le ministre de la Défense guerre en particulier. Il est donc en aveux, mais préfère rester planqué chez lui sur le territoire qu’il contrôle. Quel poète chantera le courage de ces gens-là ?

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