A Tel Aviv, policiers juifs et musulmans échangent des gnons avec entrain…

Il y a quelques jours, lit-on dans Haaretz, a eu lieu dans la région de Tel Aviv une fête entre policiers, à l’occasion de la fête de Pourim. Des officiers de police juifs et musulmans célébraient ensemble l’événement.

Et puis, en fin de soirée, la fête a tourné à la bagarre générale “à motivations raciales”, Juifs et musulmans échangeant des gnons, selon le quotidien. Embarrassée, la police a essayé d’étouffer l’affaire, mais la consigne de silence a été rompue par… la radio de l’armée.

Les policiers de l’arrondissement de Dan avaient envahi une salle des fêtes à Or Yehuda, où ils avaient notamment organisé un tour de chant de Dudu Aharon, suivi d’un concours de karaoké. Chaque officier de police était invité à pousser la chansonnette à son tour.

A un moment, un policier de confession musulmane s’est emparé du micro et a commencé à chanter en arabe. Aussitôt, un certain nombre de ses collègues juifs se sont mis à hurler pour le faire taire. Il a répliqué en leur demandant ce qui les dérangeait, et au bout de quelques minutes d’invectives les coups ont commencé à pleuvoir, camp contre camp, Juifs contre musulmans.

C’était très embarrassant”, explique un des participants à la fête. “La mêlée était générale et tout le monde s’est bien rendu compte de ce qui arrivait, mais il était très difficile de ramener le calme et de séparer les protagonistes, dont un certain nombre étaient pas mal alcoolisés. Les insultes pleuvaient sur les musulmans, c’en était une honte. On aurait voulu disparaître sous terre…”.

Des responsables du district de police de Tel Aviv ont fait remarquer que beaucoup de policiers avaient déjà quitté la fête au moment des incidents, vu l’heure tardive. Une enquête est en cours, qui vise notamment deux policiers juifs qui ont les premiers attaqué leur collègue musulman dont la chanson les a mis en colère.

Évidemment, le porte-parole de la police jure sur ce qu’il a de plus sacré que ce genre de comportements n’est pas représentatif de l’attitude de la police israélienne “qui intègre des membres de tous les groupes ethniques et religieux dans ses rangs”. Et tant que les Arabes n’oublient pas qui est le patron, tout va bien…

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