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Vaste escroquerie au sein de « l’industrie de l’Holocauste » aux États-Unis : des milliers d’indemnités ont été indûment payées

Le FBI a mis fin, mardi, à une variété particulière du “Shoah business” en arrêtant à New York 17 personnes, qui sont accusées d’avoir détourné à leur profit 42,5 millions de dollars U.S. au détriment de la “Conference on Jewish Material Claims Against Germany”, qui est chargée de verser l’argent payé par l’Allemagne aux familles de victimes de l’expermination des juifs européens par les nazis. Six des personnes arrêtés font ou ont fait partie du personnel de cet organisme, et ont fabriqué des faux documents permettant à des familles juives d’obtenir frauduleusement des indemnités indues.

« Nous sommes scandalisés que des individus volent de l’argent destiné aux victimes des pires crimes de l’histoire de l’humanité afin de s’enrichir », a déclaré Julius Berman, président de la Claims Conference. On lira ci-dessous que bien d’autres se sont scandaleusement enrichis, en toute légalité et immoralité, et cela depuis de longues années…

Le système de fraude a été découvert à la fin de l’année dernière, lorsque des fonctionnaires de la “Claims Conference” ont remarqué que plusieurs bénéficiaires  des versements du “Hardship Fund”, un compte créé par le gouvernement allemand afin d’effectuer des versements uniques de 3.600 $ aux victimes juives des nazis qui ont émigré d’U.R.S.S., avaient falsifié les documents leur permettant de bénéficier de ces indemnités.

En juillet, la “Claims Conference” avait annoncé qu’elle avait suspendu le paiement de 202 pensions, et depuis lors 456 autres pensions ont également été suspendues pour cause de fraude. Au total, cela représente 31,5 millions de dollars U.S., auxquels s’ajoutent 18 millions de dollars représentant 4.957 indemnités uniques qui ont été indûment payées. Le total représente donc 42,5 millions de $.

L’INDUSTRIE DE L’HOLOCAUSTE A GÉNERÉ
BIEN D’AUTRES ABUS

Il y a dix ans déjà, dans son livre « L’industrie de l’Holocaute – réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs » [1], Norman G. Finkelstein soulignait l’opacité des mécanismes mis en place, l’iniquité de la répartition des indemnités versées par l’Allemagne et la Suisse, et les considérables “coulages” au bénéfice d’une bureaucratie parasitaire qui s’est emparée du contrôle de ce considérable « gâteau », dont de très larges parts ont été détournées au profit du sionisme.  L’escroquerie, au final, réside moins dans l’affaire de détournements que le FBI vient de révéler que dans le système lui-même :

« Pour indemniser les victimes, le gouvernement allemand avait signé trois accords en 1952. Ceux qui faisaient une demande à titre individuel recevraient de l’argent selon les termes de la loi d’indemnisation (Bundes­entschä­digungsgesetz). Un accord séparé avec Israël était destiné à financer l’installation et l’intégration de centaines de milliers de réfugiés juifs. Parallèlement, le gouvernement allemand avait négocié un arrangement financier avec la Conference on Jewish Material Claims Against Germany (Conférence sur les réclamations matérielles des Juifs à l’encontre de l’Allemagne – ci-après Claims Conference), sous la bannière de laquelle on trouvait regroupées toutes les grandes organisations juives américaines, l’American Jewish Committee, l’American Jewish Congress, Bnai Brith, le Joint Distribution Committee et d’autres.

Cette Claims Conference était chargée de répartir l’argent – 10 millions de dollars par an pendant douze ans, soit environ un milliard de dollars en valeur actuelle – entre les victimes juives des persécutions nazies qui s’étaient égarées dans les méandres du processus des réparations. Ma mère en faisait partie. Survivante du ghetto de Varsovie, du camp de concentration de Maidanek et des camps de travail concentrationnaire de Czestochowa et de Skarszysko-Kaminea, elle n’avait touché que 3.500 dollars d’indemnités du gouvernement allemand.

D’autres victimes juives (sans compter certaines personnes qui n’étaient pas des victimes) perçurent des pensions à vie pouvant atteindre pour finir des centaines de milliers de dollars.

Dans l’accord avec la Claims Conference, le gouvernement avait voulu faire entendre explicitement que l’argent était rigoureusement réservé aux survivants juifs – définis de façon stricte – qui n’avaient pas été convenablement indemnisés par les institutions allemandes. La Claims Conference exprima son indignation de voir sa bonne foi mise en doute. (…)

L’accord final chargeait la Conference d’utiliser l’argent pour “soulager, remettre sur pied et réinsérer les victimes juives”. La Claims conference ne tarda pas à violer cet accord. En rupture flagrante avec sa lettre et son esprit, elle décida que l’argent serait consacré à aider non pas les victimes juives, mais les communautés juives. Un des principes de base de la Conference interdisait l’utilisation de l’argent “pour des versements directs à titre individuel”. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, la Conference ménagea des exceptions pour deux catégories de victimes : les rabbins et les “dirigeants juifs de premier plan”, qui touchèrent de l’argent à titre personnel.

Les organisations fondatrices de la Conference consacrèrent l’essentiel des sommes perçues à financer divers projets. Si quelque avantage put échoir à de véritables victime, ce fut de façon indirecte ou parle fait du hasard. Des sommes importantes furent versées par des voies détournées à des communautés juives du monde arabe, d’autres servirent à favoriser l’émigration juive d’Europe de l’est [2].

L’argent fut également utilisé pour financer des entreprises culturelles comme des musées de l’Holocauste, des chaires universitaires sur le sujet, ou une opération à grand spectacle montée à Yad Vashem, consistant à verser une pension à des “Justes” [3].

Plus récemment, la Claims Conference a cherché à s’approprier des bien dénationalisés en ex-Allemagne de l’Est, d’une valeur totale de plusieurs centaines de millions de dollars, appartenant de droit aux héritiers vivants. Comme certains juifs ainsi spoliés s’en prenaient à la Conference, le rabbin Arthur Hertzberg renvoya les deux parties dos à dos, disant avec mépris que “ce n’est pas une question de justice, c’est une lutte pour de l’argent”. Quand les Allemands ou les Suisses refusent de payer les réparations l’indignation affichée par les organisations juives américaines monte jusqu’aux cieux.  Mais quand les élites juives volent des survivants juifs, ce n’est pas une question d’éthique mais seulement une question d’argent.

Si ma mère n’a touché que 3.500 $ d’indemnisation, certains autres, impliqués dans le processus des réparations, s’en sont bien sortis. Le salaire actuel de Saul Kagan, depuis longtemps secrétaire exécutif de la Conference est, dit-on, de 105.000 dollars. (…) D’Amato, ex-sénateur de New-York, sert d’intermédiaire dans les procès intentés par l’industrie de l’Holocauste contre les banques allemandes et autrichiennes, pour un tarif horaire de 350 $ plus les frais. Au cours des six premiers mois de ce travail il a encaissé 103.000 dollars. Elie Wiesel a publiquement fait l’éloge de D’Amato pour “sa sensibilité à la souffrance des Juifs”.

Lauwrence Eagleburger, qui fut Secrétaire d’État du Président Bush [père], perçoit un salaire annuel de 300.000 dollars comme Président de l’International Commission on Holocaust-Era Insurance Claims (Commission internationale sur les réclamations en matière d’assurances sur la période de l’Holocauste). “Quel que soit son salaire – estimait Elan Steinberg, du World Jewish Congress – c’est une excellente affaire”. Kagan touche en douze jours, Eagleburger en quatre jours et D’Amato en dix heures ce que ma mère a perçu pour avoir souffert des persécutions nazies pendant six ans »

Ci-dessous un extrait de l’émission de télé suisse “Droit de cité” dans laquelle Norman G. Finkelstein s’exprime :


[1] Ed. La Fabrique (2001) – p. 84
[2] Voir à ce propos ICI un rappel des conditions dans lesquelles les sionistes tentèrent d’imposer aux juifs d’URSS d’émigrer, de gré ou de force, vers Israël et vers nul autre pays.
[3] non-juifs qui ont aidé des Juifs pendant les persécutions nazies.

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