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Un vice-premier ministre israélien n’ose pas venir en Grande-Bretagne, qui lui offrirait l’hospitalité de ses prisons

Le vice-premier ministre israélien, ministre du renseignement et de l’énergie atomique, Dan Meridor, a annulé lundi un déplacement à Londres, car il craignait d’être appréhendé par la police à son arrivée en Grande-Bretagne, rapporte la presse israélienne.

Meridor fait partie d’un groupe de sept “super-ministres”, une sorte de “kern cabinet”, au sein duquel la décision de faire arraisonner la “flottille de la liberté pour Gaza” par les commandos de marine avait été prise, le 26 mai dernier. Cet acte de piraterie en haute mer avait provoqué, le 31 mai, la mort d’au moins neuf passagers du Mavi Maramara.

Ce n’est pas la première fois qu’un politicien israélien de premier plan renonce à se rendre en Grande-Bretagne en raison de la crainte de devoir rendre des comptes a propos des crimes commis par l’armée israélienne.

En 2009, un tribunal britannique avais émis un mandat d’arrêt pour crimes de guerre contre Tzipi Livni pour le rôle qu’elle a joué en tant que ministre des Affaires étrangères et membre d’une “troïka” au sein du gouvernement Olmert, qui avait piloté l’agression militaire contre la population civile de Gaza de décembre 2008-janvier 2009. Livni avait annulé un voyage à Londres pour éviter d’être arrêtée.

En 2005 déjà, un général israélien à la retraite, Doron Almog, avait repris un vol en direction d’Israël aussitôt après que son avion se soit posé à Londres, sans se présenter au contrôle de frontière, où la police britannique devait semble-t-il l’arrêter. Le mandat d’arrêt contre Almog – qui a supervisé le bombardement d’une maison de Gaza où 14 personnes ont été tuées – a été annulé par la suite. Cette « évasion préventive » du territoire britannique avait soulevé des protestations, d’aucuns se demandant d’où venait la « fuite » qui avait permis au général israélien de connaître les intentions de la police des frontières.

 

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