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Un hôpital turc à Gaza attend toujours ses matériaux de construction

La construction a débuté voici deux ans dans ce projet – élaboré et financé par la Turquie – qui s’étendra sur 100.000 mètres carrés de terrain.

La construction doit reprendre, dans l’hôpital de l’Amitié turco-palestinienne à Gaza, puisque les travailleurs attendent qu’Israël autorise l’entrée de matériaux de construction – qui sont en transit dans un port israélien depuis plus de six mois – dans l’enclave palestinienne, selon un des responsables du projet d’hôpital.

« L’idée sous-tendant cet hôpital était de mettre sur pied un projet turc dans la bande de Gaza afin de fournir des services médicaux au public et de former des étudiants en médecine qui étudient à l’Université islamique de Gaza », a expliqué à l’adresse de l’Anadolu Agency Gamal al-Khodari, chef de la commission universitaire de mandataires qui préside le projet.

Et d’ajouter que l’hôpital, d’un coût de 34 millions de dollars, serait prêt pour l’inauguration fin 2014 si Israël respectait son annonce, la semaine dernière, d’autoriser l’acheminement des matériaux en souffrance vers l’enclave en état de siège.

La construction a débuté il y a deux ans, dans ce projet – élaboré et financé par la Turquie – qui s’étendra sur 100.000 mètres carrés. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accepté de sponsoriser le projet qui lui avait été suggéré par Gamal al-Khodari lors de ce dernier en Turquie en 2010.

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Les travaux de construction étaient censés se terminer il y a six mois, mais il furent interrompus quand Israël refusa d’autoriser un convoi de matériaux en provenance de la Turquie à franchir le carrefour commercial frontalier de Karam Abu Salem, et ce, dans le cadre du durcissement des restrictions concernant le transfert de marchandises dans l’esclave assiégée.

Toutefois, un fonctionnaire palestinien des frontières a confirmé un peu plus tôt à l’adresse de l’Anadolu Agency les rapports publiés par les médias israéliens disant qu’Israël avait signé la libération de la cargaison, bien qu’il faille encore que les marchandises puissent entrer dans Gaza. L’approbation par Israël de la livraison de la cargaison est tombée au milieu d’un nombre croissant de rapports à propos d’un rapprochement imminent entre la Turquie et Israël après les années de tension qui avaient suivi la mort de plusieurs activistes turcs par les forces israéliennes au cours d’un raid contre une flottille d’aide à Gaza, fin mai 2010.


Publié sur Worldbulletin le 30 mars 2014.
Traduction : Pour la Palestine.be (JM Flémal)

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