Dans l'actu

Un fonds norvégien se retire de deux multinationales opérant en Cisjordanie

En cause, « l’exploitation de ressources naturelles en territoire occupé » par des partenaires israéliens

La société norvégienne d’assurance, KLP, a retiré son capital de multinationales spécialisées dans l’exportation de matériaux de construction, Simex et Helberg Siment, en raison de leur participation à des projets israéliens dans les implantations de Cisjordanie, a indiqué vendredi le quotidien Haaretz.

« KLP exclut Simex et Helberg Siment parce qu’elles exploitent des ressources naturelles dans les territoires occupés de Cisjordanie« , a annoncé KLP jeudi, voyant en cette activité « un risque inacceptable de violer des normes éthiques fondamentales« .

KLP est la première société d’assurance-vie en Norvège et gère 470 milliards de couronnes (54 milliards d’euros) d’actifs au profit de fonctionnaires et employés du secteur public

Cette démarche est « relativement inhabituelle« , explique Haaretz, puisqu’elle constitue un boycott « tertiaire »: le boycott n’est pas dirigé « contre l’acquisition d’un produit fabriqué en Cisjordanie ou contre l’entreprise israélienne qui le fabrique, mais contre une multinationale qui entretient des relations financières avec une compagnie israélienne opérant en Cisjordanie« .

Le groupe cimentier allemand Heidelberg, implanté dans plus de quarante pays, a racheté la firme britannique Hanson, elle-même propriétaire de l’entreprise Hanson Quarry Products Israel. Semex, qui exporte des matériaux de constructions vers plus de cinquante pays, détrient Yeadymix Industries Israel. Les deux firmes israéliennes ont des activités en zone C de Cisjordanie, sous contrôle militaire et civil israélienne, comme le prévoient les accords d’Oslo.

Simex a réagi en affirmant que la plupart de ses employés en Cisjordanie sont Palestiniens et qu’ils travaillaient dans les mêmes conditions que leurs collègues israéliens. Le groupe a également rappelé que ses activités étaient légales selon les termes des Accords d’Oslo – qui permettent à Israël d’exercer un contrôle total sur la zone C en Cisjordanie.

KLP
a rejeté ces arguments, indiquant que « l’éthique était l’élément déterminant dans ce cas ».


Publié sur i24news le 13 juin 2015.

Print Friendly, PDF & Email