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Torture : des médecins britanniques proposent la mise de leurs confrères israéliens au ban de la profession

Des médecins britanniques ont lancé un appel à la “World Medical Association” (WMA) en faveur de l’exclusion d’Israël, en raison des “tortures médicales” infligées à des Palestiniens.

Ils sont 71 qui ont signé cet appel à la WMA pour qu’elle éjecte de ses rangs la “Israel Medical Association”, après qu’un représentant de cette organisation, Ze’ev Feldman (président de la “Israeli Medical Association World Fellowship” et de la “Israeli Neurosurgical Society”) , ait admis mercredi dernier, au cours d’une réunion au parlement israélien consacrée au boycott des institutions académiques israéliennes : “nos docteurs pratiquent la torture médicale sur des patients palestiniens”.

Au cours de cette réunion, le Prof. Zvi Ziegler, professeur émérite au “Technion” (une des institutions universitaires les plus lourdement engagées dans des projets techno-scientifiques au bénéfice de l’armée et de l’industrie de l’armement), qui est récemment devenu président d’une “association des dirigeants universitaires pour combattre le boycott académique” s’est déclaré “très inquiet pour le futur”.

Il y a un boycott clandestin parmi les membres des facultés universitaires étrangères. Cela reste sous la surface, car ils pensent que c’est illégitime. Avec nos maigres forces, nous sommes incapables de mettre fin à cette érosion”, a-t-il dit, selon le Jerusalem Post.

Il est évident que si certains universitaires ne proclament pas haut et fort qu’ils boycottent Israël, ce n’est pas parce qu’ils pensent que “c’est illégitime” – ils savent fort bien que ce ne l’est pas ! – mais parce que dans certains universités (voire dans certains pays) sévissent encore des lobbies qui pratiquent sans vergogne le chantage à l’accusation d’antisémitisme. Usé jusqu’à la corde le stratagème trompe de moins en moins de monde, mais d’aucuns, on ne peut les blâmer, préfèrent ne pas courir le risque…

Quoiqu’il en soit, BDS gagne du terrain chaque jour. Le député Nachman Shai (du parti “Union Sioniste”) s’est déclaré «troublé par le fait que le mouvement BDS ne s’arrête jamais, et que nous découvrons constamment de nouveaux développements, alors que le gouvernement israélien n’a toujours trouvé aucune solution à cela». On pourrait lui conseiller de lire simplement les exigences de BDS : il lui suffirait de s’y conformer pour que la campagne prenne fin ! Simple comme bonjour !

Si la démarche des médecins britanniques – qui n’est pas la première du genre dans le monde – aboutissait, les Israéliens seraient exclus des conférences médicales internationales et n’auraient plus le droit de publier dans les revues de la WMA. Cela aurait aussi pour conséquence de bloquer la plupart des co-financements avec Israël de projets de recherche, et empêcherait aussi l’adhésion à d’autres organisations professionnelles.

En décembre, plus de 200 scientifiques sud-africains ont annoncé dans une déclaration leur soutien au boycott académique d’Israël, et il y a quelques jours 200 intellectuels brésiliens en ont fait autant. En novembre, l’association étatsunienne des anthropologue s’est massivement prononcée dans le même sens.

La montée en puissance de la campagne mondiale BDS aux États-Unis, dans les universités comme dans les églises, est également très remarquable .


Source : Press-TV, ArutzSheva7 et Jerusalem Post.

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