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« Six ans de BDS : un succès ! »

Hind Awwad

Au moment où le monde découvrait le Printemps arabe, bien des Palestiniens y ont vu des traces de la révolution palestinienne, et particulièrement de la première Intifada – le soulèvement populaire de 1987 – et du bel esprit des jeunes révolutionnaires.

La chute des régimes en Tunisie et en Égypte a été célébrée dans les ménages palestiniens, non seulement parce qu’elle promettait un retour de la résistance arabe, une dimension constante de la cause palestinienne, bien que récupérée depuis des années par les dictatures, mais aussi parce que cela nous rappelait que la Palestine continue à rassembler les gens : ceux qui, dans bien des endroits du monde, luttent contre l’injustice sous toutes ses formes.

Au fur et à mesure que nous voyons se dérouler des révolutions – de Wall Street à Madrid, de Londres à Seattle – nous pouvons voir la Palestine sur chaque place Tahrir. Le printemps égyptien est en partie le résultat de la complicité accablante de l’ancien régime dans le maintien de l’occupation et de la colonisation israéliennes. Les mobilisations estudiantines de solidarité avec la Palestine au cours de la deuxième Intifada, en 2000, ont été des précurseurs importants de janvier 2011.

L’injustice résultant de l’occupation, la colonisation et l’application de l’apartheid par Israël est profondément liée à l’avidité du monde des entreprises, la dégradation environnementale, les restrictions dans le budget de l’enseignement et la privatisation des soins de santé contre lesquelles on proteste aujourd’hui en Amérique du Nord comme en Europe. Le transfert chaque année de milliards de USD du contribuable normalement destinés à l’enseignement, à la réforme des soins de santé et aux services sociaux de la nation même, afin de soutenir la machine militaire d’Israël, a associé la lutte pour les droits des Palestiniens aux causes de l’égalité et de la justice sociale aux États-Unis et ailleurs.

Le mouvement BDS nous a fourni une façon de briser nos chaînes collectives. En 2005, un an après que la Cour internationale de justice eut décrété que le mur d’Israël, construit sur le territoire palestinien occupé, était illégal, une très grande partie de la société civile palestinienne, inspirée par la lutte des Sud-Africains contre l’apartheid, appelait les gens conscients du monde entier à entreprendre d’amples initiatives BDS contre Israël. Toute l’approche de l’appel aux BDS, s’appuyant sur les droits, est peut-être son attribut le plus important et la chose est illustrée par les trois exigences qu’elle fait valoir : la fin de l’occupation et le retour aux frontières d’avant 1967 ; la reconnaissance des droits fondamentaux de l’homme pour les citoyens palestiniens ; et le droit au retour pour les réfugiés palestiniens. Ces revendications s’en prennent à l’injustice infligée à tous les Palestiniens et ne réduisent pas l’oppression d’Israël à une simple occupation.

Vingt années d’un « processus de paix » factice ont donné la fausse impression – souvent dominante, même aujourd’hui – que le peuple palestinien se limite à la population vivant dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) et que l’occupation israélienne est la seule forme d’oppression dont souffrent les Palestiniens. Cela a marginalisé la majorité du peuple palestinien – ceux de l’intérieur même d’Israël et ceux de la diaspora – et ses droits et cela a permis à Israël d’appliquer, sans que la chose soit remise en question, des formes d’oppression encore plus sévères et plus problématiques juridiquement parlant.

Le mouvement BDS s’est employé à modifier le discours concernant les droits des Palestiniens afin d’y inclure les droits de tous les Palestiniens. Le mouvement a appelé à mettre un terme au système d’oppression à multiples facettes d’Israël, y compris l’occupation, la colonisation et l’apartheid – ce dernier comprenant une discrimination juridique permanente à l’égard des Palestiniens en Israël et le refus, depuis soixante-trois, du droit au retour pour les réfugiés palestiniens.

Tirer les choses au clair à propos des droits des Palestiniens et remettre à la fois les citoyens palestiniens d’Israël et, chose très importante, les réfugiés palestiniens, au centre du débat, voilà ce qui n’aurait pu être réalisé sans une forte direction palestinienne. Le Comité national palestinien des BDS (BNC), créé en avril 2008, s’est révélé comme le principal point d’ancrage – et la principale référence aussi – du mouvement BDS mondial. Le BNC, qui constitue la plus large coalition de la société civile palestinienne, est constitué des coalitions, réseaux et associations les plus larges de citoyens palestiniens d’Israël et de réfugiés palestiniens, ainsi que de Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza. Le BNC a fait entendre en permanence une voix palestinienne forte et unifiée et il continue à diriger et à guider le mouvement BDS mondial, tout en respectant pleinement le principe de la sensibilité contextuelle – l’idée que l’appel aux BDS devrait être appliqué dans toute communauté de façon qui correspond aux conditions particulières de l’environnement local et comme en décident les activistes locaux.

Le musicien de rock et cofondateur de Pink Floyd Roger Waters tague les mots « Pas de contrôle de la pensée » sur le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie à Bethléem. (Photo : AP)

Le musicien de rock et cofondateur de Pink Floyd Roger Waters tague les mots «Pas de contrôle de la pensée» sur le mur israélien de l’apartheid à Bethléem. (Photo : AP)

Ces six dernières années, les BDS ont été le moyen le plus efficace dans la solidarité avec le peuple palestinien et ils ont également constitué une arme à succès pour combattre l’impunité d’Israël. Les victoires engrangées par les campagnes BDS ont dépassé toutes les espérances, pour un mouvement encore si récent, même lorsqu’on les compare à la campagne BDS contre l’Afrique du Sud. En particulier, la campagne a rapidement pris de l’ampleur dans le sillage du massacre commis par Israël a Gaza en 2008-2009 et de l’attaque menée contre la Flottille de la liberté. Le mouvement s’est désormais étendu bien au-delà des limites d’un traditionnel mouvement de solidarité et il inclut aujourd’hui la participation active et motivée de syndicats, de groupes confessionnels, d’ONG traditionnelles et de partis politiques.

Une brève récapitulation de certaines des campagnes les plus vastes et les plus réussies révèle cette croissance du mouvement. L’une des campagnes BDS les plus réussies a ciblé Veolia, une multinationale française impliquée dans le développement du Jerusalem Light Rail (JLR – Métro léger de J.), un réseau de tramway illégal reliant Jérusalem et des colonies israéliennes illégales et cimentant l’emprise d’Israël sur le territoire occupé, ou l’implication d’Israël dans toute une série de services infrastructurels de déchets et de transport au profit des colonies illégales. C’est avec succès que la multinationale française a été prise pour cible partout dans le monde et tout particulièrement en Europe.

À Stockholm, une campagne dirigée par la société civile a fait que Veolia a loupé un contrat de 3,5 milliards de dollars pour la mise en service du système de métro de la ville. Cette campagne contre Veolia, bien décidée et coordonnée à l’échelle internationale, a fait perdre à la firme toute une série de contrats pour plus de 5 milliards de dollars, entre autres en France, au pays de Galles, en Irlande et en Australie. Fin 2010, Veolia et Alstom, une autre multinationale française impliquée dans le JLR, ont annoncé qu’ils allaient vendre leurs parts dans le consortium impliqué dans ces travaux.

Le fait que Veolia comme Alstom vont être remplacés par des sociétés israéliennes avec peu d’expérience, plutôt que par des sociétés internationales bien connues qui seraient plus qualifiées pour prendre leur place, ne peut être considéré que comme un succès de la campagne : aucune société internationale ne désire devenir la cible de notre mouvement très efficace et visible.

Le mouvement BDS montre aux sociétés qui soutiennent l’apartheid israélien qu’il y a un prix à payer pour leur complicité active. Les campagnes contre Veolia et Alstom se poursuivront tant que ces deux sociétés n’interrompront par leur complicité et ne paieront pas les réparations de mise. Des églises du Royaume-Uni, de Suède, des États-Unis et d’ailleurs font des enquêtes et mettent sur pied leurs propres campagnes BDS, en grande partie en réponse au document Kairos – un document mis au point par d’éminents dirigeants palestiniens et appelant les églises du monde entier à « dire enfin la vérité et à adopter une position de vérité en ce qui concerne l’occupation par Israël de la terre palestinienne ».

Sans la moindre ambiguïté, Kairos Palestine applique les BDS en tant qu’une des formes non violentes et incontournables de solidarité qu’il est grand temps de voir adoptée par les organisations internationales s’appuyant sur la foi : « Nous percevons le boycott et le désinvestissement comme des outils au service de la justice, de la paix et de la sécurité. » Historiquement, les syndicats ont été à l’avant-plan des luttes contre l’injustice et particulièrement contre l’apartheid sud-africain. Des syndicats en Afrique du Sud, France, Belgique, Irlande, Suède, Italie, Australie, Canada, Brésil, Inde, Norvège et ailleurs ont récemment adopté certains aspects de la campagne BDS.

Au Royaume-Uni, le Trade Union Congress (TUC – Congrès des syndicats britanniques), représentant sept millions de travailleurs, est sur le point de se lancer dans des activités d’éducation de tous ses affiliés à propos de la nécessité de boycotter Israël et son apartheid. Les confédérations syndicales de l’Afrique du Sud, de l’Irlande, de l’Écosse et du Brésil, de même que de nombreux syndicats dans le monde sont occupés à durcir leurs liens avec la fédération travailliste raciste israélienne Histadrut. Quelques jours à peine après l’attaque par Israël de la Flottille pour la Liberté, en mai 2010, le Syndicat des dockers suédois, répondant à l’appel du mouvement syndical palestinien à bloquer les navires israéliens, immobilisait une cargaison de cinq cents tonnes de marchandises en provenance d’Israël.

Ils ont été rejoints par l’action héroïque menée par les dockers de l’ILWU Local 10, à Oakland, en Californie, qui ont empêché un navire israélien d’accoster durant vingt-quatre heures, ainsi que par des dockers en Afrique du Sud, en Inde, en Turquie et ailleurs encore. Le CUT, le principal syndicat brésilien, représentant plus de 20 millions de travailleurs, a récemment appliqué les BDS comme base de son militantisme solidaire et est occupé à élaborer un programme de diffusion des BDS parmi ses affiliés.

Les sanctions dirigées par les travailleurs dans le cadre des BDS sont devenues la principale forme de solidarité avec le peuple palestinien au sein du réseau international des syndicats. Le boycott universitaire – sans doute la plus difficile de toutes les formes de boycott – a largement étendu le débat sur la complicité opiniâtre des institutions universitaires israéliennes dans la planification, la justification et la poursuite de la politique de colonisation et d’apartheid de l’État, y compris ses crimes de guerre à Gaza, à Jérusalem et ailleurs. Le Congrès de l’Union des universités et collèges britanniques (UCU), en mai 2010, est entré dans l’histoire en votant pour le boycott du Centre universitaire Ariel de Samarie (AUCS), une collège israélien dans l’une des colonies en territoire palestinien occupé, et en décidant également de durcir toutes les relations avec Histadrut, la confédération syndicale raciste d’Israël, qui constitue un pilier incontournable de la politique d’apartheid de l’État d’Israël.

Le personnel universitaire de l’Union canadienne des employés des services publics a voté une motion appelant au boycott universitaire d’Israël en février 2009. Des universitaires se sont également engagés à exercer des pressions sur leurs institutions afin qu’elles durcissent leurs relations financières avec Israël. Récemment, l’Université de Johannesburg a écrit l’histoire en durcissant ses liens avec l’Université Ben-Gourion, devenant ainsi la première université au monde à durcir ses relations avec une institution universitaire israélienne.

Les étudiants des États-Unis, de Grande-Bretagne et d’ailleurs ont organisé des campagnes en faveur du boycott des produits israéliens, et du désinvestissement de chez les sociétés tirant profit de l’occupation israélienne. Dans le sillage de l’attaque israélienne contre Gaza en janvier 2009, des étudiants de trente-trois campus de collèges universitaires du Royaume-Uni ont « occupé » certains endroits de leur campus en réclamant, entre autres choses, le désinvestissement de chez les sociétés israéliennes qui tiraient profit de l’occupation.

En février 2009, le Hampshire College, aux États-Unis, est devenu le premier à refuser d’encore investir dans les sociétés complices de l’occupation israélienne, tout comme il avait été le premier aux États-Unis à ne plus investir dans l’Afrique du Sud de l’apartheid. En 2010, des étudiants de l’Université de Californie à Berkeley ont élaboré une campagne de désinvestissement bien organisée, avec beaucoup de publicité, et ont gagné le soutien de l’archevêque Desmond Tutu, de Naomi Klein, de Judith Butler, de Hedy Epstein et d’autres figures bien connues. La Voix juive pour la paix a organisé une campagne appelant le colossal fonds de retraite TIAA-CREF à désinvestir de chez cinq sociétés soutenant l’occupation. leur campagne a été suivie par un grand nombre d’organisations et de groupes estudiantins un peu partout aux États-Unis.

Les campagnes créatives de boycott par les consommateurs ont été une excellente façon d’engager des sections plus larges du public en général dans le mouvement BDS. La campagne « Stolen Beauty » (Beauté volée) de Code Pink contre Ahava, une firme israélienne de cosmétiques fabriquant ses produits dans une colonie, est parvenue à convaincre toute une série de revendeurs américains, canadiens et britanniques à laisser tomber Ahava. La campagne s’est étendue au Canada, à l’Australie et dans certaines parties de l’Europe, suite à des protestations créatives et au recours aux médias sociaux.

En France, une importante coalition de plus de cent ONG et cinq partis politiques a organisé une campagne de boycott contre Agrexco, le plus gros exportateur israélien de produits agricoles. Agrexco a été la cible de boycotts de ses produits, de blocus, de manifestations et d’actions directes partout en Europe. En Italie et aux États-Unis, les participants à la campagne ont entrepris des actions directes en exerçant des pressions sur les supermarchés afin qu’ils laissent tomber la marque Agrexco. En septembre 2011, la liquidation d’Agrexco était ordonnée.

De même qu’en Afrique du Sud, les sanctions par les gouvernements et les organismes officiels n’ont été appliquées qu’après que le boycott et le désinvestissement furent devenus bien intégrés au niveau des masses. Dans les six brèves années qui ont suivi la création de la campagne BDS palestinienne, nous avons assisté à un certain nombre d’actions gouvernementales sous la forme de sanctions.

Citons en quelques-unes : une équipe universitaire israélienne d’Ariel College a été exclue d’un concours prestigieux sur l’architecture durable organisé par le gouvernement espagnol en 2009, parce que le collège est hébergé par une colonie en Cisjordanie. Le fonds de retraite du gouvernement norvégien, le troisième au monde, a désinvesti de chez Elbit Systems en 2009, sur les recommandations du conseil d’éthique, en raison de l’implication de la société dans la fourniture au mur illégal d’Israël d’équipements de sécurité, et à l’armée israélienne de drones (appareils sans pilote). Un an plus tard, le fonds de retraiter du gouvernement norvégien désinvestissait de chez deux autres sociétés israéliennes, en raison de leurs activités dans les colonies. La Deutsche Bahn, un opérateur ferroviaire aux mains du gouvernement allemand, a mis un terme à sa participation au projet ferroviaire israélien Al, qui traverse la Cisjordanie occupée.

Mais la forme d’action BDS la plus visible se situe peut-être bien dans le domaine du boycott culturel. Loin d’être « au-dessus de la politique », les institutions culturelles israéliennes jouent un rôle clé dans la campagne « Brand Israël » (Marque : Israël) du ministère israélien des Affaires étrangères, vantant l’image de l’État et blanchissant sa politique colonialiste et ses crimes de guerre. Un nombre croissant de grandes vedettes de la culture ont rallié le boycott culturel d’Israël et refuse de fournir une couverture culturelle à l’apartheid israélien.

Au nombre des artistes qui ont annulé des concerts et événements en Israël, figurent, entre autres, feu Gil Scott-Heron, Elvis Costello, The Pixies, Mike Leigh, Klaxons et Gorillaz Sound System. De façon plus significative encore, les superstars de Hollywood Meg Ryan et Dustin Hoffman ont décommandé leur présence au Festival cinématographique de Jérusalem en 2010, suite à l’attaque contre la Flottille de la Liberté. En outre, des personnalités culturelles comme John Berger, Roger Waters, Ken Loach, Judith Butler, Naomi Klein, les Yes Men, Sarah Schulman, Aharon Shabtai, Udi Aloni, John Greyson, feus Adrienne Rich et John Williams ont explicitement soutenu le boycott culturel palestinien d’Israël.

Un certain nombre de personnalités culturelles ont également refusé de participer à des manifestations culturelles officielles d’Israël pour des raisons politiques : par exemple, Augusto Boal, Roger Waters, André Brink, Vincenzo Consolo et Nigel Kennedy ; et des personnalités culturelles comme Bono, Björk, Jean-Luc Godard, Snoop Dogg et d’autres ont décliné des offres de participation à des événements en Israël – ou ont acceptés d’y participer mais se sont décommandées sans donner de raisons politiques explicites.

Une autre preuve du succès du mouvement BDS mondial peut se voir dans les réactions d’Israël à la campagne BDS. En juillet 2011, la Knesset israélienne a promulgué une loi criminalisant essentiellement les boycotts appliqués à Israël de même que les individus et organisations oeuvrant en leur faveur. L’Institut Reut, une éminente commission de spécialiste israéliens, a qualifié la campagne BDS de « menace stratégique » susceptible de se muer en une menace existentielle. En outre, d’importants hommes politiques israéliens y sont allés de discours alarmistes à propos de l’ampleur croissante du mouvement BDS et de l’isolement d’Israël.

Après son discours au Congrès américain, en mai 2011, le Premier ministre Netanyahu s’est entretenu avec le député de la Knesset Binyamin « Fuad » Ben-Eliezer. « Écoute, Bibi », a grogné Ben-Eliezer, « je te félicite pour l’accolade que tu as reçue au Congrès, mais ça ne va pas nous sortir de la voie de la confrontation. Notre situation en Europe est très mauvaise. Obama a dit tout ce que nous voulions l’entendre dire… En tant qu’ancien ministre de l’Industrie et du Commerce, le vais de dire quelque chose : les marchés se ferment. Nous allons souffrir d’une gifle économique dévastatrice. »

Le président Shimon Peres a également dit qu’Israël pourrait être soumis à des boycotts et des sanctions économiques. « Nous n’avons pas besoin de boycotts », a-t-il dit. « Il suffirait que des ports d’Europe ou du Canada cessent de décharger des marchandises israéliennes. Ça commence déjà. » Le vice-Premier ministre Ehud Barak est également intervenu à ce propos. « Il y a des éléments dans le monde, très puissants, dans divers pays, y compris des pays amis, ou dans les syndicats, ou parmi les universitaires, les consommateurs, les partis politiques verts », a-t-il mis en garde, « et cet élan a culminé par un large mouvement appelé BDS… et c’est exactement ce qui a été fait contre l’Afrique du Sud. »

Depuis qu’il a été lancé, le mouvement BDS s’est étendu et a acquis une efficience allant bien au-delà de ce qu’on imaginait dans un laps de temps n’excédant pas six années. L’appel du mouvement reçoit de plus en plus de réponses favorables de la part d’acteurs traditionnels et puissants. Des grandes vedettes de la culture, des institutions financières mondiales, d’importants syndicats, des groupes confessionnels, des partis politiques, des gouvernements et des individus conscients de tous genres, tous commencent à passer à l’action. Notre mouvement mondial a en fait commencé à isoler Israël.


 

Cet article est un extrait original de The Case for Sanctions Against Israel (L’affaire des sanctions contre Israël), publié par Verso Books le 15 mai 2012, et dans lequel tout un panel de voix internationales plaident en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions.

Le livre présente des contributions de : John Berger, Slavoj Žižek, Angela Davis, Mustafa Barghouti, Ken Loach, Neve Gordon, Naomi Klein, Omar Barghouti, Ilan Pappe et bien d’autres encore.

L’auteur de cet article, Hind Awwad est une coordinatrice du Comité national palestinien des BDS (BNC)

L’article a été publié sur le site Ceasefire le 15 mai 2012 et a été traduit par Jean-Marie Flémal pour ce site.

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