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Signez la pétition pour le boycott du concours Eurovision 2019, machine de propagande israélienne

«Nous, soussigné.e.s, habitant.e.s d’Europe et d’ailleurs, faisons appel aux membres de l’Union Européenne de Radiotélévision – les diffuseurs publics – pour qu’ils se retirent du Concours de l’Eurovision accueilli par Israël, afin qu’ils ne se rendent pas complices des violations par Israël des droits humains des Palestiniens.»

Nous soutenons les nombreux artistes célèbres, dont d’anciens participant.e.s, qui ont endossé l’appel d’artistes et de journalistes palestiniens à se détourner de l’Eurovision 2019.

Nous exhortons les parolier.e.s et les interprètes à boycotter le concours 2019 accueilli par Israël, tout comme ils ont boycotté en son temps le régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

Barzilaï s’est mise au service de la propagande du gouvernement israélien d’extrême-droite.

Le contexte

Quelques jours à peine après la victoire d’Israël à l’Eurovision, les forces israéliennes ont massacré 62 Palestinien.nes à Gaza, dont six enfants, qui manifestaient pour la liberté et pour les droits des réfugiés. Depuis le début des manifestations de la “Grande Marche du Retour”, le 30 mars 2018, au moins 218 Palestinien.nes ont été tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza assiégée. Plus de 18.000 autres manifestants non armés ont été blessés, et parmi eux des milliers se sont fait tirer dessus à balles réelles, alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur du territoire de Gaza (qu’Israël prétend ne plus occuper) et ne représentaient aucune menace pour quiconque.

Le législateur israélien a récemment formalisé l’apartheid dans les lois fondamentales d’Israël, avec la « loi de l’État nation juif », qui confère un mandat constitutionnel de discrimination raciale contre les Palestiniens. En même temps, le régime d’apartheid d’Israël s’efforce de présenter « un visage plus agréable » d’Israël en utilisant la culture pour blanchir des décennies d’oppression et de dépossession des Palestiniens. 

SIGNEZ LA PETITION

En tant que gagnante de l’Eurovision pour Israël, Barzilaï représente l’État et participe aux efforts du gouver­nement israélien pour restaurer une image extrêmement dégradée, et perpétuer une fausse impression de normalité, tout en “blanchissant” les violations permanentes des droits humains des Palestiniens et du droit international.

Israël utilise ouvertement la culture comme instrument de propagande pour blanchir, justifier ou détourner l’attention de son régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien.

L’appel du PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel) pour un boycott culturel d’Israël est strictement institutionnel, c’est à dire qu’il cible les institutions israéliennes pour leur complicité dans l’oppression des Palestiniens par Israël. Ancré dans les préceptes du droit international et des droits humains universels, le mouvement BDS, dont le PACBI, rejette par principe le boycott d’individus fondé sur leur identité (comme la citoyenneté, la race, le genre ou la religion) ou leurs opinions.

Pour autant, si un individu représente l’État d’Israël ou une institution israélienne complice, ou bien s’il est missionné/recruté pour participer aux efforts d’Israël pour se créer une nouvelle image, alors ses activités sont sujettes au boycott institutionnel appelé par le mouvement BDS. Les ambassadeurs culturels ne sont pas de simples individus; ils sont des représentants officiels du régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Netanyahou a proclamé la chanteuse gagnante de l’Eurovision 2018 «plus grande ambassadrice d’Israël». Elle se prête à cette instrumentalisation au bénéfice de l’extrême-droite israélienne et du régime d’apartheid.

Comme gagnante de l’Eurovision pour Israël, Netta Barzilaï est une représentante d’Israël et une ambassadrice culturelle de son régime d’occupation et d’apartheid. Elle a clairement été recrutée pour participer aux efforts d’Israël pour se créer une nouvelle image. Ces deux aspects rendent ses apparitions boycottables, étant donné qu’elles font partie des efforts d’Israël pour perpétuer une fausse impression de normalité, de blanchiment de ses violations des droits humains des Palestiniens et du droit international.

Le 14 mai, le jour où Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants, Netta Barzilaï a donné un concert festif à Tel Aviv, accueilli par le maire et elle a dit : « Nous avons une raison d’être heureux ».

Benjamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël a appelé Barzilaï « la meilleure ambassadrice d’Israël », soulignant le programme de blanchiment par l’art de son gouvernement d’extrême droite.

Dans une interview datant de juillet 2016 pour Associated Press, Barzilaï a dit « Israël est fantastique. Nous avons des gens fantastiques ». Elle a ajouté : « Nous sommes très chaleureux et vibrants et nous avons de bonnes valeurs (mais) de tellement mauvaises relations avec le monde ».

Les institutions du gouvernement israélien font régulièrement la promotion des spectacles de Barzilaï. Le consulat d’Israël aux États Unis a fait la promotion d’un spectacle en Caroline du Nord et l’ambassade d’Israël en Autriche, à Vienne.

Barzilaï participe aussi au programme de pinkwashing du gouvernement israélien, l’utilisation cynique des droits des LGBT pour masquer son déni continu des droits humains des Palestiniens. Elle s’est produite dans la Tel Aviv Pride soutenue par le gouvernement et à des événements de ce type dans toute l’Europe, notamment à Cologne avec l’ambassade d’Israël comme sponsor. Dans le cadre d’une tournée européenne en novembre 2018, elle se produira à Paris dans un événement organisé par Eliad Cohen de Papa Party et Arisa, qui font partie de la propagande et du pinkwashing d’Israël.

En septembre 2018, BarzilaÏ s’est produite dans un événement organisé par le Keren Hayesod – Appel unifié d’Israël, une quasi institution israélienne.

En août 2018, Barzilaï s’est produite à la fête d’anniversaire de Sheldon Adelson, milliardaire américain anti-palestinien, soutien fanatique du gouvernement d’extrême droite israélien et de Donald Trump. C’est un des plus gros donateurs aux organisations anti palestiniennes des États-Unis et un de principaux bailleurs de fonds des colonies israéliennes.

 

 

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