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Répression 2.0 : l’armée d’occupation israélienne se met au “big data”

Il y a longtemps que l’armée israélienne utilise un puissant dispositif informatique pour contrôler la population palestinienne. C’est particulièrement le cas aux point de contrôle disséminés au long du “mur de l’apartheid” illégalement construit pour séparer le territoire israélien de la Cisjordanie occupée, non sans amputer largement celle-ci d’une partie de ses meilleures terres agricoles, attractions touristiques, etc… C’est notamment sa participation à ce dispositif qui vaut à la firme Hewlett-Packard de figurer très haut sur la liste des cibles de la campagne mondiale Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS).

Depuis un moment, l’armée d’occupation a entrepris de constituer une énorme base de données contenant les données personnelles du plus grand nombre possible Palestiniens apparemment choisis au hasard lors de leur passage à un checkpoint routier à l’intérieur de la Cisjordanie. Il ne s’agit donc plus de contrôler les entrées et sorties du territoire israélien, mais d’enregistrer massivement les données personnelles des Palestiniens et leurs déplacements à l’intérieur du territoire occupé. 

Les soldats israéliens installent des point de contrôle mobiles temporaires, et les données personnelles des hommes palestiniens – particulièrement s’ils sont jeunes – qui y passent sont enregistrées : nom, date de naissance, numéro de téléphone, type de véhicule, numéro de permis de conduire,… Leurs papiers d’identité sont photocopiés, et ils doivent indiquer quel est leur destination et d’où ils viennent. Les hommes âgés, ainsi que les femmes et les enfants, ne sont pas enregistrés. Pour les autres, selon des soldats chargés de cette mission, le but est de collecter autant d’informations que possible.

Des officiers d’active et de réserve ont indique que l’objectif poursuivi est de réunir un maximum d’informations sur des individus choisis au hasard, dans l’espoir que cela soit ultérieurement utile pour éviter des “attaques terroristes” ou pour favoriser le travail des enquêteurs après de tels actes.

Les point de contrôle où cette opération de collecte de renseignements est menée fonctionnent de préférence tôt le matin, au moment où un grand nombre de Palestiniens se déplacent pour aller travailler. Cela contribue à accentuer les embarras de circulation, déjà très importants, aux heures de pointe.

Les soldats postés aux différents points de contrôle doivent enregistrer au minimum 100 Palestiniens pendant leur tour de garde, selon Haaretz.

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