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Quand les « services » d’Israël sous-traitent le harcèlement de pro-palestiniens sur le territoire des États-Unis à une firme privée

Hatem Bazian, un militant pro-palestinien de longue date, est âgé d’une cinquantaine d’années et vit avec sa famille dans une rue calme de North Berkeley, près du campus de l’Université de Californie, où il enseigne. Tôt le matin du 10 mai 2017, alors que qu’il était sur le point de conduire sa fille adolescente à l’école, il a remarqué des tracts déposés sur le pare-brise des voitures garées devant les maisons proches. De prime abord, Bazian a supposé qu’il s’agissait une fois de plus de publicités pour un nouveau film ou pour un restaurant. Mais quand il a regardé de plus près le dépliant qui avait été déposé sur sa BMW, il s’est rendu compte qu’on y voyait en bien évidence une photo de son propre visage, sous un slogan qui disait: « Il soutient le terrorisme ». Bazian le replia rapidement pour le soustraire au regard de sa fille…

Hatem Bazian est le président de l’association «American Muslims for Palestine» – .Photo : Mike Segar / Reuters

Né en Jordanie d’un père originaire de de Naplouse, en Cisjordanie, et d’une mère de Jérusalem, Bazian est depuis longtemps un ardent défenseur des causes palestiniennes. Pendant des décennies, de fervents partisans d’Israël ont critiqué le militantisme de Bazian. L’incident avec les tracts cependant, était particulièrement stressant, m’a-t-il dit. Il etait locataire de sa maison et n’avait pas publié son adresse. Ses adversaires, pensa-t-il, devaient donc l’avoir suivi. Plus tard dans la journée, Bazian, qui se décrit comme un partisan de la non-violence, a rapporté ce qui était arrivé à la police de Berkeley.Et, dit-il, les policiers lui ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire contre le harcèlement qui le visait.

Bien que l’on ne puisse prouver qui a déposé les tracts désignant Bazian comme un soutien du terrorisme, des documents internes émanant d’une société privée de renseignement israélienne appelée Psy-Group montrent qu’au moment de l’incident, la société et peut-être d’autres enquêteurs privés, visaient Bazian en raison de son rôle de premier plan dans la promotion du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS),  qui incite les entreprises, les universités et les gouvernements locaux à imposer à Israël un boycott économique, universitaire et culturel pour protester contre le traitement réservé aux Palestiniens. (…)

Les opérations de renseignement et d’influence de Psy-Group, qui incluaient une tentative infructueuse à l’été 2017 de provoquer des élections locales dans le centre de la Californie, ont été décrites en détail dans une enquête du New Yorker que j’avais co-écrite au début du mois [de février 2018]. Avant de fermer ses portes, l’année dernière, Psy-Group faisait partie d’une nouvelle vague de sociétés de renseignement privées recrutant dans les rangs des services secrets israéliens et se présentant comme des «Mossads privés».

Au départ, la société Psy-Group se distinguait parmi ses concurrents parce qu’elle n’a pas seulement collecté des renseignements; ses agents ont utilisé de fausses identités pour diffuser secrètement des messages dans le but d’influencer l’opinion publique et le comportement des gens. En 2016, Psy-Group a eu des pourparlers avec les responsables de la campagne de Trump et d’autres [personnages politiques] à propos de la conduite d’opérations «d’influence» secrètes au profit du candidat [à la présidence des États-Unis].

Le fondateur et P.D.G. du groupe Psy-Group, Royi Burstien, un vétéran des services de renseignement israéliens qui a créé la société en 2014, m’a confié que ses pourparlers avec la campagne Trump n’ont abouti à rien. La position de la société a toutefois attiré l’attention de Robert Mueller, le procureur spécial, qui a enquêté sur une ingérence dans la course à la présidentielle de 2016.

Les opérations de Psy-Group contre les militants BDS sur les campus des universités américaines ont commencé en février 2016, selon des documents internes. La société a collecté des fonds à New York auprès de donateurs juifs et de groupes pro-israéliens et leur a assuré que leur identité serait maintenue secrète. Psy-Group leur a dit que son objectif était de faire en sorte que les donateurs ne soient impliqués d’aucune manière.

La campagne, baptisée “Project Butterfly”, visait initialement des militants BDS sur des campus universitaires dans «un seul État américain», qui selon ce que d’anciens employés de Psy-Group m’ont confié devait être New York. La société a indiqué que ses agents avaient établi des listes d’individus et d’organisations à cibler. Les agents ont ensuite recueilli des informations dénigrantes sur les médias sociaux et le « web profond», des zones de l’internet non indexées par des moteurs de recherche tels que Google.

Dans certains cas, des agents de Psy-Group ont mené contre leurs cibles des opérations secrètes de collecte “humaine” d’informations, ou HUMINT, sur le terrain.

LA PRIVATISATION DES COUPS TORDUS

Les services de renseignements israéliens insistent pour dire qu’ils n’espionnent pas les citoyens Américains, affirmation contestée par leurs homologues étatsuniens.  Les responsables israéliens ont toutefois admis que cette interdiction ne s’appliquait pas aux entreprises privées telles que Psy-Group, qui utilisent pour des opérations ciblant des citoyens Américains des agents démobilisés des Forces de défense israéliennes et d’anciens membres des unités de rensei­gnement d’élite, plutôt que des membres en service actif.

Le “projet Butterfly” a consisté pour les agents de Psy-Group à diffuser des informations négatives sur des militants BDS en opérant de manière telle que l’entreprise ou ses donateurs ne puissent être mis en cause. Selon un résumé de la campagne de Psy-Group datant de mai 2017, l’objectif était de créer “une nouvelle réalité dans laquelle les militants anti-israéliens sont exposés et contraints de faire face aux conséquences de leurs actions”. Les messages de la campagne ont été conçus pour convaincre les Américains que “les activités anti-israélienne équivalent à du terrorisme”, a expliqué la compagnie à ses donateurs. Un ancien employé de Psy-Group a affirmé que ces soi-disant tactiques dites de “name-and-shame1 étaient souvent efficaces pour faire taire un activiste de BDS. «Ils disparaissaient», m’a confié cet employé, affirmant que certains militants semblaient moins engagés après la publication d’informations désobligeantes à leur sujet.

Si un militant prétendait être un musulman pieux, les agents chercheraient la preuve qu’il avait eu un comportement inacceptable aux yeux de nombreux musulmans pratiquants, comme boire de l’alcool ou avoir une relation amoureuse, a expliqué un ancien employé. La campagne BDS semblait toutefois recruter rapidement de nouveaux militants.

L’ancien employé a assimilé la campagne de Psy-Group à la “guerre contre le terrorisme2 en déclarant: « C’est sans fin ».

Pendant la période où Psy-Group a monté sa campagne anti-BDS, plusieurs sites web, dont outlawbds.com 3, aujourd’hui disparu, ont publié des informations sur les dirigeants et les sympathisants du mouvement. Déterminer avec certitude qui était derrière ces sites est difficile parce que Psy-Group et d’autres organisations impliquées dans la lutte anti-BDS ont utilisé des avatars et d’autres tactiques pour dissimuler leur implication.

Des pratiques de dissimulation ont été utilisées par les agents impliqués dans la campagne anti-BDS : un prête-nom qui s’est identifié comme «Alex Walker» a envoyé un courrier électronique non sollicité le 15 août 2017 à un courtier en publicité qui représentait plusieurs publications nationales juives. “Walker” affirmait qu’un ami lui avait recommandé le courtier et qu’il était impressionné par ses services. Lorsque le courtier a demandé le nom de cet ami, “Walker” a esquivé la question. Le courtier, qui a requis l’anonymat, explique qu’à ce moment il a commencé à soupçonner que “Walker” n’était pas celui qu’il prétendait être. “Walker” a dit qu’il était mécontent de BDS et qu’il voulait que le courtier place des publicités faisant la promotion du site outlawbds.com dans la région de New York. “Walker” a affirmé que son assistant paierait les frais (huit cents dollars) via PayPal. Le courtier m’a dit qu’il avait fait publier les annonces et pris l’argent malgré ses soupçons concernant “Walker”. “Dans mon esprit, je ne faisais rien de mal”, a-t-il ajouté.

Le site web outlawbds.com publiait de courts portraits de militants BDS, parmi lesquels Peter Moskowitz, un juif américain partisan du mouvement. Son profil contenait des fautes d’orthographe et, à un moment donné, l’appelait “elle”.  Mais le site contenait aussi des éléments d’information  relevant de la vie privée qui ont surpris Moskowitz : alors qui’il n’avait pas révélé son implication sur l’internet, pas plus qu’il n’en avait parlé à de nombreux amis, outlawbds.com avait d’une manière ou d’une autre découvert son appartenance à une organisation juive de gauche qui critique le traitement des Palestiniens par Israël.

Le “projet Butterfly” était supervisé par un conseil consultatif composé «d’anciens hauts fonctionnaires et d’experts des secteurs gouvernementaux, de la sécurité et juridique», selon des documents de Psy-Group. Yaakov Amidror, le plus chevronné de ces anciens responsables, est devenu le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Benjamin Netanyahu après avoir dirigé une division d’analyse du renseignement militaire au sein de l’armée israélienne. Amidror m’a affirmé qu’avant de siéger au conseil d’administration, il s’était entretenu avec Daniel Reisner, l’un des avocats les plus en vue d’Israël, et associé de Herzog Fox & Neeman, qui était le conseil externe de Psy-Group. Il affirme que Reisner lui avait raconté que les opérations de Psy-Group aux États-Unis contre les militants BDS étaient légales. Amidror a déclaré qu’il avait conseillé aux dirigeants de Psy-Group de s’assurer que leurs membres n’enfreignaient aucune loi ou norme américaine en ciblant des activistes américains. “Ne les battez pas. Ne rentrez pas chez eux”, avait notamment recommandé Amidror, selon ses dires.

Amidror affirme qu’il soutenait l’objectif central de l’opération Psy-Group : ”exposer“ [dénoncer publiquement] les dirigeants de la campagne BDS sur les campus universitaires américains et collecter des informations sur leurs relations éventuelles avec des organisations palestiniennes et d’autres groupes.

Le gouvernement israélien n’était pas là [pour le faire] et je pensais que si des particuliers étaient prêts à le faire, cela méritait d’être encourage”, a déclaré Amidror. “Il faut savoir qui est derrière eux. Ce n’est pas connu. Nous ne savons pas d’où vient l’argent, ni dans quelle mesure ils sont liés à [l’Autorité Palestinienne de] Ramallah ou au Hamas”. Il défend le bien-fondé d’une entreprise privée israélienne de renseignement collectant et diffusant des informations sur les citoyens américains ayant soutenu la campagne BDS. “Si c’est dans le domaine public, pourquoi pas ? Je ne vois aucun problème”, dit-il. “Si quelqu’un ne veut pas qu’une chose soit divulguée publiquement, il ne devrait pas le dire sur l’nternet ou sur les réseaux sociaux”, estime Amidror.

Après qu’Amidror ait rejoint le groupe, Psy-Group a recruté Ram Ben-Barak, qui avait quitté ses fonctions de directeur adjoint du Mossad à la fin de 2011 pour l’aider en tant que conseiller stratégique rémunéré pour le “projet Butterfly”. Il travaillait un jour par semaine dans les bureaux de Psy-Group, près de Tel-Aviv. Ben-Barak a déclaré qu’il croyait que les partisans d’Israël n’avaient d’autre choix que de contrer la campagne BDS aux États-Unis. “Il faut le faire. Ils se battent contre nous, alors nous devons nous battre contre eux”, dit-il.

En 2017, Psy-Group avait prévu d’étendre le “projet Butterfly” pour cibler jusqu’à dix campus universitaires et autres “sites”, selon des documents de l’entreprise. En outre, la société a indiqué que ses membres se concentreraient sur 15 à 20 “cibles individuelles au niveau national”. Les donateurs ont été informés que le Psy-Group avait “cartographié des pôles anti-Israël” dans [le territoire des États-Unis] et avait “exécuté 5 opérations de riposte rapide à l’échelle nationale”, sans expliquer ce que ces opérations impliquaient et qui elles ciblaient.

Les noms des cibles de Psy-Group ne figuraient pas dans le résumé de mai 2017 du “projet Butterfly”, qui était estampillé “confidentiel”. Mais quelques jours après l’incident à l’extérieur du domicile de Bazian, le fondateur et PDG de Psy-Group, Royi Burstien, a fourni aux chercheurs d’un “think tank” de Washington appelé “Fondation pour la défense des démocraties4 (FDD) un rapport qui contient les noms de certains membres du BDS, les activistes que la firme israélienne avait ciblés ou prévoyait de cibler.

Selon le rapport de Psy-Group, la société aurait préparé des «dossiers» sur Bazian et huit autres personnes. Psy-Group a déclaré à la fondation que Bazian avait retenu «toute [son] attention» et que son dossier comprenait des «antécédents judiciaires» et d’autres documents «obtenus via les capacités HUMINT», utilisant l’abréviation de collecte de renseignements. 5 Interrogé sur le rapport, Bazian a déclaré ne pas savoir exactement à quoi Psy-Group faisait référence en invoquant «des antécédents judiciaires» . Il a indiqué qu’il avait reçu des contraventions pour excès de vitesse au fil des ans et avait été arrêté à San Francisco en 1991 , pour avoir aidé à organiser une manifestation d’étudiants.

La “Fondation pour la défense des démocraties”(FDD) et Psy-Group semblaient partager un intérêt particulier pour le rôle d’une organisation pro-BDS que Bazian avait fondée, l’“American Muslims for Palestine6 (A.M.P.) Lors d’une audition au Congrès en 2016, Jonathan Schanzer, vice-président de la FDD chargé de la recherche, a affirmé que Bazian et d’autres personnes travaillant pour ou pour le compte de A.M.P. avaient des liens avec des organisations qui, selon lui, auraient été accusées de fournir de l’argent au Hamas. Bazian a affirmé que les accusations de la fondation faisaient partie d’une “campagne de dénigrement qui tente de discréditer toute personne qui traite avec la Palestine”. Il a ajouté : “Je n’ai aucun lien avec aucun groupe palestinien, faction ou organisation en Palestine occupée”.

Psy-Group a fait part à la fondation de son intention de mener une enquête sur “les organisations et les entreprises” qui parrainent les conférences de AMP. Elle a également identifié comme cible future un militant palestinien basé au Wisconsin, Salah Sarsour, responsable depuis 2015 de l’organisation des conférences en question. Psy-Group a affirmé que Sarsour avait “des liens avec le Hamas”. (Sarsour a déclaré qu’il n’avait aucune relation avec le groupe).

Sarsour, qui a quitté la Cisjordanie pour les États-Unis en 1993, m’a raconté deux incidents survenus depuis l’été 2017, qui l’ont conduit à suspecter que des gens l’espionnaient – bien qu il ne dispose d’aucune preuve tangible, ainsi qu’il en convient.

Un responsable de la FDD a confirmé que le “groupe de réflexion” avait rencontré Psy-Group, mais il assure que la fondation ‘n’a pas signé de contrat avec cette entreprise, et que “leurs recherches ont peu contribué à faire avancer la nôtre”. Psy-Group a cessé ses activités en février 2018, des agents du FBI ont commencé à enquêter sur son travail. D’autres organisations anti-BDS ont continué à agir contre les militants [pour le compte d’Israël].

La page que CanaryMission.org 7 consacre à Bazian l’accuse de propager “un antisémitisme classique” et présente plusieurs vidéos, dont l’une intitulée “Le professeur le plus dangereux d’Amérique”.

«Je suis inquiet et je fais le point sur les tactiques d’intimidation», me dit Bazian. «Mais je ne suis pas découragé», ajouite-t-il aussitôt.

Adam Entous


Cet article est paru sur le site de The New Yorker le 28 février 2019, sous le titre «How a Private Israeli Intelligence Firm Spied on Pro-Palestinian Activists in the U.S.».
Traduction : Luc Delval

Nous avions déjà évoqué les activités de Psy-Group et d’autres sous-traitants privés des services secrets israéliens dans un article de juillet 2018 : «Israël craint la révélation de ses coups tordus contre BDS»

 

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Notes   [ + ]

1. Littéralement : “nommer et faire honte” – NDLR
2. Le concept de “guerre contre le terrorisme” a été promu conjointement par les dirigeants israéliens et le Président des États-Unis G.W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Il s’agit d’un concept absurde, “le terrorisme”, phénomène protéiforme et sans cesse changeant (dont d’ailleurs les services des États-Unis financent, arment et encouragent certaines factions pour nuire à d’autres, jusqu’à ce que cela se retourne contre eux, ce qui ne les empêche pas de recommencer…), n’étant pas un pays susceptible d’être conquis ou contraint à la reddition. Cette “guerre” est donc effectivement vouée à être sans fin, ce qui correspond aux intérêts de ses initiateurs, liés notamment au commerce des armes – NDLR
3. “outlawbds” peut se traduire par “mettre BDS hors-la-loi” – NDLR
4. Foundation for Defense of Democracies – Fondée en 2001, la “Fondation pour la défense des démocraties”, est un think tank néoconservateur basé à Washington, qui se concentre sur les questions relatives à la sécurité nationale et la politique étrangère. Clifford D. May en est le fondateur et le président et Mark Dubowitz  en est le PDG et est actuellement conseiller Trump pour l’Iran. La déclaration de mission de la Fondation mentionne “la promotion du pluralisme et le défense des valeurs de la démocratie et le combat contre les idéologies qui animent le terrorisme”. – NDLR
5. Autrement dit, le recueil d’informations par des agents agissant personnellement sur le terrain – NDLR
6. “Musulmans Américains pour la Palestine – NDLR
7. Les promoteurs de “Canary Mission”, qui s’acharnent à dénoncer nommément celles et ceux qui s’opposent, de quelque manière que ce soit à Israël, à donner sur leurs actions et leur vie même autant de détails que possible (avec photos, et les liens qui sont supposés exister entre eux, dans le but explicite de provoquer la répression contre eux – en particulier dans le cas des enseignants – ou, dans le cas des étudiants, de les exclure du marché du travail pour l’éternité car “The Canary Mission” se donne explicitement pour mission d’empêcher les étudiants qui militent pour les droits des Palestiniens dans les campus des États-Unis de trouver un emploi après l’obtention de leur diplôme), sont très discret sur eux-mêmes, sur leurs soutiens financiers et leurs sympathisants.  Dans un article du 27 mai 2015, le quotidien israélien Haaretz remarquait que parmi celles et ceux que “Canary Mission” cloue à son pilori électronique, beaucoup n’ont eu que relativement peu d’activités militantes relatives à la Palestine ou Israël. – NDLR

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