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Pourquoi Israël peut tout se permettre : “ils achètent les élections américaines”, dit un ancien de l’administration Reagan

Un ancien Secrétaire adjoint au Trésor de l’administration Reagan, Paul Craig Roberts, le dit sans détour : si Obama feint de ne pas savoir exactement ce qui s’est passé lors de l’arraisonnement de la “flottille de la liberté” dans les eaux internationales c’est “pour laisser libre cours à la propagande israélienne” qui déferle massivement dans les média américains (et pas que…).

Il s’agit, dit-il en substance, de laisser le temps aux sionistes de “construire une histoire”, après quoi cette affaire passera aux oubliettes “tout comme l’invasion de Gaza par Israël il y a quinze mois”. Il rappelle que le Congrès américain a choisi à l’unanimité – après que l’ONU ait confié l’enquête sur les événements de Gaza à un juge juif et sioniste, M. Goldstone – d’enterrer très profondément son rapport pour qu’on n’entende plus parler des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël.

PAROLES D’ORFEVRE

Le vice-président des États-Unis Joe Biden a affirmé jeudi qu’Israël a le “droit absolu” de “défendre sa sécurité”, tout en soulignant qu’il fallait trouver une solution à la “mauvaise” situation à Gaza.

Je pense qu’Israël a un droit absolu de s’occuper de ses intérêts de sécurité”, a déclaré M. Biden, lors d’un entretien avec la télévision publique américaine PBS diffusé mercredi soir. “On peut discuter le fait de savoir si Israël aurait dû faire descendre des gens sur ce bateau ou pas, mais la vérité est qu’Israël a le droit de savoir si oui ou non des armes sont introduites” à Gaza, a expliqué le vice-président américain.

On ne pouvait attendre moins de la part de l’hyper-puissance qui s’est rendue, tout au long de l’histoire, coupable de violations incessantes du droit international en général et des droits humains en particulier à côté desquelles les plus inqualifiables crimes israéliens paraissent, tous comptes faits, insignifiantes.

Cela ne changera pas, dit-il, “aussi longtemps que le lobby israélien aura la puissance financière nécessaire pour élire le Congrès des États-Unis, et le Président des États-Unis, le gouvernement américain ne fera rien”.

Il en irait autrement, dit-il, si l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee, le principal organisme constituant le lobby israélien aux USA, dont le budget de fonctionnement se monte à plus de 15 millions de dollars par an) était considéré comme “un agent étranger” car dans ce cas “ils ne pourraient plus acheter nos élections”. Mais, ajoute-t-il, si on faisait cela, ils créeraient simplement une autre organisation.

Toujours est-il, ajoute-t-il encore que actuellement “as long as they own the Congress, they own the government and they own the Presidency” (“aussi longtemps qu’ils possèdent le Congrès, ils possèdent le gouvernement et ils possèdent la Présidence”).

Après tout, s’ils achètent les élections, c’est qu’elles sont à vendre. This is a free country, is’nt it ?

 

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