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Pour se débarrasser d’Arafat, l’armée israélienne avait reçu l’ordre d’abattre un avion civil rempli de passager

Si dans la mémoire de beaucoup d’occidentaux la notion de piraterie aérienne reste encore largement associée aux actions de commandos palestiniens (qui remontent toutes aux années 1970, à une exception près en 1986 au Pakistan) c’est pourtant Israël qui, en décembre 1954, fut le premier au Proche-Orient à y recourir, sur l’ordre du Ministre de la Défense de l’époque, Pinhas Lavon : l’armée de l’air israélienne inter­cepta un avion civil syrien et prit en otage pilotes et passagers pour contraindre le gouvernement de Damas à relâcher cinq soldats israéliens capturés durant une opération d’espionnage 1.

Il était 21 heures 30, ce 28 décembre 1968, et le trafic était normal sur l’aéroport international de Beyrouth. Rien ne laissait présager de ce qui allait se passer. Un des avions de la compagnie MEA s’apprêtait à décoller lorsque les portes s’ouvrirent devant un militaire libanais qui demanda aux passagers de quitter l’avion immédia­tement. Quelques minutes plus tard, l’appareil flambait au milieu de la piste de l’aéroport.

L’attaque israélienne fut brutale et soudaine. Bilan: 13 appareils complètement détruits en moins d’une demi-heure sans provoquer la moindre réaction des forces de sécurité libanaises. Israël menaçait, depuis quelque temps, de s’en prendre au Liban en riposte aux fréquentes attaques des fedayin palestiniens, mais personne ne s’attendait à une telle agression. Quatre hélicoptères israéliens s’approchèrent de la côte sans être repérés. Des engins explosifs furent déposés par les commandos israéliens sur 13 appareils qui se trouvaient sur la piste de l’aéroport. Toute la flotte aérienne civile libanaise fut anéantie 2.

Ces premiers “exploits” furent suivi de beaucoup d’autres, qui classent nettement Israël dans la catégorie des “États voyous”.

Ainsi, alors qu’il était le ministre israélien de la Défense, Ariel Sharon a ordonné à l’armée israélienne d’abattre tout avion de ligne, même rempli de passagers, s’il était confirmé que Yasser Arafat était à bord.

Dans un cas où l’opération fut envisagée, en 1982, l’avion en question transportait 30 enfants palestiniens blessés, survivants du massacre de Sabra et Chatila 3.

Cette opération a été annulée, mais, selon un nouveau livre d’un journaliste israélien, il s’agissait d’un grand nombre d’assassinats planifiés, dont certains s’inspiraient même du film “The Manchurian Candidate4.

Une note manuscrite du chef d’État major de l’armée israélienne, Rafael Eitan, ordonnant qu’un avion de ligne civil soit abattu si Yasser Arafat était à bord

Ce nouveau livre, intitulé “Rise and Kill First : The Secret History of Israel’s Targeted Assassinations5 6 contient bien d’autres révélations concernant les intentions d’Ariel Sharon, et les agissements d’un groupe d’agents spéciaux qu’il avait mis sur pied : faire exploser des avions de ligne transportant des Palestiniens blessés, faire exploser le stade de Beyrouth ou approuver le meurtre de journalistes israéliens, il n’y avait aucune limite.

«L’opération militaire avait été lancée par le Mossad et, profitant de la sécurité laxiste à l’aéroport d’Athènes, [les agents] attendaient Arafat dans la zone où étaient stationnés les avions privés», explique Ronen Bergman dans le New York Times, dans un article où il révèle une partie de son livre qui vient de paraître.

Le général Rafael Eitan, alors chef d’état-major de Sharon, qui selon Bergman faisait campagne pour l’opération, a envoyé des jets israéliens prendre en chasse l’avion supposé transporter Arafat.

Eitan avait insisté auprès des pilotes, alors que l’avion décollait d’Athènes : «Vous ne tirez pas sans mon feu vert. C’est clair ? Même s’il y a un problème de communication, si vous n’entendez pas mon ordre, vous n’ouvrez pas le feu». Mais la confirmation n’est jamais venue, et l’homme qu’ils pensaient être Yasser Arafat était probablement son jeune frère, écrit Bergman.

Celui-ci rapporte que de novembre 1982 à janvier 1983, quatre F-16 et F-15 étaient en état d’alerte permanente au cas où Arafat serait repéré. Ils ont décollé en urgence “au moins cinq fois pour intercepter et détruire des avions de ligne censés transporter Arafat, pour être rappelés peu après le décollage”, écrit Bergman dans le New York Times.

Lors d’une de ces opérations les avions de chasse israéliens se sont approchés d’un vol commercial parti d’Amman (en Jordanie) à destination de la Tunisie avant que la mission soit annulée in extremis. Dans un autre cas, ils ont même perturbé les communications d’un Boeing 707 qu’ils visaient.

Tuez-les tous

Selon ce nouveau livre, après l’attaque terroriste de Nahariya en 1979, Eitan décida d’intensifier la lutte d’Israël contre l’OLP : “Tuez-les tous”, a-t-il dit à son adjoint en parlant des membres de l’organisation palestinienne basée au Liban.

Meir Dagan, l’homme qui plus tard prendrait la tête du Mossad, fut alors désigné par Eitan pour diriger ce qu’il appelait le «Front pour la libération du Liban des étrangers».

Après 1981, quand Sharon fut nommé ministre de la défense, l’opération – qui selon Bergman était jusqu’alors menée «presque entièrement sans l’autorisation ou la connaissance» de l’establishment de la défense ou du gouvernement – est passé à la vitesse supérieure. Parmi ses différentes idées : bombarder le stade de Beyrouth où la direction palestinienne organisait un événement. L’excessif enthousiasme des pilotes chargés de larguer les engins explosifs sur le stade fit en sorte qu’elles n’explosent pas car largués à trop basse altitude… Le bombardement fit pourtant une unique victime : le chauffeur de Abu Jihad, écrasé par une des bombes.

Un officier se souvient d’avoir dit au Premier ministre Menahem Begin : «Vous ne pouvez pas tuer tout un stade. Le monde entier sera après nous.». Begin annula les ordres de Sharon et décida d’abandonner ce projet d’attentat qui, selon Bergman, aurait éliminé leadership palestinien tout entier.

Cependant, Sharon ne s’est pas été découragé. Après avoir lancé une invasion du Sud-Liban en 1982, il a conçu un nouveau plan visant à pousser les Palestiniens à l’exil vers la Jordanie, afin d’en finir une fois pour toutes avec tout idée d’État palestinien en Cisjordanie. Un des éléments clés de ce plan, rapporte Bergman, était de tuer Yasser  Arafat.

Poisson salé

«A cette fin, un groupe de travail spécial a été créé, nommé “Salt Fish” avec Dagan et Eitan, qui était alors un conseiller en contre-terrorisme» écrit Bergman.  «Arafat n’était pas seulement un dirigeant palestinien, mais une sorte de père fondateur de la nation palesti­nienne. Le tuer aurait libéré une grande partie des conflits internes au sein de l’OLP et aurait entravé signifi­cativement sa capacité à prendre des décisions stratégiques à partir de ce moment», écrit encore Bergman.

L’équipe “Salt Fish” a effectivement organisé des attentats ciblés à Beyrouth, mais Arafat a échappé à toutes les tentatives. 

Uri Avnery en compagnie de Yasser Arafat

Quand, en juillet 1982, Uri Avnery, un célèbre journaliste israélien et militant pacifiste 7, s’est rendu à Beyrouth à l’invitation du service de presse de l’armée israé­lienne, laquelle avait envahi le Liban, il en profita pour interviewer Arafat, et l’équipe de tueurs de Sharon l’a suivi dans le but d’éliminer Arafat, même au prix de la vie d’Israéliens. Mais les précautions d’Arafat ont été payantes et les journalistes ont eu la vie sauve eux aussi.

Aujourd’hui Uri Avnery raconte ironiquement dans Haaretz qu’il se félicite des précautions prises par le leader de l’OLP, qui leur ont probablement sauvé la vie à tous deux, ainsi qu’aux deux journalistes israéliennes qui l’accompagnaient et à une équipe allemande de télévision, également de l’aventure : «La route vers le lieu de rendez-vous fut un peu étrange – nous avons été conduits en zigzags fous, d’avant en arrière, à droite et à gauche. Je présumais qu’Arafat avait ordonné qu’ils prennent des mesures de précautions pour s’assurer que je ne serais pas capable de me rappeler le chemin. Je savais bien sûr que Beyrouth-Ouest était rempli d’agents phalangistes chrétiens qui voulaient le tuer. Il ne m’est jamais venu à l’esprit que nous étions suivis depuis les airs. Le récit que Bergman a recueilli auprès des gens du Mossad me semble un peu suspect. Comme je l’ai dit, je ne connaissais pas la réunion plus de 24 heures d’avance». La rencontre, qui avait duré deux heures, n’eut pas lieu dans un immeuble de l’OLP, mais dans un appartement parfaitement banal, dans un immeuble qui ne l’était pas moins.

«Arafat a été sauvé par deux choses», a déclaré Uzi Dayan, commandant du commando “Salt Fish”, «sa chance inépuisable, et moi».

En effet, si tuer Arafat ne posait aucun problème à Uzi Dayan,  selon Bergman il ne voulait pas que des civils y laissent la vie par la même occasion. «Raful [le surnom d’Eitan] avait l’habitude d’exploser de colère. Il m’appelait et me disait : “Je comprends que vous avez des informations sur tel ou tel endroit. Pourquoi les avions ne sont-ils pas dans les airs ?J’ai répondu que c’était impossible parce qu’il y avait beaucoup de monde autour. Raful a répondu: “Oubliez ça. J’en prendrai la responsabilité”. Je n’étais pas prêt à le permettre. Raful ne m’apprendrait pas l’éthique de la guerre.»

Dans une note liminaire à son livre, Ronen Bergman fait amèrement remarquer à quel point Israël évolue vers de plus en plus de secret et d’opacité :

«La communauté israélienne du renseignement garde jalousement ses secrets. Son opacité presque totale est protégée par un écheveau complexe de lois et de protocoles, une censure militaire stricte, le recours à l’intimi­dation, des interrogatoires et mises en accusation de journalistes et de leurs sources, ainsi qu’une solidarité naturelle et la loyauté du personnel des agences d’espionnage. Tous les coups d’œil furtifs en coulisses ont, à ce jour, été partiels dans le meilleur des cas.

Comment alors, pourrait-on raisonnablement se demander, écrire un livre à propos d’une des organisations les plus secrètes sur terre ? Les efforts pour persuader l’appareil de défense israélien de coopérer aux recherches pour ce projet n’ont abouti à rien. Les demandes adressées à la communauté du renseignement pour qu’elle se conforme à la loi en transférant ses documents historiques aux Archives d’État et en permettant la publication de matériel  historique datant de cinquante ans ou plus ne se sont heurtées qu’à un silence rocailleux. Une requête devant la Cour suprême pour obtenir une injonction forçant à respecter la loi a traîné, avec la complicité de la Cour, pendant des années et n’a débouché en fin de compte sur rien d’autre qu’un amendement à la loi elle-même : les délais pendant lesquels les documents resteront désormais officiellement secrets ont été prolongées de 50 à 70 ans, de sorte qu’ils sont désormais plus longs que l’histoire de l’État d’Israël lui-même.»

Mais ce n’est pas tout : les notables qui tiennent entre leurs mains l’énorme appareil de la défense israélienne ne se sont pas contentés de faire de la résistance passive. Ronen Bergman raconte :

«L’establishement de défense n’est pas contenté de rester assis avec les bras croisés. Dès 2010, avant même que le contrat pour ce livre ait été signé, une réunion spéciale a eu lieu à la division des opérations du Mossad,  à Caesarée, afin de discuter des manières de désorganiser mes recherches.

Des lettres ont été écrites à tous les anciens employés du Mossad pour les mettre en garde contre toute proposition d’interview et d’anciens collaborateurs ayant occupé les fonctions jugées les plus problématiques ont été convoqués pour des entretiens individuels. Plus tard en 2011, le chef de général Staff de l’armée, le lieutenant général Gabi Ashkenazi, a demandé au Shin Bet de faire démarches agressives contre l’auteur, en affirmant que j’avais commis del’espionnage aggravé” en ayant en ma possession des secrets classifiés eten utilisant du matériel classifié pour me dénigrer [Ashkenazi] personnellement”. Par la suite, plusieurs mesures ont été prises par différents corps de l’État pour arrêter la publication du livre, ou du moins une grande partie»

On en avait déjà eu récemment d’autres indices

Dayan, rapporte Bergman, est même allé jusqu’à dissimuler des informations à Eitan : “Tout ce que je devais faire était de rapporter quand la cible était mûre du point de vue du renseignement. Donc, à partir de ce moment-là, chaque fois que nous savions que les bombardements allaient causer des pertes civiles massives, nous avons signalé que la cible n’était pas mûre du point de vue du renseignement.»

«J’ai dit au chef d’état-major Eitan que cela pourrait ruiner l’État à l’échelle internationale si l’on savait que nous avions abattu un avion de ligne civil», a déclaré à Bergman le chef du renseignement militaire israélien de l’époque, Amos Gilboa. «Peu à peu, la prise de conscience a grandi qu’Arafat était une question politique, et qu’il ne pouvait pas être considéré comme une cible pour un assassinat», a expliqué Gilboa.

Il n’en reste pas moins que la mort d’Arafat, le 11 novembre 2004 dans un hôpital parisien, reste extrêmement suspecte, et que nombreux sont ceux qui pensent que les services israéliens n’y sont nullement étrangers. Et que c’est loin d’être un cas unique…

Qui plus est, Sharon – que Bergman décrit comme en proie à des obsessions morbides – n’était qu’un homme alors qu’aujourd’hui il y a un bien plus grand problème institutionnel concernant l’appareil de sécurité d’Israël. Dotés de moyens technologiques colossaux et impitoyablement efficaces, les services israéliens – Mossad et Shin Bet –  n’ont plus besoin comme à l’époque de mois entiers pour organiser un simple meurtre. Ils sont maintenant capables de planifier quatre ou cinq “interceptions” par jour. “On s’habitue au meurtre. La vie humaine devient quelque chose de banal, dont il est facile de se débarrasser. Vous passez un quart d’heure, 20 minutes, pour décider qui tuer.

Cette citation est d’Ami Ayalon, qui en tant que patron du Shin Bet, vers la fin des années 90 a aidé l’organisation à prendre pied dans l’ère numérique. Il a aussi dit à Bergman : “j’appelle ça la banalité du mal”.

Selon Ronen Bergman,…

Israël a assassiné davantage d’individus qu’aucun autre pays du monde occidental depuis la deuxième guerre mondiale 8. […] Dans de nombreux cas, les dirigeants israéliens ont même estimé que dans le but de tuer la cible désignée, il était légal et moral de mettre en danger la vie de civils innocents à qui il aurait pu arriver de se trouver dans la ligne de tir. […]

Jusqu’au début de la deuxième intifada palestinienne, en septembre de 2000, quand Israël a commencé à répondre aux attentats suicides en utilisant des drones armés pour exécuter des assassinats, l’État avait déjà accompli environ 500 opérations de meurtre ciblées. Au cours de celles-ci, au moins 1.000 personnes ont été tuées, tant civils que combattants. Pendant la deuxième Intifada, Israël a exécuté encore environ 1.000 opérations, dont 168 ont réussi.

Depuis, et jusqu’à la rédaction de ce livre, Israël a exécuté environ 800 opérations de meurtre ciblées, dont presque toutes ont fait partie des opérations de guerre contre Hamas dans la Bande de Gaza en 2008, 2012 et 2014 ou des opérations du Mossad à travers le Moyen-Orient contre les Palestiniens, les Syriens et des cibles iraniennes. Par comparaison, on estime que pendant la présidence de George W. Bush, les États-Unis d’Amérique ont exécuté 48 opérations de meurtre ciblées, et sous la présidence de Barack Obama il y a eu 353 attaques de cette nature.

La banalité, en effet…

L.D.           


Sources :
Haaretz – “Israeli Army Ordered to Shoot Down Passenger Planes to Kill Arafat in 1982, New Book Claims” (24 jan. 2018)
New York Times – “Rise and Kill First’ Shines Light on Israel’s Hidden Assassinations” (31 jan. 2018)

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Notes   [ + ]

1. Voir Avi Shlaim, “The Iron Wall : Israel and the Arab World” – Edition originale en 2000, édition augmentée en 2014 (ISBN 978-0393346862).
2. Le 31 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU statue sur la plainte introduite par le Liban. Il condamne l’agression israélienne à l’unanimité de ses membres et adresse à Israël un avertissement, le menaçant «d’autres mesures que le Conseil pourrait envisager si de tels actes se répétaient». La première agression est gratuite. Les suivantes aussi, d’ailleurs…
3. Le massacre de Sabra et Chatila perpétré en septembre 1982, qui vit l’assassinat de centaines de civils dans les camps de réfugiés du Liban par les milices libanaises de droite, sous l’œil complice des soldats israéliens, est vécu par les Palestiniens comme une étape supplémentaire dans une histoire ponctuée de massacres et d’exactions, de Deir Yassine à l’opération « Rempart », en passant par Qibya. Sur les responsabilités israéliennes dans ces massacres, voir aussi (notamment) cet article publié par “Le Monde” en 2012.

A propos du massacre de Qibya, souvent oublié, Ronen Bergman rappelle : «A l’automne 1953, des fedayines  assassinèrent une jeune femme et ses deux enfants à Yehud, juste au sud-est de Tel-Aviv. Leurs morts brutales avaient choqué le public israélien. Le gouvernement avait juré d’exercer des représailles. L’hypothèse était que les militants arabes utilisaient des villages de Cisjordanie près de la frontière comme bases pour attaquer Israël. [Ariel] Sharon choisit comme cible un de ces villages, Qibya, qui pouvait, ou pouvait ne pas, avoir été impliqué dans les meurtres commis à Yehud. Le 15 octobre, avant l’aube, Sharon a pris la tête d’une force de 130 hommes de l’Unité 101, en emportant plus de 1.500 livres d’explosifs.

En quelques heures, le village fut détruit. Un des lieutenants de Sharon a témoigné plus tard :Dans l’opération Qibya nous avons fait sauter quarante-trois maisons. L’armée israélienne était équipé de petites lampes de poche héritées de l’Armée britannique, avec lesquelles on pouvait à peine voir. Nous sommes entrés [dans Qibya] avec un mégaphone, les lampes de poche allumées et en criant :s’il y a quelqu’un ici qu’il parte, parce que nous sommes sur le point de tout faire sauter”. Certains se sont levés et sont partis. Alors nous avons posé les explosifs et avons fait sauter les maisons. Quand nous sommes rentrés, nous avons annoncé que onze [Arabes] avaient été tués”. Le nombre des morts était six fois plus important. Au moins soixante-neuf [habitants de Qibya] ont été tués, pour plupart des femmes et des enfants. Le monde, y compris la plupart des gens en Israël et les communautés juives autour du globe, a été scandalisé. Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné le raid, aussi bien que le Département américain d’État, qui a annoncé qu’il avait déjà suspendu l’aide à Israël pour violation les accords d’armistice de 1949.» – Voir aussi, à propos notamment des techniques d’intoxication de l’opinion utilisées par Israël, cet article publié précédemment ici.

4. C’est à la même époque que, selon le témoignage d’un cinéaste hollandais, Sharon en personne vidait le chargeur de son arme sur des enfants libanais, abattus “comme des lapins
5. Random House – 784 pages – 21 USD – ISBN format papier : 978-1400069712 – ISBNformat électronique 978-0679604686
6. Le titre du livre vient du Talmud : “si quelqu’un vient pour te tuer, dresse-toi et tue le d’abord”
7. Uri Avnery est l’un des fondateurs de l’organisation israélienne Gush Shalom (« le bloc de la paix »)
8. Nous soulignons – NDLR

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