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Piraterie sanglante d’Israël : manifestation à Bruxelles

Plus de 600 personnes se sont rassemblées lundi (31 mai) devant le Ministère des Affaires Etrangères à Bruxelles pour protester contre l’inqualifiable agression d’Israël contre la « flotille pour Gaza » et exiger que le gouvernement belge et l’Union Européenne adoptent toutes les mesures utiles pour faire respecter le droit international – notamment la liberté de navigation en mer et la fin du blocus de la Bande de Gaza -, prennent les sanctions qui s’imposent contre Israël et fassent traduire en Justice ses dirigeants coupables de crimes de guerre répétés et de crimes contre l’humanité.

Une délégation de la « Plate-forme Charleroi-Palestine » y participait.

Des manifestations similaires ont eu lieu dans toute l’Europe, notamment en France à Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg, et Toulouse, tandis qu’à Paris la manifestation a connu une telle ampleur qu’elle a bloqué les Champs-Elysées.

Le gouvernement israélien et son armée tentent de bloquer autant que possible l’information, diffusant succes­sivement des données contradictoires notamment quant au nombre de morts et de blessés occasionnés par son action de piraterie en haute mer, de sorte que lundi soir le bilan n’est toujours pas connu avec exactitude. Mais le contrôle des média par Israël et ses relais ne s’arrête pas là.

Aux États-Unis, signale “Le Monde”, «non seulement l’attaque israélienne sur le convoi humanitaire en direction de Gaza ne fait pas l’ouverture des journaux télévisés, même sur les chaînes spécia­lisées, mais elle est reléguée loin derrière l’information qui continue de bouleverser les Américains : les fuites continues de pétrole dans le golfe du Mexique». Et au surplus, «sur les écrans américains, la conférence de presse du ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, est passée en boucle : “Sur l’un des six navires, les activistes se sont engagés dans un assaut violent contre nos soldats.” »

Quand des commandos israéliens armés jusqu’aux dents prennent d’assaut, en pleine nuit, un navire civil en haute mer, dans les eaux internationales, et sans qu’il y ait eu aucune provocation, on est priés de leur offrir des fleurs… sans faire de geste brusque.

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