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PHOTOS : Ils sont des milliers à porter le deuil du Palestinien assassiné par l’armée israélienne

Anne Paq et Faiz Abu Rmeleh/Activestills.org

Des Palestiniens venus de toute la Cisjordanie affluent vers le village d’Al-Walaja pour rendre un dernier hommage à Basel al-Araj, assassiné la semaine dernière par l’armée israélienne non loin de Ramallah. 

Le père de Basel al-Araj adresse un dernier adieu à son fils lors de ses funérailles à Al-Walaja, en Cisjordanie, le 16 mars 2017. (Photo : Activestills.org)

Le 16 mars, des milliers de Palestiniens venus de toute la Cisjordanie pour assister aux funérailles de Basel al-Araj, 31 ans, activiste palestinien et écrivain originaire du village d’Al-Walaja, près de Bethléem. Al-Araj a été tué par l’armée israélienne le 6 mars dernier dans une maison de la localité d’Al-Bireh, où il se cachait depuis des mois. L’armée a prétendu que le jeune homme avait été tué après qu’il eut ouvert le feu sur les forces israéliennes.

Selon l’agence de presse Ma’an, les autorités israéliennes ont restitué sa dépouille vendredi après-midi, au check-point 300, à l’entrée de Bethléem, après quoi le Croissant-Rouge palestinien l’a transférée à l’hôpital gouvernemental de Beit Jala.

Une autopsie a déterminé que la cause principale du décès était une balle dans le cœur, bien que neuf autres blessures par balles aient également été identifiées, selon une déclaration du ministère palestinien de la Santé.

Basel est arrêté par des soldats israéliens au cours d’une action directe contre la construction du mur de séparation dans son village d’Al-Walaja. Basel al-Araj était un activiste non violent bien connu, qui avait participé à de nombreuses manifestations et actions contre l’occupation, y compris dans son village, où les manifestations contre la construction du mur de séparation ont débuté en 2006.

Basel avait été arrêté précédemment, en avril 2016, par l’Autorité palestinienne qui l’accusait, lui et cinq autres activistes, de détenir illégalement des armes et de préparer une attaque contre les Israéliens. Suite à une grève de la faim, ils avaient été relâchés et étaient entrés dans la clandestinité.

Des femmes rendent hommage à Basel al-Araj lors de ses funérailles à Al-Walaja, en Cisjordanie, le 16 mars 2017. (Photo : Activestills.org)

La mort d’Al-Araj a déclenché un large mouvement de colère contre l’Autorité palestinienne et sa politique de coordination sécuritaire avec Israël. Al-Araj a été tué dans une zone A de la Cisjordanie, logiquement sous contrôle total de l’AP.

Un Palestinien se sert de son smartphone pour filmer les funérailles de Basel al-Araj à Al-Walaja, en Cisjordanie. (Photo : Activestills.org)

Les cinq autres Palestiniens libérés en même temps qu’al-Araj avaient été arrêtés par Israël tout de suite après leur libération d’une prison de l’AP et ils sont actuellement détenus en Israël. Dimanche, un petit groupe de Palestiniens a manifesté à Ramallah pour protester contre la décision de l’AP de poursuivre le procès et la manifestation a été dispersée avec une rare violence par la police palestinienne. Le lendemain, des centaines de personnes ont à nouveau parcouru les rues de Ramallah pour exprimer leur profonde réprobation.

 


Photos et texte : Anne Paq et Faiz Abu Rmeleh/Activestills.org
Publié le 19 mars 2017 sur +972Mag.com
Traduction : Jean-Marie Flémal

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