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Pendant qu’ils « négocient », les israéliens menacent, attaquent et exécutent…

Jeudi dans la matinée, deux attaques aériennes ont été lancées sur Gaza, une sur un entrepôt de matériel agricole et une autre près de la ville de Rafah, à la frontière avec l’Égypte. Selon les témoins ces attaques n’auraient fait aucune victime. Pour les militaires israéliens, les deux zones ciblées étaient des réserves secrètes d’armes et de munitions.

Cette attaque est la seconde en moins d’une journée. Mercredi après-midi, alors que se déroulait une nouvelle séance de négociations à Jérusalem, l’armée de l’air israélienne lançait une attaque ciblant un des nombreux tunnels reliant Gaza à l’Égypte. L’attaque aurait fait, selon les sources médicales locales, un mort, Wajdi Al Qadi, 22 ans, et deux blessés légers.

L’armée israélienne a déclaré que ces bombardements étaient une réponse aux attaques qui ont eu lieux précédemment dans la semaine. En fait quelques roquettes Qassam ont été tirés de Gaza mardi dernier, ne faisant aucune victime israélienne.

Selon le journal anglais The Telegraph, le ministre israélien de l’environnement, Gilad Eran, aurait évoqué la possibilité de reprendre l’opération Plomb Durci si les attaques se poursuivaient. “Il est évident que si tout cela continue, nous devrons envisager l’éventualité d’une opération Plomb Durci II” cite le Telegraph.

Enfin, mardi dernier, une manifestation non-violente près de la ville de Beith Hannon dans le nord de Gaza, qui réunissait des palestiniens ainsi que des militants internationaux a été violemment réprimée par l’armée israélienne. Les manifestants ont tenté de reboucher avec des pelles des tranchées creusées par les israéliens. Celles-ci sont faites pour établir une zone tampon à la frontière, pour des raisons de sécurité, zone qui empiète sur les terres agricoles palestiniennes. L’armée a ouvert le feu sur les militants, ne faisant cependant aucun mort.

Vendredi matin, les troupes israéliennes ont envahis la ville de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie, et assassiné Eyad Shlebaya, un des dirigeants du Hamas de Cisjordanie.

Les soldats ont attaqués la ville ainsi que Nur-Shams, un camp de réfugiés proche de Tulkarem, procédant à une fouille méthodique de chaque habitations qui a entrainé la capture de 15 membres du Hamas. Selon une déclaration du Hamas, l’assassinat de Shlebaya était prémédité, et les soldats ne lui ont laissé aucune chance de se rendre. En revanche, l’armée israélienne a déclaré que celui-ci essayait de s’enfuir, et que les soldats ont ouvert le feu après plusieurs sommations.

Mohamed, le frère de Shlebaya, a raconté aux média locaux que les soldats sont venus chez lui et l’on forcé à les conduire chez son frère. « Les militaires m’ont obligé à venir avec eux et, en arrivant chez mon frère, je leur ai demandé de l’appeler pour le forcer à se rendre, mais ils ont refusé ; ils ont fait sauté la porte de la maison et puis ont tiré sur mon frère alors qu’il était encore au lit. Je l’ai entendu leur demandé ce qu’il se passait avec qu’ils ouvrent le feu sur lui. J’ai crié pour demander à mon frère comment il allait, mais les soldats ont menacé de me tuer si je continuais. »

C’est ainsi qu’agit l’armée de « la seule démocratie au Moyent Orient »…
Les médecins de l’hôpital expliquent que l’armée a d’abord emporté le corps de Shlebaya, puis l’a ramené à l’hôpital plus tard dans la journée. Ils ajoutent que les militaires ont tiré deux fois, dans la tête puis dans la poitrine, ce qui pour eux soulignent le fait que les soldats avaient l’intention de tuer Shlebaya et non de le capturer. D’autres sources parlent de trois balles.

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