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Paris Plages : fiasco pour l’opération de com de Mme Hidalgo

Paris Plages habillée en « Tel-Aviv sur Seine » n’a pu se dérouler que sous une présence policière impressionnante : policiers partout, barrières interdisant de marcher du côté des berges, et check points avec fouille au corps à chacune des deux entrées principales.

A un bout de Paris Plages, une zone concédée à Europalestine et d’autres organisations qui avaient décidé d’y organiser « Gaza Plage ».

paris plage

A l’AFPS, nous avions choisi d’informer, par des tracts, les personnes qui se rendaient à Paris Plages. Une démarche qui a dérangé, et nous n’avons pas tardé à nous en apercevoir.

Nos militants s’étaient répartis entre les files d’attente qui précédaient les « check points » d’accès. Même si une grande partie des participants à Paris Plages étaient des inconditionnels d’Israël, beaucoup de personnes demandaient nos tracts et nous avons pu discuter avec certains d’entre eux.

Par contre un des groupes qui distribuait s’est fait sérieusement molester, par deux fois, par des miliciens type LDJ qui surveillaient la file d’attente. La police, sans jamais inquiéter nos agresseurs, n’est intervenue que pour nous éloigner et finalement nous faire quitter les lieux.

Nous avons continué notre action au milieu des passants, avec souvent un très bon accueil.

La police s’est opposée à une nouvelle distribution au plus près de la zone « hors droit français » qu’ils avaient laissé se créer.

Est intervenu alors un mini-rassemblement de BDS France avec T-shirts, drapeaux palestiniens, photos de Gaza, et slogans. Un moment dynamique plutôt sympathique auquel certains d’entre nous se sont joints, mais qui n’a pu durer qu’une dizaine de minutes. Beaucoup de militants se sont fait encercler, et finalement la police a escorté tout le monde vers « Gaza plage« , devenue un peu le « ghetto des pro-palestiniens ».

A noter l’initiative sympathique de quelques jeunes avec des T-shirts « GAZA SOCCER BEACH » qui se sont présentés au check point, ballon au pied. Aussitôt refoulés, ils ont pu exprimer leur étonnement à la presse présente.

Notre démarche d’aller vers les « clients » de Tel-Aviv sur Seine et de porter notre parole auprès d’eux a manifestement beaucoup dérangé : de nombreuses fois nous nous sommes fait dire, par la police : « si vous voulez vous exprimer pour la Palestine, c’est là-bas, à Gaza plage ».

La police et la mairie de Paris ont adopté une démarche partisane, teintée de communautarisme, et anti-démocratique : refus du débat et de l’expression en-dehors d’une enceinte bien délimitée, et surtout création, autour des files d’attente, de zones tenues par les milices pro-israéliennes d’extrême-droite. Ce qui est scandaleux et nous a amenés à interpeller Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, mais n’a fait que traduire le fiasco d’une opération de com indécente.

Le Bureau national

Publié sur Association France Palestine Solidarité

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