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Palme d’or à Cannes, le cinéaste Ken Loach a réitéré son soutien à la campagne BDS

En présence de nombreuses personnalités, Ken Loach, fraîchement palmé d’or au festival de Cannes pour son film social « Moi, Daniel Blake », a réitéré son soutien au boycott d’Israël et la campagne internationale BDS, à l’occasion de l’ouverture du festival Ciné-Palestine à l’Institut du Monde Arabe ce 23 mai, .

Ken Loach

«Je ne sais pas en France, mais en Angleterre, le fait que les voix palestiniennes soient silencieuses, n’est pas un accident», a-t-il d’abord déclaré sur la scène de l’IMA (l’Institut du Monde Arabe), alors qu’à Cannes une polémique était née autour de la diffusion du film « Munich : Une histoire palestinienne », de Nasri Hajjaj, réalisateur libanais d’origine palestinienne.

Ce dernier aurait finalement été annulé faute d’avoir été terminé à temps et non en raison des nombreuses pressions faites sur le président du festival, Pierre Lescure, selon une information publiée par Saphirnews. Des extraits auraient donc tout de même été diffusés au grand dam du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui avait expressément écrit un courrier à Pierre Lescure et au Premier ministre, pour que le film soit tout bonnement retiré de la programmation.

L’injustice qui sévit est très claire

«Beaucoup de gens ici sont familier au genre de réactions auxquelles on peut s’attendre lorsqu’on tente de faire entendre la voix palestinienne », poursuit Ken Loach. « Ces voix qui s’élèvent contre la possibilité pour les Palestiniens de s’exprimer, sont des voix qui défendent l’injustice. Lorsqu’on est à une certaine distance, qu’on vit dans un autre pays, l’injustice qui sévit devient très claire», affirme le cinéaste.

«Ce qui nous dépasse toujours c’est que le droit international n’a visiblement aucun pouvoir et nous cherchons en vain à savoir qui va être capable faire appliquer le droit dans cette situation… Or, en l’absence d’application de ce droit, les civils doivent faire ce qui est en leur pouvoir, et pour nous, cela veut dire le boycott Un discours qui s’est soldé par un tonnerre d’applaudissements dans la salle.


Publié le 23 mai 2016 sur Zaman France

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