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OPA israélienne sur la mairie de New York

Dans le climat pré-électoral, les événements actuels en Palestine occupée semblent avoir porté une grande partie du monde politique Étatsunien à ébullition.

Le maire de New York, Bill de Biasio, par exemple, a déclaré que quoi qu’il arrive il sera « solidaire d’Israël». Sa vision du conflit palestino-israélien est simple : « Israël a le droit de se défendre. Point. »

Le maire de New York s’est d’ailleurs rendu en Israël vendredi dernier, pour participer à une réunion de maires « contre l’antisémitisme». Ce voyage était financé par un homme d’affaires juif de New York, Baruch Eliezer Gross. « C’est absolument légal et totalement approprié, et c’est un moyen d’être sûr que le contribuable ne paye rien», a-t-il répondu aux critiques de ceux qui l’ont accusé d’être « prisonnier » de son riche mécène.

de Biasio a quand même estimé que dans les circonstances actuelles « il ne serait pas convenable » pour lui de rencontrer des personnalités palestiniennes.

Le soutien énergique du maire de New York à Israël n’est pas une surprise, puisqu’il avait par exemple bruyamment manifesté son approbation lors de l’agression israélienne contre Gaza au cours de l’été 2014.

Il avait déclaré à l’époque qu’à son avis « soutenir inconditionnellement Israël fait partie de la description de fonction du maire de New York. C’est  même une grande partie de son boulot», puisque celui-ci est « le maire de la ville qui compte la plus importante population juive dans le monde entier.  »

A ce niveau, on ne peut même plus parler de lobbying, et même le stade de « l’importation du conflit » est dépassé. On est carrément dans le domaine des fusions-acquisitions…

 

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