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Netanyahou rejette l’unité palestinienne : Nous n’accepterons pas de réconciliation au détriment de l’existence d’Israël

Barak David

Les efforts de réconciliation doivent passer par la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif, par le démantèlement de l’aile militaire du Hamas et par la rupture des liens avec l’Iran, affirme le Premier ministre. (Pas moins que ça, ndlr)

2 octobre 2017. Netanyahou en visite à la colonie de Ma’aleh Adumin, en Cisjordanie occupée. (Photo : Emil Salman)

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’en est pris au Hamas et à la poursuite des efforts de réconciliation consentis par l’Autorité palestinienne.

Lors d’une réunion du Likoud tenue à la colonie cisjordanienne de Ma’aleh Adumin, Netanyahou a expliqué qu’Israël n’accepterait pas « un apaisement imaginaire dans lequel le camp palestinien se réconcilierait au détriment de notre existence », et il a ajouté que tous ceux qui discutent d’un processus de paix doivent impérativement reconnaître Israël en tant qu’État juif.

« Pour tous ceux qui veulent la réconciliation, notre position est très simple », a déclaré Netanyahou. « Reconnaître l’État d’Israël, démanteler l’aile militaire du Hamas et rompre les liens avec l’Iran qui réclame notre destruction, etc. Ce sont des choses très claires – et des choses que nous avons affirmées précédemment et de façon très claire. »

Mardi, pour la première fois depuis trois ans, le cabinet palestinien, dirigé par le Premier ministre Rami Hamdallah, a tenu une réunion dans la bande de Gaza. Cette réunion s’inscrivait dans le cadre d’un effort visant à dégager un accord de réconciliation entre l‘AP et le Hamas.

Un peu plus tôt, le président palestinien Mahmoud Abbas avait déclaré qu’à l’issue de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, toutes les armes – y compris celles se trouvant aux mains du Hamas – devaient être sous contrôle du pouvoir des lois de l’Autorité palestinienne.

Netanyahou a fait état de ses remarques quelques heures après que le ministre de l’Éducation, Naftali Bennett, a demandé – ce même mardi, donc – qu’Israël mette un terme au transfert des impôts palestiniens sur le revenu, et ce en réponse à la fois à l’intégration de l’Autorité palestinienne à Interpol et au processus de réconciliation actuellement en cours entre le Hamas et l’AP.

« Israël doit cesser d’agir comme un distributeur automatique qui alimente le terrorisme », a déclaré Bennett, qui est membre du cabinet de sécurité.

« Il ne s’agit pas ici de réconciliation palestinienne, mais plutôt d’Abou Mazen [Mahmoud Abbas] qui fait ami-ami avec une organisation terroriste meurtrière. Israël transférer des fonds au profit d’un gouvernement du Hamas, équivaudrait à transférer de l’argent vers l’État islamique et, en retour de ces versements, nous deviendrons la cible de ses missiles », a-t-il ajouté.


Publié le 3/10/2017 sur Haaretz
Traduction : Jean-Marie Flémal

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