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Netanyahou envoie un ultimatum à l’Allemagne

Le cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a fait savoir mardi que celui-ci a adressé un “ultimatum” au Ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, en l’avertissant qu’ils ne se rencontreront pas s’il ne renonce pas à rencontrer des représentants des groupes de gauche opposés à l’occupation “B’Tselem” et “Breaking the Silence” lors de sa visite en Israël, qui a commencé lundi. 

MISE A JOUR :
La rencontre Netanyahou – Sigmar Gabriel a effectivement été annulée par le Premier ministre israélien.

Le ministre allemand, qui a dit n’avoir eu connaissance de l’ultimatum que par les médias, a presque aussitôt répondu qu’il serait “regrettable” et même “inconcevable” que Netanyahou annule leur rendez-vous,  et il a affirmé que la rencontre qu’il doit avoir avec B’Tselem et “Breaking the Silence” est “absolument normale”. Il a toutefois ajouté que “ce ne serait pas une catastrophe”, et qu’il ne changera rien au programme de sa visite. “On ne peut pas se faire une idée complète de la situation dans quelque État du monde que ce soit en ne rencontrant que des membres de son gouvernement”, a encore ajouté Sigmar Gabriel.

En février dernier l’ambassadeur de Belgique à Tel Aviv avait été convoqué au Ministère israélien des Affaires étrangères et officiellement “réprimandé” à propos de la rencontre entre le Premier ministre Charles Michel (accompagné par six parlementaires belges) et les mêmes organisations israéliennes, lors de sa visite. Charles Michel avait pourtant eu soin de donner aussi peu de relief que possible à cette rencontre, en tenant les journalistes à l’écart.

Netanyahou avait aussi reproché à Charles Michel, lors de leur rencontre, le financement directe ou indirect par la Belgique d’organisations non gouvernementales “qui agissent contre les soldats de l’armée israélienne et contre l’État d’Israël”.

Dans un communiqué, le Premier ministre israélien avait affirme que “le gouvernement belge doit choisir : ou changer de voie ou poursuivre une ligne anti-israélienne”.

En 2010, Charles Michel, qui était à l’époque ministre belge de la Coopération au développement, s’était vu refuser l’entrée dans la Bande de Gaza par les autorités israéliennes, qui imposent un blocus terrestre, maritime et aérien au territoire palestinien depuis plus de dix ans.

 

 

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