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«Ne revenez pas à Bil’in !»

Dans la nuit du 13 au 14 mars, une nouvelle incursion de l’armée israélienne a eu lieu dans le village de Bil’in en Cisjordanie. Un document a été placardé sur les murs et les portes dans tout le village. Ce document fait savoir que les activistes israéliens et internationaux ont l’interdiction stricte d’entrer à Bil’in chaque vendredi de 8 h à 20 h et ceci jusqu’au 17 août. Le vendredi est le jour où les manifestations hebdomadaires ont lieu.

Les mêmes interdictions comptent pour le village de Ni’ilin. L’armée israélienne veut empêcher « les agita­teurs extérieurs d’arriver sur le lieux des troubles. L’ordre militaire concerne les citoyens israéliens, les étrangers et les Palestiniens qui ne vivent pas dans ces deux villages ». Bil’in et Ni’ilin deviennent ainsi des zones militaire fermée.

Les forces de l’occupation ne viennent pas à bout de la résistance organisée par des comités populaires contre l’expropriation de leurs terres et contre le mur. Et ils vont toujours plus loin dans la répression.

Ils ont arrêté des dirigeants palestiniens (dans les manifestations, ou la nuit dans de semblables invasions nocturnes), ils ont tiré sur des manifestants et tué des responsables, comme Bassem Abu Rahme en avril 2009, mais la résistance est toujours là. Une résistance surtout non-violente, à part quelques jets de pierres sporadiques et qui dure depuis plus de cinq ans.

Maintenant ils essayent de priver les villageois du soutien de jeunes activistes israéliens et internationaux, qui les protègent contre la violence sauvage de l’armée d’occupation.

L’armée israélienne espionne les activistes israéliennes, collecte des infos, dans le but de les empêcher de rejoindre les villageois mobilisés. Au check-points ils ont des listes avec les numéros plaques de voitures qu’ils ont repérées ailleurs.

Mais malgré la répression, les manifestations deviennent de plus en plus nombreuses. Dans la semaine du 9 au 13 mars, des mobilisations ont eu lieu à Beit Jalla, à Ni’ilin, à Bel’in, à An Nabi Salah, à Sheikh Jarah, à Beit Ummar, à Job Atheeb.

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