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Les municipalités israéliennes éjectent leurs ouvriers arabes des écoles…

Un nombre croissant de municipalités israéliennes ont décidé d’interdire l’entrée des écoles aux travailleurs arabes qu’elles emploient, « pour des raisons de sécurité » (évidemment !). Dans certains cas, l’interdiction ne vise que le personnel chargé du nettoyage et de la maintenance, et se limite aux heures pendant lesquelles les élèves sont présents, dans d’autre cas l’interdiction est générale. Dans d’autres localités, enfin, des gardes armés surveillent les travailleurs arabes pendant qu’ils travaillent.

Après Nes Tziona et d’autres localités qui ont interdit aux ouvriers d’entretien arabes de travailler, la municipalité de Givatayim a demandé aux entreprises auxquelles elle a confié des travaux dans une école de remplacer les ouvriers habitant Jérusalem-Est par d’autres. A Réhovot, un arrêté municipal cité par le quotidien Haaretz interdit l’entrée des « institutions éducatives » à « toute personne appartenant à une minorité« .

Le site web municipal indique que « les entreprises responsables de la construction d’immeubles proches des institutions d’éducation seront contactées et invitées à poster des gardes devant les institutions d’éducation proches de leurs chantiers« .

La municipalité de Rehovot a expliqué que les mesures qu’elle prend ne vise par son propre personnel, mais seulement celui d’entreprises extérieures, pour l’excellent raison qu’elle même… n’emploie pas un seul Arabe dans son personnel.

« Pas de place pour un enfant
de Bédouins dans l’État des Juifs »

A Beer Sheva, rapporte Ynetnews.com, une discussion entre parents d’enfants d’un jardin d’enfants via le réseau social WhatsApp à propos des événements récents a débouché sur un déferlement de racisme visant des enfants. Ou plus exactement une fillette, la seule parmi les mioches qui fréquentent le jardin d’enfants qui appartient à une famille de Bédouins.

« S’il y a un enfant arabe dans notre jardin d’enfant, c’est le moment de l’expulser« , a écrit un des parents, visant une fillette d’origine bédouine âgée de 3 ans. « Il n’y a pas de place pour elle dans l’État des Juifs. Qu’elle étudie dans son village« , a-t-il ajouté.

« Allez en Syrie, ils vous aiment, là-bas, Assad vous attend« , ajoutèrent d’autres participants à cette discussion.

Le père de l’enfant a décidé de déposer une plainte contre cette manifestation de racisme, et a fait savoir qu’il informerait les médias. Réponse d’un des parents qui ont réclamé l’expulsion de son enfant : « J’espère qu’ils brûleront ton village ! Je vous enc… toi et les médias, sale chien d’Arabe ! »

Et de poursuivre sur sa lancée : « Le moment est venu d’arrêter toute forme de soutien financier, le droit à l’éducation, tout ! Il faut boucler leurs villages, et qu’ils crèvent de faim. Je vais vous dire ce que vous êtes : vous êtes les esclaves des Juifs. Et à tous ceux qui sont d’accord avec moi mais n’osent rien dire je n’ai qu’un mot à dire : honte à vous« .

Les demandes d’excuses du père de l’enfant sont restées sans réponse.


 

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