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Mandats d’arrêt espagnols contre Netanyahou, Barak, Lieberman, Ya’alon…

Le Middle East Monitor, qui cite “des médias locaux”, annonce qu’un tribunal espagnol a émis des mandats d’arrêt visant le Premier ministre isréalien Benjamin Netanyahou, Ehud Barak, Avigdor Lieberman, Moshe Ya’alon,… et plusieurs autres personnalités israéliennes de premier plan, pour leur rôle dans l’attaque en mai 2010 des commandos de marine israéliens contre la “Flottille de la liberté” qui voulait forcer le blocus illégal de Gaza. On avait déjà appris, il y a peu, que des poursuites étaient engagées contre Ehud Barak devant un tribunal étatsunien. L’attaque en haute mer contre le navire turc Mavi Marmara avait fait neuf morts, tous des civils sans armes et tous de nationalité turque (dont un avait aussi un passeport étatsunien).

Euro-Mid Observer for Human Rights fait savoir, dit Middle East Observer, que la Cour Suprême de Madrid a ordonné l’arrestation de l’ancien ministre des Affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman, de l’ex-ministre de la défense Ehud Barak, des vice-premiers ministres de l’époque Moshe Ya’alon et Eli Yishai, et de l’ancien Ministre d’État Benny Begin, ainsi que de Netanyahou. Elle a aussi ordonné l’arrestation du commandant de la marine israélienne Eliezer Marom, tous jugés coupables de crime contre l’humanité.

Selon le site YaniSafak, l’enquête concernant cette affaire a été instruite par la Justice pénale espagnole à la suite d’une plainte déposée par un citoyen espagnol qui se trouvait à  bord du Mavi Marmara au moment où il a été arraisonné de nuit, en haute mer, par un commando de pirates d’État israéliens, armés jusqu’aux dents.

En juin, explique YaniSafak, des juges espagnols avaient classé sans suite une enquête qui avait duré cinq ans, tout en laissant ouverte une possibilité de rouvrir le dossier si des officiels israéliens concernés visitaient l’Espagne (sans toutefois préciser clairement ce qui se passerait dans cette hypothèse). Le dossier avait alors été porté devant la Cour Suprême madrilène.

Une pression constante exercée par Israël – on mesure ce qu’elle a pu être en observant les réactions israéliennes à une simple histoire d’étiquettes sur les produits des colonies… – a ralenti l’examen de l’affaire, mais néanmoins le juge de la Cour Suprême a envoyé une liste d’accusés à la police espagnole, lui demandant d’initier le processus légal pour l’émission d’une “notice rouge” en vue de leur arrestation.

 

 

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