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L’ONU insiste pour des “enquêtes crédibles” à propos du massacre de Gaza

Le juge Richard Goldstone

Le juge Richard Goldstone, juif et sioniste, cloué au pilori par Israël

L’Assemblée générale de l’ONU a adopté vendredi une nouvelle résolution demandant à la fois à Israël et à l’Autorité palestinienne d’enquêter sur l’agression de la bande de Gaza par Israël pendant l’hiver de 2009, et cela même si Israël a soumis son rapport (largement contredit par l’évidence des faits) tout en refusant de mener une réelle enquête et si l’Autorité palestinienne a lancé son “enquête indépendante”.

L’Assemblée générale (192 pays) a voté cette résolution, soutenue par les pays arabes, qui a appelé Israël et l’Autorité palestinienne à mener des enquêtes “indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales”, par 98 voix contre 7 et 31 abstentions.  Comme d’habitude, les États-Unis et Israël, ainsi que quelques petits état de Micronésie et autres vassaux de l’Oncle Sam, sont aux nombre de ceux qui ont voté contre la résolution.

L’ambassadeur israélien à l’ONU, Gabriela Shalev, a déclaré que l’Autorité Palestinienne “ne peut pas aborder véritablement le conflit entre l’État d’Israël et le Hamas, une entité terroriste”, ce qui n’empêche pas Israël d’invoquer, pour justifier le massacre de Gaza, les règles qui permettent à un État d’user de la violence lorsqu’il est agressé par un autre État. Fidèle à sa longue tradition, Israël triture donc le droit international selon les nécessités toujours fluctuantes de sa politique.

Pensons-nous vraiment que l’organisation terroriste Hamas va enquêter sur l’utilisation de boucliers humains, de ses méthodes effroyables prenant des civils pour cible et de son utilisation cynique des écoles, les hôpitaux et les mosquées comme des armes de la terreur ?” a encore ajouté l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, pour qui manifestement le fin du fin en matière d’argumentation consiste à imputer à l’ennemi ses propres turpitudes.

Israël et les États-Unis ont par ailleurs saisi l’occasion du débat concernant cette résolution pour réaffirmer leur rejet du “rapport Goldstone”, qu’ils persistent à considérer comme “biaisé” et donc “inacceptable”.

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