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ll n’y a pas de futur. Depuis le jour où je suis né, je suis sans futur. Nous sommes nés dans une prison. (Vidéo)

Nous sommes ici dans la ville d’Al Bireh, en Cisjordanie occupée, où des Palestiniens s’affrontent aux soldats israéliens. Ceux-ci répondent avec des balles réelles, du gaz lacrymogène et des balles d’acier, enrobées de caoutchouc.

Ce que veulent ces jeunes, c’est vivre librement, avec des droits politiques, économiques et humains, dont l’occupation les privent depuis trop longtemps.

« Nous jetons des pierres pour faire partir nos ennemis de nos terres. Il vaut mieux faire cela que de ne rien faire. Notre unique but est toujours : la libération de la Palestine. Toute la terre, pas seulement les frontières de 1967 ou 1948. On m’a mis trois fois en prison. Mon frère a été blessé. Mon oncle a été tué. Donc, je n’ai peur de rien. Nous faisons bouger cette barrière devant nous, pour nous protéger des balles de l’armée. Nous nous cacherons derrière. »

« Ceci, on l’appelle les balles deux-deux. Quand l’armée raconte aux médias qu’ils n’utilisent pas des balles réelles, ils disent qu’ils utilisent les deux-deux. En fait ce sont des balles réelles d’un plus petit calibre : 0.22. Avec ces balles ils visent la partie inférieure du corps, mais pas mal de personnes les reçoivent aussi dans la poitrine. Il y a des personnes qui ont été tuées par ces balles. »

Les Palestiniens à qui nous avons parlé nous disent qu’ils en ont ras-le-bol de l’occupation militaire qui dicte chaque aspect de leur vie quotidienne. Ils disent exprimer leur rage contre cette occupation mise en place depuis 1967 et que le soulèvement maintenant est simplement un autre épisode dans leur combat.

« Il n’y a pas de futur. Depuis le jour où je suis né, je suis sans futur. Nous sommes nés dans une prison. »

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