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L’Europe récompense la politique d’apartheid israélienne avec de nouvelles coopérations

Il y a trois jours, un ami de la Palestine envoyait un e-mail faisant référence à l’article de l’historien Ilan Pappé et à celui du journaliste britannique Jonathan Cook, publiés tous deux sur ce site. à des ministres et parlementaires belges :

« Face au nettoyage ethnique perpétré patiemment par l’État israélien, que fait la Belgique, que fait l’Europe ? »

La réponse, là voilà : l’Europe va encore renforcer sa collaboration avec l’état d’apartheid.

Ce mardi 24 juillet, une soixantaine d’activités de coopération ont été officiellement renforcées entre l’UE et Israël. Sont concernés : des domaines fort divers tels l’énergie, l’agriculture, l’immigration, le tourisme, l’environnement, les transports, l’espace, les sciences et les technologies, l’informatique (communications électroniques, Internet et cyber-sécurité), l’environnement, la santé publique…(1)

L’Union européenne et Israël vont, d’autre part, engager une coopération via différentes agences et entités communautaires : l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, Eurojust (Unité de coopération judiciaire), Europol (Office européen de police), le Collège européen de police, l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA), l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), l’Agence spatiale européenne (ESA), etc.(2)

Israël aura un accès plus facile aux marchés européens. Et, de plus, les produits des colonies pourront profiter de conditions d’exportation avantageuses. Ce qui, dans les faits est une acceptation officielle de l’occupation (3).

Mais attention, les Européens disent qu’il ne faut pas confondre la coopération renforcée signée mardi avec le « rehaussement » (le fameux « upgrading ») du statut d’Israël qui aurait dû avoir lieu en 2009. Il ne s’agit pas ici d’une « revalorisation » significative des relations avec Israël, mais d’une application du « plan d’action » bilatéral décidé en 2005. Et, bien sûr, il y a les paroles : les critiques, les condamnations, les mises en garde… qui figurent également dans l’accord. Fameuse hypocrisie. Car ce qui compte, ce sont les actes.

L’Europe pourrait très bien sanctionner Israël. Elle se trouve dans une excellente position pour le faire. 60 % des produits israéliens sont exportés vers l’Europe (3). L’année passée, les échanges commerciaux se sont élevés à 29,4 milliards d’euros.

Mais elle fait exactement le contraire. Au fur et à mesure que la Palestine disparaît.


 

(1) Le Soir 24 juillet 2012
(2) Le Monde 23 juillet 2012
(3) Mondiaal Nieuws 23 juillet 2012

 

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