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Les quatre passagères belges du Mavi Marmara saisissent la Justice

Fatima el Mourabiti, Griet Deknopper et Kenza Isnasni. Inge Neefs se trouve actuellement à Gaza, et elle tient un blog (en néerlandais) : http://ingeinhetbeloofdeland.wordpress.com

Fatima el Mourabiti, Griet Deknopper et Kenza Isnasni.

Fatima el Mourabiti, Kenza Isnasni, Inge Neefs et Griet Deknopper, les quatre passagères belges du “Mavi Marmara” lors de son arraisonnement en haute mer par les commandos de marine israéliens, le 31 mai dernier, ont officiellement déposé une plainte devant le Parquet fédéral.

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eliezer-alfred-marom Gaby Ashkenazi (en haut) et Eliezer Marom (ci-dessus). Ces photos sont publiées dans une « galerie de portraits » de 200 criminels de guerre israéliens, qui avait été mise en ligne sur le site scribd.com. Quelques heures plus tard, les pressions ont été telles que cette liste a été retirée.

Cette plainte vise notamment le ministre de la Défense israélien Ehud Barack, le général Gabi Ashkenazi, commandant suprême des forces armées d’Israël, et le vice-amiral Eliezer “Chiney” Marom, commandant de l’opération au cours de laquelle neuf passagers ont été tués.

Une demande d’enquête concernant des crimes de guerre a été introduite mercredi chez le procureur fédéral, à lui maintenant de décider

s’il poursuit”, précise l’avocate Joke Callewaert, qui, avec Maître Julie Tieleman, a déposé plainte au nom des quatre jeunes femmes du chef “d’infractions graves au droit international humanitaire, selon l’article 10, 1° bis du Titre préliminaire du Code d’instruction criminelle.

Cette plainte, “déposée dans l’intérêt du peuple palestinien, le blocus de Gaza même étant une violation grave des droits humanitaires”, concerne également “le traitement inhumain et dégradant et la détention illégale des quatre militantes par Israël”, explique Me Callewaert.

Griet Deknopper a reçu une bombe sonore en plein visage et n’a pas reçu les soins nécessaires. Elles ont dû rester pendant des heures sur le pont dans le froid, confrontées aux morts. Leurs biens (GSM, ordinateurs portables, etc.) n’ont jamais été restitués. Elles ont ensuite été détenues illégalement et littéralement déportées en Turquie”, conclut l’avocate.

 

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