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Le Président israélien refuse de gracier le soldat assassin Elor Azaria

Le Président israélien Reuven Rivlin a refusé d’accorder une grâce au soldat assassin Elor Azaria, condamné à 14 mois de prison pour avoir abattu le Palestinien Abdel Fattah al-Sharif, alors qu’il était déjà blessé et qui ne représentait aucune menace, à Hébron.

La décision a été annoncée dimanche par un communiqué du cabinet du Président, qui précise que Rivlin a pris en considération tout le contenu de la demande en plus de «toutes les opinions matérielles et professionnelles qui lui avaient été présentées». Il a également noté que dans la condamnation Azaria , le tribunal militaire a déclaré qu’il avait pris en compte des arguments en faveur de la clémence pour fixer la peine à 18 mois de prison.

Le président Rivlin a également noté qu’en septembre, le chef de l’armée israélienne Gadi Eisenkot a déjà réduit la peine initiale d’Azaria de quatre mois. Rivlin a estimé, selon son communiqué, que toute nouvelle réduction de la peine “nuirait à la force des Forces de défense israéliennes et de l’Etat d’Israël”, ajoutant que “les valeurs de Tsahal, y compris la pureté des armes”, sont fondamentales. 

Azaria, qui a commencé à purger sa peine le 9 août, doit comparaître devant un comité qui examinera sa libération possible dans trois mois.

Il y a peu, le ministre de la Défense, Avidgor Lieberman, avait demandé à Rivlin d’accorder un pardon complet à Azaria, dont le procès et les convictions ont polarisé l’opinion israélienne. La demande de pardon de Lieberman faisait suite à une demande déposée par Azaria lui-même en octobre. En demandant sa grâce, Azaria prétendait que la justice n’avait pas été rendue à son procès. Il a dit qu’il avait tiré sur Sharif parce qu’il avait le sentiment d’être lui-même en danger, ce que deux tribunaux militaires avaient rejeté.

Cette affaire a déjà été abordée à plusieurs reprises sur ce site. Retrouvez les articles qui en traitent ICI.

 

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