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Le PCF réaffirme son soutien total à BDS après l’exploitation par le CRIF d’un dérapage d’une élue de Paris

Suite à un texte diffusé par le CRIF [1] faisant état de l’audition par sa commission « Relations avec les élus » d’une conseillère communiste de Paris, des affirmations sans fondement ont circulé sur les réseaux sociaux quant à la position du Parti communiste français sur les campagnes BDS et à la nature et les objectifs de ces campagnes.

Le PCF tient à rappeler et réaffirmer son soutien sans équivoque depuis son origine à la campagne BDS International et à l’appel de 2005 lancé par les partis politiques, syndicats, associations, coalitions et organisations palestinien(ne) s représentant les trois parties intégrantes du peuple de la Palestine : réfugiés palestiniens, Palestiniens sous occupation et citoyens palestiniens d’Israël.

Encore le 4 juin dernier, le PCF a publié une vidéo appelant à la mobilisation populaire pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens (voir ci-dessous) et rappelant le sens de son engagement aux côtés des démocrates et progressistes israéliens et palestiniens pour le respect du droit international, l’arrêt de la colonisation et de l’occupation israéliennes, la reconnaissance de l’État palestinien dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens, la levée du blocus de Gaza, la destruction du Mur, le retour des réfugiés palestiniens et la coexistence pacifique entre Palestiniens et Israéliens.

Les forces progressistes et démocratiques israéliennes telles que le Parti communiste israélien, Breaking the Silence, La Paix maintenant, de nombreuses personnalités, y compris de droite et des membres de l’État-Major, appellent en Israël à mettre fin à l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens, au respect des accords internationaux et à un règlement diplomatique pacifique d’une situation dont les gouvernements successifs israéliens, mais particulièrement celui de Benjamin Netanyahu, portent la responsabilité.

De nombreux militants communistes français participent aux actions pacifiques de BDS France, dont le PCF n’est pas signataire, et sont poursuivis en vertu des circulaires Mercier et Alliot-Marie qui criminalisent l’action militante pacifiste et insultent les militants de la paix les accusant d’antisémitisme.

Ce sont ces circulaires et l’interdiction du boycott citoyen qui sont illégales, pas l’action non violente des militants de la paix engagés pour la solution à deux États. Engagé à leurs côtés pour leur relaxe, le PCF milite pour l’abrogation de ces circulaires adoptées sous la présidence Sarkozy.

Ces dernières années, l’Union européenne qui, elle-même, au regard du droit et des conventions internationales , « ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés par le pays depuis juin 1967 qui sont le plateau du Golan, la bande de Gaza et la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est », a exclu les produits issus des colonies illégales israéliennes de l’accès aux financements européens.

Cette position est la seule et unique position du PCF, elle est au cœur de son engagement pour la paix, la fraternité entre les peuples et la solidarité internationale.

Parti communiste français
Paris, le 22 juillet 2016


[1] CRIF : Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, est la principale composante institutionnelle du lobby pro-israélien en France. Il ne rate pas une occasion de relayer les positions les plus réactionnaires du gouvernement israélien, et ses dirigeants les plus en vue flirtent fréquemment avec les thèses d’extrême-droite. L’élue communiste dont il s’agit est Catherine Vieu-Charier, adjointe à la Maire de Paris “chargée de la Mémoire, du Monde Combattant et Correspondant Défense”. Il suffit de parcourir son compte Twitter (@vieucharier) pour constater – pour dire le moins – une certaine perméabilité à la propagande sioniste qui exploite la mémoire du génocide des Juifs européens par les nazis, dont le CRIF se fait une spécialité.
Selon le CRIF, Catherine Vieu-Charier “rappelle que la campagne BDS (nationale et internationale) est un mouvement interdit en France et elle condamne cette campagne avec la plus grande fermeté”. Ces propos, s’ils ont été tenus, sont mensongers, puisque BDS n’est PAS INTERDIT EN FRANCE, même si sous l’impulsion d’un premier ministre qui se proclame « lié éternellement à l’État d’Israël” les pouvoirs publics (et donc la police) adoptent une attitude résolument hostile.

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