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Le patron d’Orange voudrait quitter Israël dès que possible

On sait que l’opérateur de télécoms français Orange – ex-France Télécom a été gravement mis en cause pour le rôle actif joué par sa filiale israélienne dans l’agression militaire israélienne contre Gaza. Orange Israël avait tout simplement offert la gratuité de ses services aux militaires israéliens dans la zone de Gaza, et avait déployé des moyens techniques supplémentaires pour leur assurer un service optimum.

Le grand patron (CEO) d’Orange, le Français Stéphane Richard, a assuré au cours d’un exposé qu’il faisait au Caire, que s’il ne tenait qu’à lui le groupe se retirerait d’Israël « demain« , mais que hélas cela comporterait le risque de devoir payer de très importantes pénalités, pouvant atteindre des centaines de millions d’Euros. Il n’en maintient pas moins qu’il veut qu’Orange se retire d’Israël « aussi rapidement que possible« , mais « cela prendra du temps » pour que cela puisse se faire « sans exposer le groupe à un risque juridique insupportable« .

En fait, la société qui opère depuis 1998 (époque où la marque appartenait à un groupe de Hong-Kong) sous la marque Orange en Israël n’est pas une filiale du groupe français, mais la société israélienne Partner Communications Ltd, qui est contrôlée par Saban Capital Group et a signé un accord de licence avec le groupe français pour l’exploitation de la marque.

Cet accord, assure Partner Communications a été récemment renouvelé pour une période de dix ans (jusqu’en 2025, donc).

Aussitôt après que les propos de Stéphane Richard ont été connus, des appels plus ou moins explicites au boycott d’Orange ont été lancés en France dans les milieux sionistes alors qu’en Israël, au contraire, on tenait soudain à faire savoir que la marque sur le marché local n’avait rien à voir avec le groupe français…

En France, le CRIF a tenu à souligner que « Orange exerce son activité dans de nombreux pays qui n’on aucun respect pour les droits de l’homme« , et le groupe sioniste « progressiste » JCall a diffusé via Twitter un message laconique mais sans équivoque :jcall_tweet_juin2015

Quant au ministre de l’éducation israélien, Naftalie Bennet, c’est via Facebook qu’il a lancé un appel aux consommateurs israéliens pour qu’ils ne sanctionnent pas Orange car – dit-il – « Partner est l’agressé, pas l’agresseur« , et le boycotter mettrait en péril les emplois de milliers d’Israéliens.

Conclusion : pour les industriels européens, travailler avec des partenaires israéliens, c’est inévitablement s’exposer à se retrouver sérieusement dans la m…..

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