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Le parfum de corruption devient entêtant en Israël. L’Allemagne se méfie…

L’Allemagne a décidé de reporter la signature d’un accord en vue de la livraison de trois sous-marins supplémentaires à Israël, a révélé le quotidien Yediot Aharonot le 18 juillet. Ce contrat, d’un montant de 1,5 milliard d’euros, dont un tiers sera à la charge des contribuables allemands, est remis en question en raison de l’enquête conduite en Israël sur des allégations de corruption et de blanchiment d’argent qui touchent directement Benjamin Netanyahou et son proche entourage.

Une clause permet à l’Allemagne d’annuler le contrat, si ces allégations étaient établies.

En février 2016, un contrat fut signé pour l’achat des sous-marins. Israël possède déjà cinq sous-marins allemands, un sixième devant lui être livré l’an prochain. Malgré cela, le gouvernement a décidé d’en acquérir encore trois, officiellement pour remplacer, à terme, ceux qui arriveront en “fin de vie”. Mais le ministère de la défense était opposé à cette acquisition, dont il ne voyait pas l’urgence. Un contrat passé sans appel d’offres et auquel Moshe Ya’alon, l’ancien ministre de la Défense depuis lors limogé par Netanyahou, était opposé. “Je suis persuadé que Nétanyahou est corrompu, et pas seulement dans l’affaire des sous-marins”, alancé récemment Moshe Ya’alon en direct à la télévision israélienne.

Une relation opaque s’est mise en place au fil du temps avec le fournisseur allemand. Auparavant, début 2015, Israël avait décidé d’acheter à l’Allemagne quatre navires vedettes, pouvant être équipés par les forces armées de système de défense aérienne Barak-8 et d’éléments du système « Dôme de fer », permettant d’intercepter des roquettes et des missiles à courte portée. La finalité de ces navires était d’assurer la protection des champs gaziers Leviathan et Tamar en mer Méditerranée, notamment contre une éventuelle attaque du Hezbollah libanais.

Sept personnes ont été arrêtées récemment en Israël dans le cadre de cette affaire. La justice s’interroge sur le versement de possibles pots-de-vin et sur d’éventuels abus de confiance. Et Netanyahou commence à sentir le souffle chaud de la Justice sur sa nuque… L’exemple de son prédécesseur Ehoud Olmert, qui vient de sortir de prison après 1 an et 4 mois de détention pour corruption (il avait été condamné à 27 mois), doit lui inspirer quelques réflexions, en dépit de l’infinie suffisance du personnage.

Le procureur général avait précisé lors de l’ouverture de l’enquête que « Benyamin Netanyahu n’est pas un suspect dans cette affaire ». Mais c’est bien vers le chef du gouvernement que tous les regards se tournent. D’autant que l’un des suspects arrêtés, David Shimron, est son cousin et avocat personnel, un homme décrit comme son plus proche confident. Le rôle de David Shimron suscite beaucoup de questions, car cet homme de confiance du Premier ministre était aussi l’avocat du constructeur allemand qui a décroché ce contrat.

On a aussi appris que l’un des suspects au cœur de l’affaire, Miki Ganor, qui est l’ancien représentant du constructeur naval allemand ThyssenKrupp en Israël, était en négociation pour devenir témoin de l’accusation.

Les sous-marin que l’Allemagne fournit si obligeamment à Israël ont la capacité de lancer des missiles porteurs de charges nucléaires. Ils mettent donc virtuellement le monde entier à la merci d’une attaque nucléaire israélienne, sur décision de la bande de fous furieux d’extrême-droite persuadés que le monde entier est antisémite qui gouverne Israël.

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