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L’aveu de Tzipi Livni

Tzipi Livni, ci-devant agent secret israélien opérant en Europe, ministre faisant bombarder la population de Gaza et actuellement patronne de l’opposition parlementaire au gouvernement Lieberman-Netanyahou, a eu un éclair de lucidité que rapportent certains média israéliens, de manière très laconique.

S’exprimant sur les antennes de la radio de l’armée israélienne (ne pas oublier qu’Israël n’est pas un État doté d’une armée, mais une armée qui possède un état), Tzipi Livni a souligné que »la position d’Israël dans le monde n’est pas tellement enviable, parce que beaucoup d’Européens commencent à parler d’une solution à un État« .

Elle a également avoué qu’un fossé se creuse progressivement entre Israël et les communauté juives dans le monde : « Il y a beaucoup de Juifs dans le monde qui disent aimer Israël, mais qui ne comprennent pas sa politique. Ils disent qu’il y a une rupture entre eux et l’État« , dit-elle, ajoutant que « beaucoup de soutiens d’Israël n’acceptent pas la politique de Netanyahou« .

Évidemment, Livni incrimine le gouvernement israélien actuel, mais on sait que même s’il est le plus droitier qu’Israël ait connu sa politique n’est pas radicalement différente de celle que suivirent tous les cabinets précédents, y compris ceux auxquels elle a appartenu.

Certains dirigeants israéliens semblent donc réaliser soudain qu’en s’ingéniant par tous les moyens à rendre impossible la (dite) « solution à deux États« , ils vont inévitablement provoquer – c’est en cours – la création d’un Etat unique sous régime d’apartheid *, qui finira tout aussi inévitablement par s’effondrer pour laisser la place à un Etat à majorité arabe.  Retour spectaculaire à l’Etat « démocratique où coexisteront musulmans, chrétiens et juifs » sur l’ensemble de la terre de Palestine, que prévoyait la Charte de l’OLP avant que cette idée soit progressivement abandonnée à partir de 1973…

 


* lequel constitue, il faut le répéter inlassablement un « crime contre l’humanité » aux termes du « Statut de Rome » de la Cour Pénale Internationale.

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